En général les pays se refugient derriere le droit international dont ils savent pourtant qu’il n’est que le droit du plus fort; hypocrisie et lâcheté .
LA PHASE ACTUELLE QUI A COMMENCE EN MARS 2009 EST UNE PHASE DE DEVOILEMENT: LE SYSTEME SE REVELE EXACTEMENT COMME IL A TOUJOURS ETE, UN SYSTME DE DROIT DU PLUS FORT. TOUT CE QUE L’ON DIT SUR LE DROIT ET LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES A TOUJOURS ETE DE LA TROMPERIE POUR LES UNS ET DE LA COMPLAISANCE LACHE POUR LES AUTRES . MAIS SOUS LA PRESSION DES NECESSITES DE LA PRPEARATION A LA GUERRE, LES VOILES TOMBENT;
Depuis mars 2009 je vous répète sans jamais être démenti que nous marchons vers la Guerre, la vraie, la bonne. Tout s’analyse comme préparatif.
ANALYSE
La capture d’un chef d’État et l’épreuve de l’ordre juridique international
La déclaration par laquelle la présidence des États-Unis revendique une opération armée de grande ampleur sur le territoire de la Venezuela, suivie de la capture et de l’extraction forcée de son président, Nicolás Maduro, constitue un moment de vérité pour le droit international contemporain.
Indépendamment de toute appréciation politique ou morale du régime visé, une telle opération met à l’épreuve les principes structurants de l’ordre juridique international issu de 1945, en révélant la ligne de fracture persistante entre puissance et normativité.
Le point de départ ne souffre aucune ambiguïté.
L’article 2 §4 de la Charte des Nations unies consacre une interdiction générale du recours à la force armée contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des États.
Une frappe militaire conduite sans le consentement de l’État territorial, visant directement ses plus hautes autorités, relève pleinement de cette qualification.
Peu importe que l’opération se veuille ciblée, limitée dans le temps ou présentée comme chirurgicale: la violation de la souveraineté territoriale par des moyens militaires suffit à caractériser le recours à la force au sens du droit international positif.
Les exceptions à cette interdiction, soigneusement circonscrites, ne trouvent en l’espèce aucun fondement crédible.
L’absence d’autorisation du Conseil de sécurité exclut toute justification fondée sur le chapitre VII de la Charte.
Quant à la légitime défense, elle suppose l’existence d’une attaque armée préalable ou imminente imputable à l’État visé, ainsi que le respect des critères de nécessité et de proportionnalité. Or, non seulement aucune attaque armée vénézuélienne n’est invoquée, mais l’objectif même de l’opération, la capture du chef de l’État, excède radicalement ce que le droit admet comme réponse défensive, y compris dans ses interprétations les plus extensives.
La question des immunités internationales confère à cette affaire une gravité supplémentaire.
En droit international général, le chef d’État en exercice bénéficie d’une immunité personnelle et d’une inviolabilité destinées à préserver l’égalité souveraine des États et la stabilité des relations internationales.
Cette immunité, certes discutée à la marge dans le contexte des crimes internationaux les plus graves, demeure pleinement opérante en dehors de cadres juridictionnels internationaux clairement établis.
L’arrestation unilatérale d’un chef d’État par un autre État, hors tout mandat multilatéral, constitue ainsi une violation manifeste de règles coutumières profondément enracinées.
L’extraction forcée du président vénézuélien hors de son territoire parachève cette rupture normative.
Elle s’apparente, en droit international, à un enlèvement transfrontalier, c’est-à-dire à une atteinte directe à la souveraineté de l’État territorial.
Le recours à une rhétorique de coopération avec les forces de l’ordre nationales ne saurait masquer l’essentiel: le droit international ne reconnaît aucun pouvoir général de police transnationale armée permettant à un État d’exercer ses compétences répressives au-delà de ses frontières souveraines.
En définitive, l’opération revendiquée s’analyse comme une violation caractérisée de normes cardinales du droit international, au premier rang desquelles l’interdiction du recours à la force, largement reconnue comme revêtant un caractère impératif.
Elle engage la responsabilité internationale de l’État auteur, impliquant des obligations de cessation et de réparation, et ouvre la voie à des réactions juridiques fondées sur la protection d’intérêts collectifs.
Plus profondément, elle révèle une tension structurelle: celle d’un ordre juridique international dont la validité normative demeure proclamée, mais dont l’effectivité reste suspendue à la retenue volontaire des puissances.
C’est dans cet écart, entre droit affirmé et force exercée, que se joue aujourd’hui la crédibilité même du projet juridique international.
DIRK
Le sénateur Mike Lee (Utah) a déclaré sur les réseaux sociaux que le secrétaire d’État Marco Rubio lui avait indiqué par téléphone que Nicolás Maduro avait été « arrêté par des agents américains pour être jugé aux États-Unis », d’après le New York Times.
Toujours selon le New York Times, Lee a ajouté que Rubio n’envisageait pas d’autres actions au Venezuela maintenant que Maduro est en détention.
L’agence de presse Xinhua a indiqué que le vice-président vénézuélien a déclaré que le gouvernement ignorait où se trouvaient Maduro et son épouse.
ONU :
Le Secrétaire général de l’ONU est profondément alarmé par la récente escalade de la violence au Venezuela, qui a culminé avec l’intervention militaire américaine menée aujourd’hui dans le pays. Cette intervention pourrait avoir des conséquences inquiétantes pour la région, selon une déclaration attribuée au porte-parole du Secrétaire général pour le Venezuela.
Indépendamment de la situation au Venezuela, ces développements constituent un dangereux précédent. Le Secrétaire général continue de souligner l’importance du plein respect – par tous – du droit international, y compris de la Charte des Nations Unies. Il est profondément préoccupé par le non-respect des règles du droit international, indique la déclaration. Le Secrétaire général
appelle tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l’homme et de l’état de droit.
Royaume-Uni :
Le Royaume-Uni n’a été impliqué « d’aucune manière » dans la frappe menée par les États-Unis contre le Venezuela, a déclaré le Premier ministre Sir Keir Starmer, selon la BBC.
Argentine :
Suite à l’incident, le président argentin Javier Milei a commenté la capture de Nicolás Maduro comme un « progrès de la liberté », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux, rapporte le New York Times.
L’UE :
La Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a déclaré que l’UE appelait à la retenue après les derniers événements au Venezuela.
« L’UE a affirmé à plusieurs reprises que M. Maduro n’a aucune légitimité et a défendu une transition pacifique », a-t-elle déclaré dans un message publié sur X. « En toutes circonstances, les principes du droit international et la Charte des Nations Unies doivent être respectés. »
Allemagne :
L’Allemagne suivait avec une grande préoccupation la situation au Venezuela, a indiqué le ministère allemand des Affaires étrangères samedi. Le ministère était en contact étroit avec l’ambassade à Caracas et une cellule de crise devait se réunir plus tard dans la journée pour examiner la situation, a-t-il précisé dans un communiqué.selon Deutsche Welle.
Italie :
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré samedi que Rome et sa représentation diplomatique à Caracas suivaient de près l’évolution de la situation au Venezuela, avec une attention particulière portée à la communauté italienne dans le pays, rapporte également The Guardian.
Espagne :
Madrid a appelé à la désescalade, à la modération et au respect du droit international au Venezuela, a indiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué. L’Espagne s’est également proposée comme négociateur pour contribuer à la recherche d’une solution pacifique au Venezuela, selon un reportage d’Al Jazeera.
France :
La France a condamné l’opération américaine, affirmant qu’elle bafouait le droit international et qu’aucune solution à la crise du pays ne pouvait être imposée de l’extérieur, a écrit le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur son compte X, rapporte RFI.
Brésil :
Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a déclaré samedi sur son compte X que les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président constituaient un manquement inacceptable. Ces actes constituent une atteinte très grave à la souveraineté du Venezuela et un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble de la communauté internationale.
Chili :
Le président chilien Gabriel Boric a déclaré : « En tant que gouvernement du Chili, nous exprimons notre préoccupation et notre condamnation des actions militaires des États-Unis au Venezuela et appelons à une solution pacifique à la grave crise qui frappe le pays », selon Reuters.
« Le Chili réaffirme son attachement aux principes fondamentaux du droit international, tels que l’interdiction du recours à la force, la non-intervention, le règlement pacifique des différends internationaux et l’intégrité territoriale des États. »
Colombie :
« La République de Colombie réaffirme sa conviction que la paix, le respect du droit international et la protection de la vie et de la dignité humaine doivent prévaloir sur toute forme de confrontation armée », a déclaré le président colombien Gustavo Petro dans un message publié sur X, selon Al Jazeera.
Cuba :
Le président cubain Miguel Diaz-Canel a condamné samedi ce qu’il a qualifié d’« attaque criminelle des États-Unis » contre le Venezuela, exigeant une réponse urgente de la communauté internationale, selon Xinhua.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président a déclaré que la région de paix (l’Amérique latine) est brutalement attaquée et qu’il s’agit d’« acte de terrorisme d’État contre le courageux peuple vénézuélien et contre notre Amérique », selon l’agence Xinhua.
Russie :
Le ministère russe des Affaires étrangères a appelé samedi à la libération de Maduro et de son épouse, détenus par les États-Unis, d’après le Moscow Times.
« Nous sommes extrêmement préoccupés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse auraient été expulsés de force du pays lors des actions agressives menées aujourd’hui par les États-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie dans un communiqué relatif à l’évolution de la situation au Venezuela.
« Nous exigeons des éclaircissements immédiats sur ces informations. Si de telles actions ont effectivement eu lieu, elles constituent une violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant, dont le respect est un principe fondamental du droit international », précise le communiqué.
Iran :
Dans une déclaration publiée sur X, le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a écrit : « L’important est que, lorsqu’un ennemi cherche à imposer quelque chose à son gouvernement ou à sa nation sous de faux prétextes, il faille lui résister fermement. Nous ne céderons pas. »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré, selon Al Jazeera, « condamner fermement l’attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays ».