Entretien de Posen au Financial Times, remontée à venir de l’inflation.

Entretien sur le podcast du Financial Times épisode récent avec Katie Martin, Rob Armstrong et Adam Posen;

Entretien passionnant et très pertinent en cette fin 2025.

Adam Posen, avec son expérience à la Fed de New York et à la Banque d’Angleterre, et en tant que président du Peterson Institute, apporte une analyse nuancée et souvent à contre-courant sur les grands enjeux macroéconomiques.

  • Sur l’inflation : Posen est clairement pessimiste (ou réaliste). Il anticipe une reprise significative de l’inflation d’ici mi-2026, bien au-dessus des prévisions consensuelles, principalement à cause des tarifs douaniers (tariffs) imposés sous l’administration Trump, combinés à d’autres facteurs comme les incertitudes politiques et les effets retards (lags) dans les chaînes d’approvisionnement. Il parle d’une « liste satanique » de facteurs inflationnistes. C’est une vue « out of consensus » qu’il défend depuis plusieurs mois.
  • Rôle de l’IA : Posen voit l’intelligence artificielle comme un potentiel booster de productivité, mais il reste prudent : c’est un peu un « deus ex machina » espéré pour sauver la croissance, mais pas encore une réalité transformative massive.
  • Cryptomonnaies : Position à la baisse claire (« short crypto »), ce qui est cohérent avec la vision sceptique de nombreux économistes traditionnels sur leur utilité réelle et leur volatilité.

L’ alerte sur l’inflation convaincante et bien étayée. Les tariffs massifs de 2025 ont effectivement créé des chocs d’offre, avec des retards dans les hausses de prix (inventaires, hésitations des entreprises). Des économistes comme Paul Krugman partagent des vues similaires sur les effets persistants. En décembre 2025, avec l’inflation qui commence peut-être à remonter, il a l’air d’avoir raison plus tôt que prévu.

Sur les cryptos Elles restent spéculatives, énergivores et peu utiles comme monnaie ou réserve de valeur stable.

Sur l’IA : Son scepticisme modéré est rafraîchissant face à l’hype ambiant. L’IA booste certains secteurs (tech giants), mais les gains de productivité globaux tardent à se matérialiser à grande échelle.

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