Le mythe de la classe salariée opposée à l’impérialisme, les salariés comme sous bourgeois, bourgeois de second ordre.

L’originalité de la situation historique est la disparition apparente de la lutte des classes au niveau national.

Je m’explique.

Dans le cadre de l’ordre mondial de type impérialiste, financiarisé et avec généralisation de l’échange inégal entre les pays, l’exploitation traditionnelle est masquée. Elle existe toujours bien sur, mais elle n’apparait plus comme telle sous sa forme intelligible et assimilable par les masses.

En effet ce sont des pays entiers qui en exploitent d’autres; pour caricaturer, des pays entiers du Nord exploitent des pays entiers, du Sud . Ils les exploitent soit au niveau de la main d ‘œuvre directe ou incorporée dans les biens et services importés, soit au niveau des richesses primaires, matières premières , énergie sous payées, soit au niveau financier ou monétaire ou par les parités de changes . etc

La dépossession internationale est une forme d’exploitation, d’extraction, tout comme l’est l’importation du produit de l’activité des travailleurs sous payés, payés en dessous des valeurs moyennes des pays développés.

Nos pauvres sont en quelque sorte des sous-bourgeois, des bourgeois de second ordre, ils mangent les restes du festin du capital financiarisé devenu impérialiste. Ils n’ont plus une conscience de classe claire. Ni chez eux, ni avec les populations des pays dominés.

L’affrontement international , mondial entre « le camp du bien, camp des riches » contre « le camp du mal, camp des pauvres » exprime encore un peu la vérité, la réalité de la situation que je décris, mais tout cela est brouillé, masqué.

Il est difficle de l’expliquer et de le démontrer simplement.

Des auteurs ont tenté de faire comprendre que la rivalité stratégique entre les USA et la Chine était une sorte de lutte des classes mondiales ou un de ses avatars, ils ont échoué, c’est trop complexe et et trop contre-intuitif!

Si on me suit, cependant , on comprend que la plupart des pays occidentaux, même là ou les salariés sont exploités le plus durement, applaudissent à la prise de controle du Venézuela par les USA; ou au projet occidental de pillage des richesses de la Russie et de l’Ukraine, tout comme ils sont favorable au pillage du Moyen Orient.

Les masses des pays occidentaux sont toujours favorables à ce que l’on extraie de la plus value ailleurs, plus value dont ensuite ils reçoivent quelques miettes .tandis que le gros de la plus value renforce les pouvoirs de domination des classes supérieures sur elles!

Inconsciemment les pauvres, les prolétaires, les laissés pour compte de ces pays savent qu’ils jouissent du partage, qu’ils jouissent de ces miettes que le capital et ses alliés leur laisse dans le processus d’exploitation. Il est en effet évident que le niveau de vie de nos classes inferieures et moyennes inférieures serait encore plus bas si elles ne bénéficiaient pas de ce petit ruissellement de l’exploitation de certaines régions du monde.

Ci dessous un texte Trotskiste qui prétend le contraire de ce que je dis c’est à dire qui prétend que les masses s’opposent aux guerres impérialistes:

l’immense majorité des travailleurs s’oppose à une nouvelle guerre impérialiste. Sondage après sondage, l’opinion publique manifeste une profonde hostilité envers l’intervention militaire au Venezuela et une méfiance généralisée à l’égard des discours officiels sur la « démocratie » et la « sécurité ».

C’est à la fois une erreur de raisonnement de la part des trotskistes et de la mauvaise foi. .

Erreur de raisonnement qui fait semblant de croire que ce que l’on dit dans un sondage exprime une vraie position objective; les sondages sont des hommages du vice à la vertu, des moyens lâches de se dédouaner et de se donner bonne conscience sans risque sans douleur, ils n’expriment pas des choix et des comportements objectifs, ce sont des postures.

Mauvaise foi, car les trotskistes tordent la réalité et les analyses afin d’alimenter leur credo, leur moulin à parole internationaliste et leur mythe devenu bourgeois de la révolution internationale avec celui des solidarités au dela des frontières .

Cette analyse leur permet de continuer a faires semblant de s’opposer au capital tout en étant complice objectif dans ses parades -comme l’immigration- , lesquelles parades consistent précisément à internationaliser et délocaliser les contraintes qui pèsent sur les salariés par l’intermédiaire du marché mondial.

Ce sont ces erreurs et cette mauvaise foi qui expliquent les positionnements de Melenchon anti RN, Melenchon qui, in fine fait toujours voter pour le Très Grand Capital comme il l’a fait à chaque fois et singulièrement encore comme il l’a fait en faveur de Macron aux présidentielles ou contre le RN lors des législatives.

Texte de WSWS.ORG
Quelques heures après l’invasion, le WSWS a révélé la véritable nature de l’assaut contre le Venezuela : un acte illégal d’agression impérialiste, en violation flagrante du droit international, perpétré pour s’emparer de ressources stratégiques et réaffirmer la domination américaine sur l’Amérique latine.

Nous avons documenté comment les médias ont sciemment étouffé l’information, se sont coordonnés avec l’armée et ont glorifié un crime de guerre.

Les médias américains appartiennent à la même oligarchie financière qui soutient les guerres à l’étranger et les contre-révolutions sociales au pays, et sont contrôlés par elle.

Ces organisations ne rendent pas compte des violences impérialistes depuis l’extérieur ; elles sont intégrées à l’appareil idéologique de l’État. Leur rôle est de transformer les massacres en un spectacle d’« audace » et de « virtuosité technique », d’émousser l’opposition et de préparer l’opinion publique à des actes d’agression toujours plus inconsidérés.

Pourtant, la classe dirigeante se heurte à un problème de taille : l’immense majorité des travailleurs s’oppose à une nouvelle guerre impérialiste. Sondage après sondage, l’opinion publique manifeste une profonde hostilité envers l’intervention militaire au Venezuela et une méfiance généralisée à l’égard des discours officiels sur la « démocratie » et la « sécurité ».

L’éloge hystérique de l’invasion par les médias vise précisément à étouffer cette opposition.

Le WSWS se fait le porte-parole de cette opposition et œuvre à lui donner une expression politique consciente.

Nous procédons ainsi en ancrant chaque analyse dans l’histoire et le droit, en exposant les intérêts de classe qui sous-tendent la politique impérialiste et en luttant pour unifier les travailleurs et les jeunes à l’échelle internationale contre la guerre, la dictature et le capitalisme lui-même.

L’agression contre le Venezuela est un avertissement. La classe dirigeante bafoue les normes juridiques et prépare une guerre permanente à l’étranger, parallèlement à l’escalade des atteintes aux droits démocratiques et sociaux dans son propre pays.

Pour enrayer cette marche vers la catastrophe, il est indispensable que la classe ouvrière internationale se mobilise politiquement de manière indépendante, forte d’un programme socialiste.

Le Fonds du Nouvel An du WSWS vise à renforcer ce combat. Votre contribution soutiendra l’analyse politique quotidienne, l’éducation historique, le journalisme d’investigation et la formation d’une direction révolutionnaire capable de mettre fin à la guerre impérialiste.

Une réflexion sur “Le mythe de la classe salariée opposée à l’impérialisme, les salariés comme sous bourgeois, bourgeois de second ordre.

  1. Bonjour M. Bettez

    Pour la majorité des Indiens, un ouvrier Français vit comme un Dieu.

    Pour continuer à pouvoir se payer des souliers de piètre qualité et vivre ainsi comme un Dieu sans avoir à descendre dans la rue et se battre contre les forces de l’ordre du pouvoir, l’ouvrier Français a besoin que l’ouvrier du textile bengali ou autre soit payé environ 220€/mois.

    Tout théorie a tendance à se dissoudre devant les faits, mais comme le dit une fois un député à l’Assemblée Nationale sous la troisième,  » Qu’il y a t-il de plus méprisable qu’un fait? »

    Cordialement

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