J’ai interrogé L’IA sur les rapports de Peter Thiel avec le satanisme. Trump et le diable disrupteur..

Peter Thiel, le milliardaire cofondateur de PayPal et investisseur emblématique de la Silicon Valley, n’a pas explicitement revendiqué Carl Jung comme une influence majeure dans ses écrits ou interviews publiques. Contrairement à René Girard (théorie mimétique du bouc émissaire) ou Carl Schmitt (théoricien politique conservateur et critique de la démocratie libérale), qui sont des piliers avoués de sa pensée, Jung apparaît plutôt comme une figure périphérique.

Cependant, des connexions thématiques et intellectuelles émergent, particulièrement via les cercles philosophiques que Thiel fréquente et les idées qu’il propage.

Voici un aperçu plus détaillé, basé sur des analyses récentes et des sources croisées.

1. Contexte intellectuel de Thiel : un mélange de conservatisme, de mythes et d’apocalypse Thiel est connu pour son éclectisme philosophique, qu’il puise dans des penseurs comme Leo Strauss, Hobbes, Locke et, surtout, Girard et Schmitt.

Dans son essai « The Straussian Moment » (2004), inspiré des attentats du 11 septembre, Thiel diagnostique une « guerre religieuse » dans un monde sécularisé, en appelant à une réexamination des fondements de la politique moderne.

Cela résonne avec les thèmes jungiens de l’inconscient collectif et des archétypes mythiques, où le mal (l’Ombre) n’est pas vaincu mais intégré pour éviter des projections collectives destructrices.

  • Lien avec Schmitt : Thiel cite souvent Schmitt, qui voyait dans la « théologie politique » une clé pour comprendre les crises modernes. Or, Schmitt lui-même s’est inspiré indirectement de Jung via des cercles intellectuels des années 1920-1930, où la psychologie analytique influençait les théories sur le collectif et le souverain (le « katechon » schmittien, figure biblique retenant l’Antéchrist, écho à l’archétype jungien du Soi).
  • Thiel, fasciné par l’Antéchrist (il a qualifié Greta Thunberg de figure apocalyptique en 2019), prolonge cela dans une vision techno-religieuse : la technologie comme outil pour « retenir le chaos » ou, au contraire, l’accélérer vers une singularité divine.

2. Thèmes jungiens dans la vision du monde de Thiel

Bien que Thiel ne mentionne pas Jung dans ses livres comme Zero to One (2014), des parallèles sautent aux yeux, surtout dans sa critique de la modernité et son optimisme transhumaniste :

Thème jungienChez ThielExemple concret
Inconscient collectif et archétypesThiel parle de « global brain » (cerveau mondial via l’IA) et utilise des mythes pour structurer ses startups (le Héros innovant vs. le Trickster disruptif).Dans ses investissements (Palantir, inspirée du Seigneur des Anneaux), il voit la tech comme un mandala archétypal : une structure sacrée pour ordonner le chaos social. reddit.com
Intégration de l’Ombre (le mal refoulé)Thiel relativise le « mal » comme une force créatrice : « Move fast and break things » (Facebook) ou accepter les « disruptions » éthiques pour le progrès.Sa fascination pour l’apocalypse (via Girard) : le bouc émissaire (comme les « woke » ou les régulateurs) doit être « intégré » ou sacrifié pour l’individuation collective – écho à Jung voyant le diable comme un archétype à confronter, non exorciser. wired.com
Individuation et Soi divinThiel prône une « self-actualization » élitiste : devenir un « créateur » via la tech, au-delà de la compétition mimétique (Girard).Son conseil : « Look up, not around » (regarde vers le haut, pas autour) – une quête de transcendance personnelle, similaire à l’individuation jungienne, où l’individu intègre le collectif pour atteindre le Soi. learnwithtree.com
Synchronicité et alchimieLa tech comme « alchimie moderne » : transformer la matière brute (données) en or (IA immortelle).Neuralink (via Musk, allié de Thiel) évoque l’alchimie jungienne : fusion homme-machine pour l’immortalité, intégrant l’Ombre technologique (risques éthiques). linkedin.com

Ces échos s’expliquent par l’héritage New Age de la Valley (via Esalen, où Jung est roi), que Thiel a absorbé via des figures comme Stewart Brand ou Kevin Kelly.

3. Influences indirectes et critiques

  • Via Girard : Girard, mentor intellectuel de Thiel, a croisé Jung dans ses analyses du sacrifice et du mythe. Thiel finance des travaux girardiens qui flirtent avec l’archétypal jungien, comme dans Things Hidden Since the Foundation of the World (1978). news.ycombinator.com
  • Critiques chrétiennes : Des observateurs comme Matthew Fox voient chez Thiel une « nouvelle religion de la Silicon Valley » mâtinée de gnosticisme jungien : le transhumanisme comme salut laïc, où l’Antéchrist (globalisme woke) est combattu par une élite « éveillée ». JD Vance, protégé de Thiel, cite Girard et Thiel dans sa conversion catholique, mais avec une teinte apocalyptique schmittienne.
  • Dans les cercles tech : Des podcasteurs et influenceurs (comme ceux cités sur X) lient Thiel à Jung via l’accélérationnisme ou la « hyperréalité » (Bladee, angels), voyant en lui un « alchimiste » moderne. Sur Reddit, des fans notent des overlaps avec Nietzsche (proche de Jung dans l’exploration de l’inconscient).

4. Synthèse : un lien plus culturel que direct

Thiel n’est pas un « jungien » au sens strict – ses références sont plus politiques et bibliques que psychanalytiques. Mais dans sa quête d’un sens post-moderne (tech comme théologie, mal comme catalyseur), il incarne une version « disruptive » des idées de Jung : l’individuation élitiste, l’intégration du chaos via l’innovation, et une méfiance envers le collectif refoulant (démocratie libérale).

Si vous voulez des sources primaires, ses interviews avec Hoover Institution (2023-2025) touchent souvent ces thèmes.

En fin de compte, Thiel filtre Jung à travers Girard et Schmitt : le diable n’est plus un archétype intérieur, mais un risque global à « disrupter » avec de la venture capital. Si cela vous intrigue pour le « Malin » du New Age, c’est précisément cette fusion qui rend Thiel si polarisant

EN PRIME

Peter Thiel et Donald Trump

Peter Thiel et Donald Trump : une alliance pragmatique, tumultueuse et influente

Peter Thiel, le milliardaire cofondateur de PayPal et investisseur emblématique de la Silicon Valley, entretient une relation complexe avec Donald Trump depuis près d’une décennie.

Initialement un soutien financier et idéologique clé pour le candidat républicain en 2016, Thiel a connu des hauts et des bas avec Trump, marqués par des désillusions, des tensions personnelles et une influence persistante via son réseau.

En 2024-2025, malgré son retrait des dons électoraux, Thiel reste un acteur discret mais pivot dans l’entourage trumpien, particulièrement à travers son protégé JD Vance, vice-président élu.

Voici un aperçu chronologique et thématique, basé sur des sources récentes.

1. Les origines : un soutien décisif en 2016

Thiel fut l’un des premiers et plus visibles soutiens de Trump dans le monde tech, un bastion démocrate. Il a investi environ 1,25 million de dollars dans la campagne de Trump et des groupes pro-Trump, ce qui lui a valu un discours à la Convention nationale républicaine (RNC) en juillet 2016 – un moment considéré comme un tournant pour légitimer Trump auprès des élites technologiques.

Thiel y a défendu une vision libertarienne : moins de régulation, plus d’innovation, et une critique du « wokisme » qu’il associe à un frein au progrès technologique. Ce soutien a aidé Trump à attirer d’autres figures de la Valley, comme Elon Musk plus tard.

2. Les tensions et la désillusion (2017-2023)Après l’élection, Thiel s’est impliqué dans l’administration Trump en organisant des rencontres entre le président et des CEOs tech (Amazon, Apple, Google, Tesla).

Mais il a vite exprimé des frustrations : dans une interview à The Atlantic en 2023, Thiel a qualifié son soutien initial de « cri d’aide inarticulé » et admis que « c’était plus fou et plus dangereux que je ne le pensais », pointant l’incapacité de l’administration à faire fonctionner « les bases du gouvernement ».

Les relations ont culminé en une dispute personnelle en 2023 : Trump a appelé Thiel pour lui demander 10 millions de dollars de don, mais ce dernier a refusé. Trump l’a alors insulté en privé, le traitant de « fucking scumbag » auprès de Blake Masters (un autre protégé de Thiel).

Thiel a ensuite annoncé qu’il ne financerait aucun candidat en 2024, y compris Trump, arguant que l’argent n’avait plus d’impact au niveau fédéral et que l’élection ne porterait pas sur la « stagnation technologique ».

Malgré cela, Thiel a maintenu un soutien moral : en juin 2024, à l’Aspen Ideas Festival, il a déclaré qu’il voterait pour Trump « si on me mettait un flingue sur la tempe » plutôt que pour Joe Biden.

En septembre 2024, il a prédit une victoire écrasante de Trump ou de Kamala Harris, affirmant que l’élection « ne serait pas serrée » – une prévision qui s’est avérée juste avec la large marge de Trump.

. Le retour en force via le réseau Thiel (2024-2025)Bien que discret, Thiel exerce une influence massive à travers son « alumni network » – un cercle d’anciens de PayPal, du Stanford Review (journal étudiant fondé par Thiel) et de ses fonds d’investissement.

Ce réseau a infiltré l’administration Trump 2.0 :

Figure cléLien avec ThielRôle sous Trump (2025)
JD VanceProtégé direct : Thiel a investi 15 millions dans sa campagne sénatoriale de 2022 ; l’a présenté à Trump en 2021 à Mar-a-Lago.Vice-président : Thiel a activement poussé Trump à le choisir comme colistier en juillet 2024, ravivant leur relation. therevolvingdoorproject.org +2
David SacksCofondateur PayPal ; contributeur au Stanford Review.« AI et crypto czar » à la Maison Blanche ; dirige le Presidential Council of Advisors for Science and Technology (décembre 2024). therevolvingdoorproject.org +1
Elon MuskAllié via Founders Fund (fonds de Thiel) ; Thiel crédite Musk d’avoir « rendu sûr » le soutien à Trump pour d’autres CEOs en 2024.Co-dirigeant du DOGE (Department of Government Efficiency) pour réduire les dépenses fédérales. bloomberg.com +1
Autres (ex. Joe Lonsdale, Keith Rabois)Alumni PayPal/Stanford Review ; Rabois critique le « chaos » de Trump 1.0 mais soutient ses objectifs anti-régulation.Influence sur les politiques tech/défense ; Lonsdale via 8VC (fonds pro-Trump).

Thiel a explicitement nié tout rôle « à temps plein » dans l’administration, déclarant en décembre 2024 qu’il deviendrait « déprimé et fou » s’il s’y impliquait pleinement.

Pourtant, ses entreprises en profitent : depuis l’élection de Trump, l’action de Palantir (cofondée par Thiel) a bondi de plus de 90 %, grâce à des contrats fédéraux en défense et IA.

Anduril (soutenue par Founders Fund) a décroché un contrat de 20 milliards de dollars avec l’armée US en février 2025.

Idéologie partagée et critiques

Thiel et Trump convergent sur une vision anti-étatique : dérégulation, nationalisme économique, et une critique du « globalisme woke » (Thiel voit Greta Thunberg ou Bill Gates comme des « instruments de l’Antéchrist »).

Thiel, influencé par René Girard et Carl Schmitt, voit Trump comme un « disrupteur » nécessaire contre la stagnation – écho à sa philosophie d’investissement « zero to one » (créer du neuf, pas copier).

Critiques : Des observateurs comme Mother Jones ou Rolling Stone accusent Thiel d’avoir « conduit l’Amérique à Trump » via son réseau oligarchique, favorisant un « techno-fascisme » où la surveillance (Palantir) et l’IA servent un agenda anti-démocratique.

Sur X (ex-Twitter), des posts récents lient Thiel à des controverses comme le pardon de Trump à un trafiquant de drogue hondurien (lié à Prospera, projet ZEDE soutenu par Thiel) ou à des logiciels de surveillance utilisés en Europe.

Synthèse

La relation Thiel-Trump est un mélange de pragmatisme (intérêts business) et d’idéologie (libertarisme disruptif). Thiel n’est plus le « chèque en blanc » de 2016, mais son influence indirecte – via Vance, Musk et Sacks – est plus profonde en 2025, modelant une administration tech-centrée.

Pour Thiel, Trump reste un « investissement réussi » : Vance au pouvoir assure que le MAGA survive au-delà de Trump.

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