Trump va encore stimuler alors que deja tout est dopé!

https://brunobertez.com/2026/01/07/editorial-important-la-finitude-du-capitalisme-financier-il-se-perpetue-tout-en-se-detruisant-par-la-dette-2/

Bloomberg annonce : « Le président américain Donald Trump ordonne à Fannie Mae et Freddie Mac d’acheter pour 200 milliards de dollars d’obligations hypothécaires, une mesure qu’il présente comme sa dernière tentative pour faire baisser le coût du logement avant les élections de mi-mandat de novembre. Trump a annoncé cette décision en déclarant : « Cela fera baisser les taux hypothécaires, les mensualités et rendra l’accession à la propriété plus abordable. »

C’est emblématique.

La campagne de dopage économique en vue des élections de mi-mandat a véritablement commencé.

Le dernier thème étant celui de l’affordabilité, Trump y réagit.

Plafonnement des taux des cartes de crédit à 10 %, distribution de chèques cadeaux ? Augmentation de 50 % du budget de la défense ? Trump ne reculera devant rien et surtout pas devant une dépense ou un déficit!

La stimulation budgétaire deja considerable va être complétée par la stimulation monétaire et financière, nous sommes dans la débauche la plus extreme.

Résumé Condensé de l’Analyse Z.1 pour le T3 2025

Ce résumé capture l’essentiel des tendances :

-une croissance explosive de la dette,

-des actifs financiers en bulle, et

-des glissements et transferts dans les liquidités et les marchés.

Cette édition Z.1 pour Q3 2025 révèle une économie américaine en surchauffe spéculative, avec une dette publique explosive (titres du Trésor en tête) compensant un ralentissement du crédit privé, tout en gonflant les bulles d’actifs.

La dette non financière (DNF) à 79 671 Md$ (256 % PIB ) dépasse largement les normes pré-pandémie, rappelant les excès de 2020, mais sans crise sanitaire pour justifier cela.

C’est un signe clair d’une dépendance accrue au financement fédéral, avec les ménages et entreprises empruntant à des rythmes élevés (4,07 % et 4,50 %). Le crédit hypothécaire ralentit légèrement – un indicateur potentiel de refroidissement immobilier (avoirs immobiliers en baisse de 287 Md$).

Du côté de la Fed, la stabilité des actifs (5 731 Md$) masque des transferts majeurs : la chute des reverse repos (-412 Md$) et la hausse du compte Trésor (+434 Md$) indiquent un transfert de liquidités des fonds monétaires vers les bons du Trésor, soutenant l’émission massive (1 053 Md$).

Cela crée une illusion de liquidité, mais le ralentissement des pensions (-411 Md$ actifs) pourrait amplifier l’instabilité des marchés, comme vu en Q4 2025.

Les courtiers et Money Market Funds (MMFA) profitent : leurs actifs records (6 126 Md$ et 7 774 Md$) reflètent une spéculation à levier débridée , avec prêts doublés depuis 2019 et titres du Trésor en explosion (+188 % sur 23 trimestres pour MMFA).

Le bilan des ménages est emblématique d’une bulle : patrimoine net à 181 632 Md$ (652 % PIB, bien au-delà des pics historiques) dopé par les actifs financiers (+19,1 % annualisé), surtout actions (192 % PIB, vs. 105-116 % lors des bulles passées).

Cela suggère une résilience artificielle, portée par la hausse des marchés (+70 % sur 3 ans), mais vulnérable à un krach.

Les ménages fuient les dépôts (-2,9 % sur 3 ans) pour aller vers les fonds monétaires (+72 %), indiquant une quête de rendement .

Enfin, le Reste du monde (ROW) (64 121 Md$ actifs US, 206 % PIB) amplifie tout : investissements massifs en dette et actions (+20 % YoY), avec pensions en bulle (+86 % actifs sur 20 trimestres).

C’est une dépendance mondiale à la fiance americaine , qui impliquera une contagion automatique globale en cas de correction.

Cette Z.1 crie à la « bulle spéculative » à tous les niveaux – dette publique insoutenable, actifs surévalués, et liquidité artificielle via pensions et Trésor.

Historiquement, de tels ratios (patrimoine/PIB superieur à 500 %, actions à plus de 150 % PIB) précèdent des crashes (2000, 2007). On court soit vers une correction violente, soit vers une acceration de fuite en avant exacerbée par la géopolitique ou l’inflation.

Mais globalement, c’est un système dopé, déséquilbré, pas durable ; les gnomes et le gouvernement ignorent les leçons du passé au profit d’une croissance illusoire.

Voici un condensé des informations clés issues de l’analyse des Comptes Financiers des États-Unis (Z.1) pour le troisième trimestre 2025.

J’ai structuré cela en sections thématiques pour plus de clarté, en mettant l’accent sur les principaux chiffres (en milliards de dollars, sauf indication contraire).

Les taux de croissance sont annualisés ou en glissement annuel (YoY) où pertinent.

1. Dette Non Financière (DNF) et Composantes Clés

  • DNF totale : +1 711 Md$ (8,8 % annualisé), record à 79 671 Md$. +3 208 Md$ YoY, +6 709 Md$ sur 2 ans. Plus forte hausse trimestrielle depuis Q2 2020 (COVID).
  • Titres du Trésor : +1 053 Md$, record à 29 572 Md$. +1 985 Md$ YoY, +3 941 Md$ sur 2 ans (+15,4 %), +12 943 Md$ sur 23 trimestres (+78 %). Quintuplé depuis 2007 (+25 078 Md$).
  • Dette des ménages : +4,07 % (plus fort depuis Q3 2022).
  • Dette des entreprises : +4,50 % (légère baisse vs. trimestre précédent, mais >3,64 % de Q3 2024).
  • Dépôts non bancaires (DNB) : Record hors pandémie à 256 % du PIB (vs. moyenne 1 839 Md$ annuelle pré-COVID).

2. Réserve Fédérale (Fed) et Système de Pensions

  • Actifs Fed : -6 Md$, stable à 5 731 Md$. -495 Md$ YoY.
    • Titres du Trésor : +20 Md$ à 3 831 Md$.
    • Titres d’agences : -19 Md$ à 1 805 Md$.
  • Opérations de pension inversées (reverse repos) : -412 Md$ à 49 Md$ (plus bas depuis Q4 2000 ; vs. pic 2 554 Md$ en Q4 2022).
  • Compte général du Trésor : +434 Md$ à 891 Md$ (plus haut depuis Q1 2021).
  • Actifs système pensions : -411 Md$ à 6 298 Md$.
  • Engagements pensions : -272 Md$ à 7 828 Md$ (record récent), +486 Md$ YoY (+6,6 %).

3. Courtiers/Négociants et Fonds Monétaires (MMFA)

  • Actifs courtiers/négociants : +108 Md$ (7,2 % annualisé), record à 6 126 Md$. +618 Md$ YoY (+11,2 %).
    • Prêts : +49 Md$ (24 % annualisé), record à 867 Md$. +183 Md$ YoY (+26,8 % ; doublé depuis 2019).
    • Titres de créance : -24 Md$ à 1 256 Md$, +230 Md$ YoY (+22,5 %).
    • Actifs pensions : Stable à 1 855 Md$ ; engagements : -14 Md$ à 2 699 Md$, +191 Md$ YoY.
  • Actifs MMFA : +293 Md$ (15,7 % annualisé), record à 7 774 Md$. +935 Md$ YoY (+14,3 %), +2 690 Md$ sur 12 trimestres (+53 %), +3 772 Md$ sur 23 trimestres (+94 %).
    • Pensions : -333 Md$ à 2 772 Md$.
    • Titres du Trésor : +618 Md$ à 3 232 Md$ (+573 Md$ YoY, +23,4 % ; +2 110 Md$ sur 23 trimestres, +188 %).
    • Titres d’agences : +6 Md$ à 999 Md$, +205 Md$ YoY (+28 %).

4. Système Bancaire et Crédit

  • Actifs bancaires : +201 Md$ (2,8 % annualisé), record à 28 772 Md$. +1 095 Md$ YoY.
    • Prêts totaux : +165 Md$ (4,3 % annualisé), record à 15 521 Md$. +727 Md$ YoY (+4,9 %).
    • Titres de créance : +115 Md$ (7,3 % annualisé) à 6 447 Md$.
    • Titres du Trésor : +92 Md$ (19,8 % YoY) à 1 940 Md$ (+271 Md$ YoY, +16,2 % ; doublé depuis Q1 2020).
  • Emprunts entreprises : +143 Md$ (3,5 % annualisé), +465 Md$ YoY (+2,9 %).
    • ABS (titres adossés à actifs) : +63 Md$ (16,3 % annualisé), record à 1 596 Md$. +169 Md$ YoY (+11,8 %).
  • Crédit hypothécaire total : +206 Md$ (3,9 % annualisé, plus fort depuis Q4 2022).
    • Résidentiel : +116 Md$ (3,2 %).
    • Commercial : +45 Md$ (4,6 %).
    • Multifamilial : +40 Md$ (6,8 % ; plus fortes hausses depuis 2 ans).

5. Bilan des Ménages

  • Actifs totaux : +6 291 Md$ (12,8 % annualisé), record à 202 830 Md$. +13 604 Md$ sur 2 trimestres (plus fort depuis 2001 post-COVID).
  • Passif : +227 Md$.
  • Patrimoine net : +6 064 Md$ (13,8 % annualisé), record à 181 632 Md$. Ratio net/PIB : 652 % (record hors COVID ; vs. 527 % fin 2019, 487 % Q1 2007, 443 % Q1 2000). +12 912 Md$ YoY (+7,7 %), +38 751 Md$ sur 3 ans (+27,1 %).
  • Immobilier : -287 Md$ à 52 057 Md$.
  • Actifs financiers : +6 437 Md$ (19,1 % annualisé), record à 141 234 Md$ (454 % PIB, record hors pandémie).
    • Titres de créance : +191 Md$ (12,9 %), record à 6 133 Md$. +2 453 Md$ sur 3 ans (+67 %).
    • Bons du Trésor : +139 Md$ (19,8 %), record à 2 961 Md$. +1 835 Md$ sur 3 ans (+163 %).
    • Actions/fonds communs : +5 037 Md$ (37 % annualisé), record à 59 590 Md$. +24 530 Md$ sur 3 ans (+70 %). Part/PIB : 192 % (vs. pics 105 % Q3 2007, 116 % Q1 2000).
    • Fonds monétaires : +186 Md$, record à 5 035 Md$. +2 104 Md$ sur 3 ans (+72 %).
    • Dépôts totaux : +22 Md$ à 14 756 Md$. -448 Md$ sur 3 ans (-2,9 %).

6. Reste du Monde (ROW)

  • Actifs en US : +3 582 Md$ (23,7 % annualisé), record à 64 121 Md$. +7 661 Md$ YoY (+13,6 %), +25 405 Md$ sur 20 trimestres (+66 %). Ratio/PIB : 206 % (vs. pics 119 % Q4 2007, 82 % Q3 2000).
  • Titres de dette : +345 Md$ (9,0 %), record à 15 707 Md$. +909 Md$ YoY (+6,1 %).
    • Bons du Trésor : +142 Md$ (6,2 %), record à 9 269 Md$. +554 Md$ YoY (+6,4 %).
    • Dette entreprises : +150 Md$ (13 %), record à 4 768 Md$. +345 Md$ YoY (+7,8 %).
  • Actions/fonds communs : +1 597 Md$ (32,5 %), record à 21 235 Md$. +3 531 Md$ YoY (+20 %).
  • Pensions : Actifs +90 Md$ (23,7 %), record à 1 597 Md$. +198 Md$ YoY (+14 %). Engagements +43 Md$ (8,6 %), record à 2 047 Md$. +271 Md$ YoY (+15,2 %). Sur 20 trimestres : +737 Md$ actifs (+86 %), +841 Md$ engagements (+70 %).

Commentaire et Analyse

Cette édition Z.1 pour Q3 2025 révèle une économie américaine en surchauffe spéculative, avec une dette publique explosive (titres du Trésor en tête) compensant un ralentissement du crédit privé, tout en gonflant les bulles d’actifs.

La DNF à 79 671 Md$ (256 % PIB pour les DNB) dépasse largement les normes pré-pandémie, rappelant les excès de 2020, mais sans crise sanitaire pour justifier cela.

C’est un signe clair d’une dépendance accrue au financement fédéral, avec les ménages et entreprises empruntant à des rythmes élevés (4,07 % et 4,50 %), bien que le crédit hypothécaire ralentisse légèrement – un indicateur potentiel de refroidissement immobilier (avoirs immobiliers en baisse de 287 Md$).

Du côté de la Fed, la stabilité des actifs (5 731 Md$) masque des shifts majeurs : la chute des reverse repos (-412 Md$) et la hausse du compte Trésor (+434 Md$) indiquent un transfert de liquidités des fonds monétaires vers les bons du Trésor, soutenant l’émission massive (1 053 Md$).

Cela crée une illusion de liquidité, mais le ralentissement des pensions (-411 Md$ actifs) pourrait amplifier l’instabilité des marchés, comme vu en Q4 2025.

Les courtiers et MMFA profitent : leurs actifs records (6 126 Md$ et 7 774 Md$) reflètent une spéculation à levier, avec prêts doublés depuis 2019 et titres du Trésor en explosion (+188 % sur 23 trimestres pour MMFA).

Le bilan des ménages est emblématique d’une bulle : patrimoine net à 181 632 Md$ (652 % PIB, bien au-delà des pics historiques) dopé par les actifs financiers (+19,1 % annualisé), surtout actions (192 % PIB, vs. 105-116 % en bulles passées).

Cela suggère une résilience artificielle, portée par la hausse des marchés (+70 % sur 3 ans), mais vulnérable à un krach.

Les ménages fuient les dépôts (-2,9 % sur 3 ans) pour les fonds monétaires (+72 %), indiquant une quête de rendement sûr amid volatilité.

Enfin, le ROW (64 121 Md$ actifs US, 206 % PIB) amplifie tout : investissements massifs en dette et actions (+20 % YoY), avec pensions en bulle (+86 % actifs sur 20 trimestres).

C’est une dépendance mondiale à l’US, risquant un contagion globale en cas de correction.

Cette Z.1 crie « bulle spéculative » à tous les niveaux – dette publique insoutenable, actifs surévalués, et liquidité artificielle via pensions et Trésor.

Historiquement, de tels ratios (patrimoine/PIB >500 %, actions >150 % PIB) précèdent des crashes (2000, 2007). Sans resserrement réel, on court vers une correction violente, exacerbée par la géopolitique ou l’inflation.

Mais globalement, c’est un système dopé, pas durable ; les policymakers ignorent les leçons du passé au profit d’une croissance illusoire.

Une réflexion sur “Trump va encore stimuler alors que deja tout est dopé!

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