Macron en Chine
Xi Jinping a regardé Emmanuel Macron et a demandé à la France de contribuer à la construction d’un monde sans primauté américaine. Pas en catimini. Pas par des intermédiaires. Devant la caméra. Le 4 décembre 2025.
Voici les mots exacts du ministère chinois des Affaires étrangères : « Apporter de nouvelles contributions à la promotion d’un monde multipolaire égalitaire et ordonné. »
Traduction : Choisissez.
Quelques chiffres:
L’UE accuse un déficit annuel de 300 milliards d’ € avec la Chine. La France, à elle seule, affiche un déficit de 20 milliards d’ € . La Chine représente désormais 46 % du déficit commercial total de la France.
12 accords de coopération signés en un seul après-midi dont Nucléaire. Agriculture. Éducation. Intelligence artificielle. Aucun progrès concernant les droits de douane sur les véhicules électriques. Aucune solution concernant les terres rares. Aucune commande importante pour Airbus.
Alors, qu’a réellement acheté Pékin ? Une photographie. Un signal. Une fissure dans la façade ouest, suffisamment large pour y enfoncer un coin. Macron souhaite une autonomie stratégique. Xi veut un Atlantique fracturé. Leurs intérêts convergent suffisamment pour inquiéter Washington.
C’était un entretien d’embauche. La Chine recrute activement sa prochaine génération de partenaires post-américains, et le dirigeant le plus ambitieux d’Europe vient de parcourir 8 000 kilomètres pour passer une audition. Le test aura lieu en 2026. Observez le vote de la France sur les droits de douane imposés aux véhicules électriques chinois. Voyez si Paris fait pression sur Bruxelles pour qu’elle assouplisse ses exigences. Voyez si la cohésion de l’OTAN résistera à l’épreuve du temps.
Macron a marché sur un fil. Mais un fil a deux extrémités. L’une est ancrée à Washington. L’autre est contrôlée par Pékin.
SAP
les démocrates US se refont une santé
Aux USA l’inflation est desancrée.
Politico a publié ce matin un sondage aux résultats alarmants :
— Près de la moitié des Américains (46 %) affirment que le coût de la vie aux États-Unis est le plus élevé qu’ils aient jamais connu, un avis partagé par 37 % des électeurs de Trump en 2024.
—Ils estiment également que la crise du logement est de la responsabilité de Trump :
—46 % d’entre eux déclarent que l’économie est désormais en cause et que son administration est responsable des coûts auxquels ils sont confrontés.
— Il est vrai que le taux d’inflation était plus élevé en 2022, lorsqu’il a atteint 9 %, mais je pense que les personnes interrogées répondent à une question différente : elles parlent de la hausse cumulée des cinq dernières années.
Et sur ce point, il faudrait remonter à 45 ou 50 ans pour se souvenir d’une période plus difficile ; par conséquent, les personnes de moins de 60 ans (ou 55 ans) ont raison.
J’estime qu’il s’agit là d’une définition classique de l’inflation non ancrée, ce qui préoccupe tant les banquiers centraux.
Ces résultats devraient tout autant alarmer la Réserve fédérale, car la lutte contre l’inflation est l’un de ses mandats.
Les déclarations de Jay Powell, lors de sa conférence de presse la semaine prochaine, affirmant que « les anticipations d’inflation restent bien maîtrisées », ne changeront rien au problème.
Au contraire, son indifférence risque d’exaspérer l’opinion publique. Je souhaite vraiment qu’ils expliquent en détail pourquoi ils pensent que, pour résoudre ce problème, ils doivent baisser les taux.
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