Déclaration du président de la Réserve fédérale, Jerome H. Powell

Il est évident que les attaques contre Powell et la Fed dont contreproductives; il est d’ailleurs difficile de comprendre que Bessent malgré son expérience s’y associe.

La position de Trump et de la clique qui l’entoure sur ce sujet est erronée; ils croient que l’on peut mener une politique volontariste en la matière, or c’est faux; « on ne maitrise la nature qu’en en connaissant et respectant ses lois » et ici c’est le cas; il y a des règles et on ne peut les violer sans punition….à terme.

La politique de la Fed et de ses 400 PHD est , dans une perspective gestionnaire, c’est à dire « in the box » , remarquable d’habilité, elle est d’une intelligence des marchés exceptionnelle et elle permet certainement les plus bas taux possibles.

La question n’est pas celle de l’indépendance qui elle est de la poudre aux yeux; les banques centrales ne sont indépendantes que des peuples et des pas des classes supérieures, du business ou du capital! Les deux cents familles de l’Histoire sont toujours aux commandes des banques centrales partout en Occident.

Powell et la Fed naviguent entre les écueils et les contradictions d’une façon qui mérite le respect et l’admiration; je le dis d’autant plus facilement que je suis contre la politique monétaire non conventionnelle qui est menée, autant je critique et condamne la politique menée par les gnomes en général autant j’admire leur habileté.

La politique de la Fed, sa communication, ses manipulations subreptices, tout cela est remarquable et il fait reconnaitre que si le système n’a pas sauté depuis 2009 c’est grace a elle. mais le choix de l’inflationnisme de la monnaie et du crédit est un choix de société, et a long terme il est suicidaire, mais c’est une autre question.

« In the box », on ne fait pas mieux.

11 janvier 2026

Déclaration du président de la Réserve fédérale, Jerome H. Powell

Président Jerome H. Powell

Statement by Federal Reserve Chair Jerome H. PowellPlay Video

11 janvier 2026

Transcription (PDF)

Bonne soirée.

Vendredi, le ministère de la Justice a signifié à la Réserve fédérale des citations à comparaître devant un grand jury, menaçant de poursuites pénales en lien avec mon témoignage devant la commission bancaire du Sénat en juin dernier. Ce témoignage portait notamment sur un projet pluriannuel de rénovation des bâtiments historiques de la Réserve fédérale.

J’ai un profond respect pour l’État de droit et la responsabilité dans notre démocratie. Nul n’est au-dessus des lois, et certainement pas le président de la Réserve fédérale. Mais cette mesure sans précédent doit être replacée dans le contexte plus large des menaces et des pressions constantes exercées par l’administration.

Cette nouvelle menace n’a rien à voir avec mon témoignage de juin dernier ni avec la rénovation des bâtiments de la Réserve fédérale. Elle n’a rien à voir non plus avec le rôle de contrôle du Congrès ; la Fed, par le biais de témoignages et d’autres informations publiques, a tout mis en œuvre pour tenir le Congrès informé du projet de rénovation.

Ce ne sont que des prétextes. La menace de poursuites pénales est la conséquence du fait que la Réserve fédérale fixe les taux d’intérêt en fonction de sa meilleure évaluation de ce qui est dans l’intérêt public, plutôt que de suivre les préférences du Président.

Il s’agit de savoir si la Fed sera en mesure de continuer à fixer les taux d’intérêt en fonction des données probantes et de la conjoncture économique, ou si, au contraire, la politique monétaire sera dictée par des pressions ou des intimidations politiques.

J’ai servi à la Réserve fédérale sous quatre administrations, républicaines et démocrates confondues. En toutes circonstances, j’ai exercé mes fonctions en toute impartialité, sans crainte ni favoritisme politique, en me concentrant exclusivement sur notre mandat de stabilité des prix et de plein emploi.

Le service public exige parfois de rester ferme face aux menaces.

Je continuerai à accomplir la mission pour laquelle le Sénat m’a confirmé, avec intégrité et un engagement indéfectible envers le peuple américain.

Merci.

EN PRIME

Opinion de l’UBS

Le ministère de la Justice américain a ouvert une enquête pénale contre la Réserve fédérale et son président, Jerome Powell.

Dans une déclaration inhabituellement explicite, M. Powell a laissé entendre que cette enquête était motivée par le refus de la Fed de céder aux exigences du président américain Donald Trump en matière de baisse des taux d’intérêt.

Les réactions des marchés obligataires et des changes témoignent des inquiétudes quant à une possible atteinte à l’indépendance de la Fed.

Cette décision pourrait également renforcer l’indépendance de la Fed.

La position de Powell, qui semble défier la Fed, pourrait indiquer une réticence à démissionner de son poste de gouverneur cette année. Certains signes laissent penser que le Sénat pourrait retarder la confirmation de la nomination d’un nouveau président de la Fed.

Les inquiétudes concernant les réactions des marchés et la perception de l’indépendance institutionnelle (suite aux contestations judiciaires) pourraient influencer la politique monétaire, jugée plus restrictive, en matière de fixation des taux d’intérêt.

Plusieurs membres de la Réserve fédérale prendront la parole aujourd’hui, mais l’attention politique et économique se portera probablement sur les données relatives aux prix à la consommation de décembre (publiées demain).

Des facteurs techniques ont faussé les chiffres du mois dernier à la baisse, mais l’inflation réelle ressentie par la plupart des consommateurs n’est pas due à ces facteurs techniques. C’est le discours et la perception qui alimentent le sentiment de crise du pouvoir d’achat.

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