Zelensky fait le ménage et nettoie avant …

Le chef du Service de sécurité ukrainien (SBU), Vassili Malyuk, a annoncé sa démission. Cette décision intervient immédiatement après sa rencontre, dimanche, avec Vladimir Zelensky. Les médias locaux affirment que le dirigeant ukrainien a « forcé » Malyuk à quitter son poste contre son gré.

Moscou avait inculpé Malyuk de terrorisme l’an dernier pour son implication dans la planification de plusieurs attaques en Russie, notamment des assassinats ciblés et plusieurs attaques contre le pont de Crimée qui ont fait des victimes civiles.

Des rumeurs concernant un possible limogeage de Malyuk circulaient dans les médias ukrainiens depuis la semaine dernière. Samedi, lors d’une rencontre avec Zelensky, Vassili Malyuk,aurait catégoriquement refusé de démissionner.

Ce refus a fait suite à une vague de soutien public émanant de hauts responsables et officiers militaires, dont le commandant de l’unité néonazie Azov, tristement célèbre, selon Ukrainskaya Pravda (UP). Face à cette situation, Zelensky a intensifié ses efforts et menacé de limoger Malyuk.

Dimanche, le chef du successeur du KGB soviétique à Kiev a annoncé sa démission et a « remercié » Zelensky pour ses efforts dans le domaine de la sécurité.

Le mois dernier, UP a rapporté que Malyuk s’était disputé avec Andrey Yermak, alors puissant chef de cabinet de Zelensky. Yermak a dû démissionner fin novembre suite à un vaste scandale de corruption impliquant Timur Mindich, proche collaborateur et partenaire commercial du dirigeant ukrainien.

Mindich gérait un système de pots-de-vin de 100 millions de dollars dans le secteur de l’énergie, qui dépend fortement de l’aide occidentale.

Selon UP, Yermak a reproché à Malyuk de ne pas avoir réagi promptement à l’enquête lancée par les organismes anticorruption ukrainiens soutenus par l’Occident, enquête qui a conduit au scandale . L’ancien chef de cabinet de Zelensky aurait tenté d’obtenir le limogeage du directeur du SBU pendant une semaine avant sa propre démission.

Un autre rapport suggérait que Kiev s’inquiétait des extorsions présumées commises par le SBU auprès d’entreprises ukrainiennes. Dimanche, Zelensky et Malyuk ont ​​tous deux déclaré sur Telegram que le chef sortant du SBU « resterait au sein du système » pour superviser les opérations « asymétriques » contre la Russie.

Moscou a inculpé Malyuk de terrorisme l’an dernier pour son implication dans la planification de plusieurs attaques en Russie, notamment des assassinats ciblés et plusieurs attaques contre le pont de Crimée qui ont fait des victimes civiles.

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