Marie Cheval, PDG de Carmila, délivre un message positif aux investisseurs rencontrés lors du CIC Forum qui se tient les 9, 10 et 11 décembre à Paris.
« Carmila est plus que jamais sur une bonne tendance, à l’image du Black Friday où plus de 13 millions de français sont venus dans des centres commerciaux. Ces derniers attirent toujours. Il ne faut pas opposer les différentes formes de commerces, notamment physique et digitale, elles sont complémentaires. En revanche, nous bannissons les plateformes asiatiques qui ne respectent pas nos règles sociales », explique la dirigeante.
Transformations en cours
Carmila s’est lancée dans un projet de transformation important de ses centres commerciaux désormais envisagés comme des lieux de vie où on se rencontre.
Trois types de transformation sont à l’œuvre : la première relève du « mix merchandising », autrement dit la modification du type de boutiques avec moins de prêt-à-porter, plus de sport, de santé de loisir. « Une tendance de fond que nous savons capter chez Carmila », ajoute Marie Cheval.
2ème transformation en cours : des projets agiles mis en œuvre sur différents sites du groupe : cela passe par exemple par des agrandissements, des projets sur des parkings, souvent en partenariat avec Carrefour. Des éléments permettant de capter plus de revenus.
Enfin, 3ème transformation : la création de revenus nouveaux, différents des baux habituels : par exemple des boutiques éphémères, le retail medias avec de la publicité sur écrans digitaux ou encore l’installation de tours 5G pour la téléphonie mobile. Des revenus logiquement encore marginaux comparés aux loyers encaissés par le groupe, mais qui ont vocation à se développer sur un rythme plus soutenu.![]()
Galimmo
Des transformations qui se déroulent alors que la foncière est acheteuse nette dans le cadre de la gestion de ses actifs, ayant pour objectif de céder environ 50 ME d’actifs par an et d’en acheter 100 ME.
A ce titre, Carmila a d’ailleurs atteint 66 ME de cessions en 2025, dépassant ainsi l’objectif annuel de 50 ME. Cela démontre la forte liquidité du patrimoine de Carmila et sa capacité à céder des actifs à des conditions favorables.
Le produit de ces cessions est réinvesti dans des acquisitions ciblées et créatrices de valeur.
En outre, l’importante opération de croissance externe intervenue en 2024 avec le rachat de Galimmo pour 300 ME est aujourd’hui une réussite. Cette entité détenait les galeries commerciales attenantes aux hypermarchés Cora. « Nous avons immédiatement bénéficié de synergies de couts. Il s’agit d’une acquisition relutive et nous avons intégré les équipes rapidement tout en déployant tous leurs atouts. Cela se concrétise notamment par l’amélioration du taux d’occupation (sup. à 96%) vers les standards Carmila. « Une très belle réussite qui a créé beaucoup de valeurs pour les actionnaires de Carmila », se réjouit la dirigeante.
Guidance relevée
Au final, les signaux sont au vert chez Carmila et Marie Cheval rappelle sa traduction dans les objectifs du groupe : « Nous avons relevé la guidance de bénéfice par action, en visant désormais 1,79 € en 2025, soit une progression de 7% par rapport à 2024.
» Au niveau bilanciel, le ratio LTV demeure inférieur de 40% et la foncière se tient à distribuer 75% de son bénéfices aux actionnaires. « En cette fin d’année, il y a du monde en ce moment dans les centres commerciaux, les français sont dans une dynamique de consommation. Nous continuons à transformer nos actifs et nous en avons encore sous le pied chez Carmila ! », conclut Marie Cheval.
Sur le plan boursier, lors du dernier pointage, l’actif net par action ressortait à 25,89 euros, soit une décote de l’ordre de 35%. Le cours a subi une pression vendeuse temporaire suite à la cession de 7% du capital par Carrefour.
Nous comprenons que Carrefour est satisfait avec son niveau de participation actuel et ne devrait plus réduire son exposition à Carmila.