Les Européens forcent Zelenski à rejeter le plan de Trump .

« b » de MoA

L’initiative de cessez-le-feu ou de paix de Trump pour la guerre en Ukraine est en lambeaux après que le président par intérim de l’Ukraine, Zelenski a rejeté l’un de ses points essentiels ;

L’Ukraine ne cédera aucun territoire, a déclaré lundi le président Volodymyr Zelensky, rejetant une exigence russe centrale que le président Donald Trump avait intégrée à sa dernière proposition pour mettre fin à la guerre du Kremlin.

« Selon nos lois, le droit international et la loi morale, nous n’avons pas le droit de céder quoi que ce soit », a déclaré Zelensky après sa rencontre avec les principaux dirigeants européens pour discuter du plan de Trump lundi. « C’est pour cela que nous nous battons. »

Zelenski n’aurait pas rejeté le plan de Trump sans le soutien des dirigeants européens.

Les leaders européens, comme Macron, Starmer et Merz, ont effectivement rencontré Zelensky à Londres pour discuter de garanties de sécurité et renforcer sa position face à des demandes jugées inacceptables dans le plan américain.

Ils ont promis un soutien continu, en soulignant que le destin de l’Ukraine est lié à celui de l’Europe/

Des fuites suggèrent même que des leaders européens l’ont pressé d’éviter un deal purement américano-russe, car ils voient la paix de Trump comme un risque pour la souveraineté ukrainienne et la sécurité européenne.

En effet, comme l’a rapporté Bloomberg il y a deux jours, Starmer (24 % d’opinions favorables ), Merz (22 %) et Macron (10 %) avaient entrepris de saboter le plan de Trump..

L’objectif principal du continent est d’éviter une situation où un Zelensky affaibli serait contraint par les États-Unis de retirer ses troupes de la région ukrainienne du Donbass et d’accepter un accord sans aucune garantie sérieuse de sécurité américaine.

Mais une telle garantie s’accompagnera forcément de conditions. Soit l’Ukraine les acceptera, soit elle ne sera jamais à l’abri des ingérences extérieures.

C’est tout simplement une réalité avec laquelle l’Ukraine a dû et devra vivre.

La récente stratégie de sécurité nationale de Trump a inscrit la fin du conflit en Ukraine parmi ses objectifs. Les États-Unis vont donc vraisemblablement accentuer la pression sur Kiev.

Il existe plusieurs façons de procéder.

Les États-Unis pourraient menacer de mettre fin à tout soutien en matière de renseignement à l’armée ukrainienne. Ils continuent de fournir en permanence des analyses détaillées à partir d’images satellites et d’autres sources que seuls les États-Unis peuvent fournir. Cela permet à l’Ukraine de connaître les mouvements des forces russes. Le blocage de ces données aurait des répercussions immédiates sur le champ de bataille.

Une autre possibilité serait que les États-Unis demandent au NABU, le service anticorruption qu’ils contrôlent, d’ ouvrir une enquête contre Zelenski. Après avoir récemment écarté Andrei Yermak, conseiller de Zelenski, suite à une simple perquisition de son bureau, le NABU est resté remarquablement silencieux. Yermak n’a même pas été officiellement mis en examen. Il pourrait se voir proposer un accord pour devenir témoin à charge contre Zelenski.

Une autre possibilité serait que Trump se désintéresse tout simplement du dossier pendant environ six mois. D’ici là, la situation déjà catastrophique en matière d’électricité dans les villes ukrainiennes (2 x 4 heures par jour maximum) ainsi que sur le terrain se sera suffisamment aggravée pour rendre un accord territorial en échange de la paix encore plus attrayant qu’il ne l’est aujourd’hui.

2 réflexions sur “Les Européens forcent Zelenski à rejeter le plan de Trump .

  1. Bonsoir M. Bertez

    On sait l’attention constante des Russes pour la légalité de leurs actes vis à vis du droit international .

    La Crimée a voté depuis longtemps pour être russe.

    Les populations du Donbass, excédées par les massacres perpétrés par les Ukrainiens de l’ouest ont déclaré leur indépendance après référendum puis ces deux républiques populaires nouvellement fondées ont demandé leur adhésion à la Fédération de Russie, qui les a acceptées.

    De fait l’Ukraine , du point de vue russe, n’a pas à céder des territoires qui juridiquement n’en font plus partie faisant désormais légalement partie de la Fédération.

    Ceci peut bien sûr se discuter, mais devant des tribunaux internationaux.

    On comprend bien que Z et ses sponsors refusent cette issue.

    Cordialement

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