
Zelensky qui ces dernières semaines se disait effrayé par les ambitions démesurées de Budanov, qu’il qualifiait de « fou furieux » à décidé d’essayer de le rapprocher pour mieux l’étouffer. A mojns que Budanov ait été imposé de l’exterieur par la CIA dont il est la créature.

La justification de Zelensky pour le choix de Budanov est hautement significative : outre la sécurité, Budanov devra se préoccuper des négociations.
Apres le retrait de Yermak homme du MI6 voici Budanov homme de la CIA.
EN PRIME
« b » DE MoA
Budanov a accepté son nouveau poste.
C’est un ancien agent du renseignement militaire, fort d’une expérience personnelle du combat. Il a dirigé une unité entraînée par la CIA qui, en 2016, a tenté d’attaquer des positions russes en Crimée. Blessé à plusieurs reprises, il a été transféré par la CIA à Washington pour sa rééducation au Centre médical militaire national Walter Reed.
Le GUR, sous les ordres de Budanov, a été le principal vecteur des attentats terroristes de la CIA en Russie.
Le New York Times poursuit :
M. Budanov est perçu comme un rival potentiel de M. Zelensky, alors que les États-Unis et la Russie réclament des élections en Ukraine. La nomination du général à la présidence pourrait compliquer toute candidature de M. Budanov.
En annonçant son intention de le nommer, M. Zelensky a déclaré que l’Ukraine « devait se concentrer davantage sur les questions de sécurité », le développement de ses forces de défense et de sécurité, et la poursuite des progrès sur le plan diplomatique dans les négociations.
Le New York Times a raison d’affirmer que Budanov est perçu comme un rival potentiel de Zelenski. Mais le véritable rival de Zelenski est l’ancien commandant en chef, le général Valeri Zaluzhny, qui a été muté de son poste d’ambassadeur au Royaume-Uni mais pourrait revenir se présenter contre Zelenski lors des prochaines élections.
La nomination de Budanov au poste de numéro deux informel en Ukraine pourrait avoir un autre objectif que celui de bloquer un candidat rival. Il est fort probable que Zelenski ne se maintienne pas en fonction jusqu’à fin 2026.
Lorsque Zelenski quittera ses fonctions, il sera exposé à diverses menaces. Il pourrait être emprisonné pour tel ou tel scandale de corruption impliquant son cabinet, ou encore assassiné pour « trahison » par l’une des formations extrémistes « nationalistes ».
Mais si Budanov était désigné comme son successeur, Zelenski pourrait dormir sur ses deux oreilles. Ce serait un accord similaire à celui conclu par l’ancien président russe Elzine en 1999, lorsqu’il avait adoubé Vladimir Poutine en échange de sa protection.
Dans deux jours, Budanov fêtera ses 40 ans. Sa carrière ne fait que commencer.
Un aspect intéressant ici est la rivalité entre la CIA et le MI6 britannique. Yermak, l’ancien chef de cabinet de Zelensky, récemment limogé, entretenait de bonnes relations avec le MI6. Zaluzhni est lui aussi considéré comme un agent des services de renseignement britanniques. Budanov, en revanche, est un membre de la CIA.
Les États-Unis souhaiteraient mettre fin à la guerre, du moins pour l’instant. Les Britanniques ont cherché à la prolonger.
À son nouveau poste, Budanov peut faire pencher la balance en faveur du résultat souhaité par les États-Unis.
Budanov avertit depuis quelque temps, de manière sibylline, que l’Ukraine perdra la guerre contre la Russie. Il assumera désormais le rôle de négociateur en chef de facto d’un accord de paix.
Les Russes n’apprécieront guère de traiter avec quelqu’un qui a supervisé le massacre de civils russes. En revanche, ils reconnaîtront que Budanov est un soldat compétent et ingénieux. Les différents échanges de prisonniers ont été négociés avec lui. Il sera plus facile de collaborer avec lui qu’avec un avocat retors. Budanov est donc bien placé pour conclure un accord de paix avec la Russie.
Grâce à sa position à la tête du GUR, Budanov contrôle plusieurs formations « nationalistes » influentes qui combattent sous la bannière du GUR. Cela lui permettra de faire accepter plus facilement un accord de paix en Ukraine et de réprimer toute force souhaitant la poursuite du conflit.