La force prime le droit : la politique étrangère sans limites de Trump.
Dans une interview exceptionnelle accordée au New York Times, Donald Trump a déclaré que les États-Unis gouverneraient le Venezuela aussi longtemps qu’il le souhaiterait, possiblement pendant des années.
Il a également affirmé que seule la « propriété » du Groenland le satisferait, a enjoint l’Europe de « se ressaisir » et a qualifié l’OTAN de vaine sans la puissance américaine.
Plus révélateur encore fut son franc-parler quant aux limites du pouvoir américain – ou plutôt à leur absence.
Trump a déclaré ne se sentir contraint par aucune loi internationale, aucune norme, aucun système de freins et de contrepoids. Interrogé sur ce qui, le cas échéant, pourrait limiter son recours à la force militaire américaine, il a répondu : « Ma propre morale. Ma propre conscience. C’est la seule chose qui puisse m’arrêter. » « Je n’ai pas besoin du droit international », a-t-il ajouté.
C’était une illustration claire de la vision du monde de Trump : lorsque les intérêts nationaux s’opposent, le droit n’a plus cours, les institutions sont superflues et seul le pouvoir décide.
Dans le monde de Trump, la souveraineté n’appartient ni aux États ni aux peuples, mais à celui qui est assez fort pour s’en emparer.
Il faut cesser de partir en short au pole nord et d’analyse les déclarations, actions et mensonges de Trump à l’aune de la normalité; nous en sommes sortis, nous sommes dans un univers parallèle , un imaginaire .
Je pense, que s’agissant de comprendre ou d’analyser et commenter les actions de Trump il faut sortir du rationnel et se concentrer comme pour Macron d’ailleurs sur l’équation personnelle.
Les determinations sont internes.
C’est étonnant avec quelle facilité Donald Trump ment.
Il a affirmé que lors de la saisie du pétrolier russe Marinera, « les navires russes se sont retirés très rapidement » à l’arrivée des Américains.
C’est un pur mensonge. Aucun navire russe ne se trouvait dans la zone.
Seules les affirmations contraires provenaient des médias occidentaux. L’information de Reuters concernant la présence de navires russes a été démentie par la suite par plusieurs médias occidentaux, qui ont tous confirmé l’absence de navires russes à proximité du pétrolier.
Vient ensuite le deuxième mensonge, encore plus flagrant : Trump a déclaré que le pétrole était en cours de déchargement. Non. Le pétrolier était vide. Cela est clairement visible sur la photo diffusée par le commandement américain en Europe, et de nombreux médias le confirment.
Trump évolue dans une bulle de propagande individuelle, débitant des mensonges à un public de flagorneurs MAGA qui n’en remettront pas un mot en question.
Stephen Miller, chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche : Nous sommes une superpuissance et sous la présidence de Trump, nous agirons comme une superpuissance. Il est absurde de permettre à un pays voisin de devenir le fournisseur de nos adversaires
Trump; je n’ai pas de limites extérieurs, mes seules limites sont dans ma tête (in my mind)
Rien qu’avec cette photo on comprend que l’on est dans une bulle névrotique, bientot psychotique.

L’équation personnelle de Trump semble très liée aux intérêts israéliens.
En deux mandats Trump n’a fait usage de la force qu’à deux reprises et à chaque fois contre l’Iran.
Une première fois par l’assassinat du général Soleimani en 2020 (Là encore le premier vendredi de l’année, le temps que les marchés aient digéré avant la reprise des cotations le lundi).
La seconde fois avec la guerre dite des 12 jours.
Je me demande donc si l’attaque au Vénézuela ne visait pas avant tout l’Iran.
Il semble en effet que l’Iran achetait du pétrole au Vénézuela sans en avoir besoin pour ensuite utiliser les bateaux sous pavillon vénézuélien et commercer.
La proximité de cette attaque avec la visite de Netanyahou et sa concomitance avec les révoltes en Iran accréditent cette hypothèse.
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