Je soutiens depuis de nombreuses années que la question de la politique étrangère devrait être au centre des débats démocratiques . Or précisément parce quelle devrait être au centre, elle fait partie d’un domaine réservé qui est monopolisé par une ultra classe sociale internationale , par une caste qui échappe aux suffrages.
Macron a tout perdu il n’a plus aucune légitimité mais il conserve, avec une clique connivente, le monopole de la politique étrangère; Von der Leyen n’a jamais été élue, elle est corrompue jusqu’à la moelle, cela se sait , mais elle est toujours en place et prend des décisions sans appel.
Dans de nombreux domaines non seulement le vote ne compte pas, mais l’opinion publique ne compte pas non plus.
Dans un monde qui a été volontairement ouvert pour se mettre à l’abri des souverainetés nationales et afin de se mettre à l’abri de la lutte des classes predatrice et des déterminations domestiques démocratiques, tout ce qui est important a été délocalisé , mis hors de portée.
D’ou les Institutions Internationales, la Commission européenne, la dictature des Nations Unies et de ses satellites, d’où les consensus mondiaux type consensus de Washington, d’où la tyrannie du marché mondial chargé d’imposer la valeur de toutes choses, biens et services, d’où la généralisation des pratiques extra territoriales etc; d’où le besoin incontournable d’expansion impérialiste et le refus de toute vraie diversité.
Hors de portée, c’est le constat de base, et si il n’est pas fait, aucune action politique d’importance n’est possible. Hors ce diagnostic, tout n’est que gesticulation locale ou régionale.
Je me souviens d’une conversation avec Michel Rocard lors d’un Grand Débat organisé par la Vie Française et j’ai toujours gardé le souvenir de cette conversation d’un pessimisme intégral. Nous parlions de démocratie et de souveraineté populaire; Rocard partageait mon avis il n’y avait jamais eu de démocratie et il n’y en aurait jamais; il a résumé en disant: bientôt les gens ne seront consultés que sur la couleur des cages d’ascenseur!
La souveraineté ne s’applique qu’au dérisoire, voila le fond du fond.
Elle est une forme vide de contenu, un hommage du vice à la vertu politique. On en a vu l’exemple lors du traitement des questions posées par les Gilets Jaunes par Macron et ceci a été généralisé, la souveraineté se réduit a une petite musique d’ambiance.
LA SEULE QUESTION QUI VAILLE EST CELLE DE L’ORDRE MONDIAL ET DE LA PLACE QUE LE PAYS Y OCCUPE ET ESSAIE D’Y OCCUPER.
TOUT LE RESTE EST DISTRACTION POUR LA REPARTITION DES ROLES, DES PLACES ET SURTOUT DES BUTINS, DES FEMMES OU ASSIMILEES ET DES PREBENDES.
LA GUERRE ACTUELLE EST FONDAMENTALE, ELLE VA S’ELARGIR SE PROLONGER CAR C’EST UNE GUERRE D’AFFRONTEMENT ENTRE DEUX VISIONS -AVEUGLES -DE L’ORDRE MONDIAL ET LA PREEMINENCE AU SEIN DE CET ORDRE.
C’EST UN AFFRONTEMENT DIALECTIQUE, OBJECTIF, DE SYSTEMES, DE LOGIQUES, DE NECESSITES; BREF C’EST LE DESTIN.
Et cela résulte d’un double mouvement, un mouvement systémique objectif endogène de dépossession des citoyens et un mouvement scélérat, volontariste des élites soucieuses de faire en sorte de mette leurs patrimoines, leurs acquis, leurs pouvoirs, leurs privilèges à l’abri des forces populaires.
Les élites incarnent et véhiculent l’ordre ancien qui bute sur ses limites mais qui ne veut pas mourir et les forces populaires incarnent le mouvement aveugle non conscient de dépassement des contradictions sur lesquelles l’ancien bute. C’est le formidable combat historique des forces de mort qui défendent l’ordre ancien, concrétisé par le capital accumulé, contre les forces de vie qui ne savent pas ou elles vont . Car le Progrès si il existe est non-conscient, il advient ou n’advient pas…
L’internationalisation a été une convergence objective et subjective, une rencontre entre une tendance du système et un besoin des riches et puissants.
Il faut que tout ce qui s ‘impose aux peuples soit AILLEURS, vienne D’AILLEURS, soit hors de leur portée, tombe du ciel, et qu’ainsi on puisse tout leur imposer. Il faut reprendne la bonne vieille fonction des religions et imposer le sacré; IL FAUT QUE …
La dépossession doit être radicale, envahissante, institutionnalisée et de préférence sans visage. Notez en passant que pour lutter contre cela le peuple s’est inventé l’outil, l’arme du complotisme
Depossession pourquoi?
Parce ce que dans un monde ouvert , presque tout dépend de ce qui se passe ailleurs , aussi bien dans le Monde que dans l’Union Européenne. Presque toutes les déterminations positives ou négatives s’originent ailleurs, presque toutes les determinations, obligations, incitations sont imposées par l’extérieur. Nous sommes insérés, maillés, quasi déterminés par des forces délocalisées à la fois volontairement et involontairement, par des forces sur lesquelles nous n’avons pas prise.
L’appartenance au monde global est envahissante , l’ouverture à ses lois, ses règles, ses incitations, ses interdictions, ses sanctions, ses valeurs , ses processus de fonctionnement, tout cela vient maintenant de l’extérieur. Y compris le soft bien sur , la culture, l’identité !
C’est pour cela d’ailleurs que je souris tristement quand je vous les efforts de souverainistes de plus ou moins de bonne foi pour nous faire croire qu’ils peuvent changer la situation!
Aucune réforme ne peut changer la situation car nous sommes plongés dans un monde qui est mu à la fois par des intérêts étrangers supérieurs, par des compradors, par des corrompus, et par des forces organiques objectives, par des combinaisons systémiques enfouies etc. Nous sommes soumis , nous vivons dans l’état de soumis. même si c’est avec conscience velléitaire de branleur rebellocrate.
Nous ne naissons pas libres, cela c’est une imbécillité, nous naissons soumis et l’œuvre d’une vie soutiens-je est , au mieux, de progressivement réduire cette soumission, de se re-authentifier, d’élargir nos champs d’autodéterminations , bref le travail d’une vie est de reconquerir sa vie, se libérer de l’aliénation initiale, maintenant devenue ontologique.
Un bel article qui effleure l’essentiel sur la question des sanctions contre Jacques Baud.
Pascal Lottaz
@PLottaz
Associate Professor for Neutrality Studies at Kyoto University’s Faculty of Law & Hakubi Center
L’inscription, le 15 décembre, de l’analyste, commentateur politique et ancien colonel de l’armée suisse Jacques Baud sur la liste des sanctions contre la Russie a été un choc pour nombre d’entre nous, dans le milieu des médias alternatifs.
Il figure parmi les nouvelles personnes sanctionnées (aux côtés, par exemple, du journaliste français Xavier Moreau ).
Jacques Baud est le deuxième Suisse à être sanctionné.
En juin 2025, l’UE avait annoncé les sanctions contre Nathalie Yamb, militante suisse-camerounaise contre le néocolonialisme.
Figurer sur la liste des sanctions de l’UE est un coup dur pour les personnes concernées, surtout si elles résident dans un pays de l’UE ou un État étroitement associé comme la Suisse, la Norvège ou le Royaume-Uni.
Cela signifie que leurs comptes bancaires seront gelés, leurs cartes de crédit annulées, qu’elles n’auront plus le droit de conclure de contrats avec des entreprises ou des particuliers liés à l’UE, et qu’aucune entreprise de l’UE ne pourra faire affaire avec elles, ce qui, en théorie, les empêche même d’acheter du pain et d’autres produits de première nécessité.
De plus, de nombreuses entreprises internationales suspendront tous leurs services, y compris les services postaux, les plateformes de réseaux sociaux, etc. Même les banques suisses gèlent ou annulent les comptes, par crainte de sanctions en cas de non-respect de la réglementation européenne.
J’ai récemment interviewé deux personnes sanctionnées, Nathalie Yamb et Hüsseyin Dogru , et leurs témoignages sont bouleversants. Pour un récit tout aussi poignant de Jacques Baud, consultez sa dernière interview sur la chaîne « Dialogue Works » de Nima Alkhorshid. Nathalie a également publié la courte vidéo ci-dessous, dans laquelle elle donne un aperçu de l’épreuve (publication en français, sous-titres en anglais).
Nathalie Yamb@Nath_YambNath_YambPour tous ceux qui veulent savoir ce que cela signifie être placé sous sanctions de l’Union européenne et quels seront les impacts pour Jacques Baud ou Xavier Moreau, je partage d’expérience, puisque je suis la première suissesse sanctionnée (depuis le 26 juin 2025). Versez Xavier,
Les sanctions contre les citoyens et résidents de l’UE sont-elles illégales ?
Début janvier 2026, la liste des sanctions de l’UE contre la Russie comptait 59 personnes. Initialement, cet outil ne visait que les hommes d’affaires russes et les personnes résidant en Russie (ce qui était déjà problématique à mon sens), mais depuis 2024, l’UE utilise les sanctions comme un instrument de répression politique pour étouffer toute forme de dissidence.
Yamb, par exemple, a été sanctionnée principalement pour son militantisme contre le néocolonialisme français en Afrique, et Dogru pour son engagement en tant que journaliste allemande en faveur de la cause palestinienne. Les courts extraits de texte justifiant leur inscription sur la liste des sanctions mentionnent même des activités sans lien avec la Russie.
Naturellement, on pourrait supposer que dans une société libre et libérale, fondée sur l’État de droit, les sanctions contre les citoyens et les résidents sont illégales.
N’est-ce pas ?
Or, le député européen Michael von der Schulenburg a commandé un rapport dont la conclusion est sans équivoque : les sanctions, selon ce rapport, violent le droit européen en vigueur relatif aux libertés individuelles ( voir mon entretien avec lui ici ).
Le problème est que, si les sanctions constituent indubitablement une violation de certaines dispositions du droit de l’UE, d’autres dispositions autorisent le Conseil à prendre de telles mesures. Sur le plan procédural, l’UE ne manque pas à ses compétences, car les sanctions relèvent de la politique étrangère et non du maintien de l’ordre intérieur.
Politique étrangère, à des fins intérieures
Je n’entrerai pas dans le détail des accusations portées contre les personnes sanctionnées. Ce serait hors de propos. La question de savoir si les raisons invoquées pour justifier les sanctions sont fondées ou non n’est pas le sujet.
Le problème que chacun doit comprendre est que les accusations ne constituent pas nécessairement un comportement illégal. Aucune loi, ni dans l’UE ni dans ses États membres, n’interdit de faire ce que font les personnes figurant sur la liste des sanctions contre la Russie. Au contraire. Nombre de ces activités, comme l’activisme citoyen (Nathalie Yamb), le journalisme (Hüsseyin Dogru) ou la publication d’analyses géopolitiques (Jacques Baud), relèvent explicitement des libertés fondamentales.
C’est là le point essentiel. Puisque les actes commis ne constituent pas des crimes, les sanctions qui en découlent ne sont pas non plus des mesures judiciaires. L’UE l’indique clairement sur sa page d’accueil consacrée aux sanctions .
Les mesures restrictives, ou « sanctions », sont un outil essentiel de la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE. Elles permettent à l’UE de répondre aux défis et aux évolutions mondiales qui vont à l’encontre de ses objectifs et de ses valeurs.
Les décisions relatives aux sanctions sont prises à l’unanimité par le Conseil de l’Union européenne.
Les sanctions de l’UE sont ciblées et visent les responsables des politiques ou des actions que l’UE souhaite influencer. Elles ne visent pas un pays ou une population en particulier.
Les sanctions ne sont pas punitives et visent plutôt à provoquer un changement dans la politique ou la conduite des personnes visées, en vue de promouvoir les objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE.
Génial, non ?
L’UE a réussi à créer un système qui permet au pouvoir exécutif, dans le cadre légal de sa politique étrangère, de qualifier de « indésirable » le comportement de ses citoyens et d’imposer ensuite les mesures les plus draconiennes qui soient, sans procès ni condamnation.
Tout ce que Baud, Yamb, Dogru et d’autres ont fait (et font encore) est parfaitement légal au sein de l’UE. Pourtant, le Conseil de l’Union européenne a le pouvoir de leur imposer des mesures coercitives pour « encourager » un changement de comportement. Et comme les États membres sont tenus par traité d’appliquer les sanctions de l’UE, les victimes n’ont aucun recours devant les tribunaux nationaux.
Quel tour de force ! L’UE a habilement contourné les garanties juridiques de ses États membres contre la persécution politique arbitraire.
Pas illégal. Extralégal.
Je pense donc que ceci est essentiel pour comprendre la situation : les sanctions ne sont pas illégales au sens d’une violation du protocole. Elles relèvent des pouvoirs conférés au Conseil de l’UE par le traité de Lisbonne et s’appuient sur une procédure établie et bien définie. Elles sont légales au sens purement formel du terme (abstraction faite des questions de conflit avec d’autres branches du droit de l’UE soulevées par le rapport von der Schulenburg). En réalité, ces sanctions créent un régime qui permet de contourner les garanties contre la persécution politique. En ce sens, elles doivent être considérées comme des mesures extralégales . Elles ouvrent la voie à la persécution de personnes qui ne sont pas soumises au système juridique tel que nous le connaissons.
C’est pourquoi les principes habituels de la justice ne s’appliquent pas à la question des sanctions. Le respect des droits de la défense, la présomption d’innocence, le droit d’être entendu avant toute condamnation, etc. Tous ces fondements essentiels du système juridique ne sont pas applicables, car les sanctions elles-mêmes ne constituent pas des mesures judiciaires.
Le seul recours des victimes de ce système est de saisir la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Mais – et c’est un point crucial – la CJUE se contente de vérifier la cohérence formelle de la décision de sanction. Elle ne vérifie pas si les accusations et le régime de sanctions imposé sont proportionnés ou s’ils portent atteinte aux droits fondamentaux des personnes sanctionnées. La CJUE s’assure seulement de la validité de la justification fournie. Autrement dit, ce n’est que si les victimes peuvent démontrer que la brève description figurant dans la base de données des sanctions est factuellement inexacte que la CJUE pourra ordonner au Conseil de l’UE de les radier de la liste. En revanche, si les accusations sont fondées, la CJUE confirmera les sanctions. Par conséquent, tant que le Conseil ne ment pas dans la justification des sanctions, presque tout est possible. La CJUE s’en remet au Conseil de l’UE quant à l’importance politique de sanctionner une personne. Elle n’intervient pas dans la logique même des sanctions. Cela paraît incroyable, mais j’ai discuté avec Alexandra Hofer, spécialiste du droit des sanctions à l’Université d’Utrecht, qui explique la situation en ces termes.
Et pour ne rien arranger, même lorsque la CJUE conclut que le Conseil a utilisé un raisonnement erroné (autrement dit, que les accusations sont mensongères), ce dernier peut, à tout moment, réinscrire les personnes concernées sur la liste des sanctions en se basant sur un raisonnement modifié. Dès lors, le calvaire juridique recommence pour les victimes, qui doivent saisir à nouveau la CJUE. C’est ce qui est arrivé, par exemple, à Petr Aven et Mikhail Fridman , deux hommes d’affaires russes qui ont obtenu gain de cause contre le Conseil de l’UE en 2024, mais qui figurent toujours sur la liste des sanctions, malgré un raisonnement modifié. Le Conseil de l’UE dispose ainsi d’un pouvoir quasi absolu et illimité sur l’attribution des sanctions.
Le droit des personnes sanctionnées de saisir la CJUE n’est, au mieux, qu’un prétexte fallacieux permettant à l’UE de faire croire à l’existence d’un véritable recours juridique. En réalité, accorder aux victimes ce faux accès à la CJUE rend (probablement) encore plus difficile pour elles d’obtenir gain de cause devant d’autres juridictions. Par exemple, étant donné que les sanctions constituent une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, il est indéniable que les tribunaux des droits de l’homme (il en existe plusieurs) pourraient être saisis pour contester le régime. Cependant, pour que ces tribunaux puissent agir, l’un des principaux obstacles est de prouver que tous les recours internes ont été épuisés. Par conséquent, avant que la CJUE ne soit saisie, les chances pour les victimes de voir leur affaire examinée par un tribunal des droits de l’homme semblent relativement minces (il s’agit néanmoins d’une voie que les victimes devraient probablement explorer avec leurs avocats).S’abonner
Retourner les armes vers l’intérieur
J’aimerais pouvoir dire que c’est la première fois qu’une institution occidentale recourt à une telle manœuvre contre la société civile. Mais ce n’est pas le cas. Comme l’a souligné Nathalie Yamb lors de notre entretien , les pays de l’UE et les États-Unis utilisent les sanctions depuis des décennies pour exercer des pressions extralégales sur les militants et les journalistes en Afrique et ailleurs. Il s’agit en réalité d’un comportement néocolonial classique. C’est pourquoi nous ne pouvons pas parler de sanctions sans aborder la mentalité coloniale non résolue de l’Europe.
Les États-Unis ont également utilisé les sanctions comme outil pour réprimer les comportements légaux, par exemple avec leur attaque contre le personnel de la Cour pénale internationale (CPI) ou, plus récemment, les sanctions contre la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese.
De même que le Patriot Act, après le 11 septembre, a soudainement donné au gouvernement américain la possibilité d’utiliser à l’intérieur du pays des services de sécurité destinés uniquement à protéger la nation contre les ennemis extérieurs, l’extension des sanctions de l’UE contre les personnes se trouvant au sein de l’UE (ou de l’espace Schengen) transforme un instrument de politique étrangère douteux en un instrument de politique intérieure encore plus odieux.
Les armes utilisées pour combattre les injustices extérieures sont désormais retournées contre nous. Voilà un exemple flagrant qui illustre pourquoi le silence face aux crimes commis par nos États à l’étranger finira par nous rattraper sur le plan intérieur. On récolte ce qu’on sème. Malheureusement, comme toujours, les premiers à en subir les conséquences sont ceux qui ont déjà lutté contre les injustices à l’étranger. Nathalie Yamb en est un parfait exemple.
À l’heure actuelle, divers commentateurs, aussi bien dans la blogosphère que dans les médias traditionnels, tiennent des propos qui s’apparentent à : « Bien fait pour eux, ces traîtres ! » Ces mêmes personnes comprendront un jour ce que signifie ce système si on le laisse se développer et s’étendre dans toute sa splendeur draconienne. Il sera alors trop tard. Soit cela cesse immédiatement, soit l’avenir de la liberté et de la démocratie au sein de l’UE est sombre.
Marcus Klöckner@KlocknerMarcusJour. der « liberalen » ZEIT nennt Le journaliste Roger Köppel « traître ». Das ist das « Diskurs-« Niveau, mittlerweile… Die intellektuelle Entkernung im Journalismus schreitet voran. @ulrikeguerot @Weltwoche @KoeppelRoger

12 h 38 · 28 déc. 2025 · 15,8 k vues
La mort eurocratique de la démocratie
Mon seul espoir réside dans la révolte populaire contre ce régime de sanctions funeste. La répression politique exige des réponses politiques. Cependant, il faudra beaucoup d’efforts pour revenir en arrière. Même au niveau national, les États membres semblent plutôt satisfaits de ce nouvel outil.
Florian Warweg, un courageux journaliste allemand qui était déjà venu dans mon émission , a interrogé les porte-parole de son gouvernement lors de la Conférence fédérale de la presse (Bundespressekonferenz) le 17 décembre, au sujet de l’affaire Jacques Baud et de sa légalité. La réponse suffisante qu’il a reçue de Martin Giese, du ministère allemand des Affaires étrangères, en dit long sur la façon dont ces bureaucrates opaques perçoivent leurs actions et sur ce qu’ils préparent.
(…) Les personnes qui se livrent à de tels agissements peuvent être sanctionnées si le fondement juridique le permet et si le Conseil de l’Union européenne prend une décision en ce sens. C’est ce qui s’est produit lundi dernier, cela continuera de se produire, cela s’est déjà produit par le passé, et toute personne opérant dans ce domaine doit s’attendre à ce que cela puisse également lui arriver. (…)
Toute personne qui conteste ces sanctions dispose de tous les recours légaux possibles. Elle peut se pourvoir devant le Conseil et saisir la Cour de justice de l’Union européenne.
Quelle tentative d’intimidation flagrante ! Cela ressemble fort à un aveu qu’il y a d’autres mesures à prendre. Après tout, comme je l’ai établi plus haut, les sanctions ont bien un fondement juridique, du moins sur le plan formel, et les victimes peuvent effectivement saisir l’institution même qui a pris cette décision et son tribunal d’instruction qui ne fera que vérifier les formalités. C’est tout à fait juste, non ?
Voilà. C’est ainsi que meurt (encore une fois). Par décret et avec la suffisance bureaucratique. Bravo, Union européenne.
Avec amour,
Pascal