L’Amérique est un véhicule vieillissant qui dévale une pente, et Trump continue d’appuyer sur l’accélérateur.-Jeffrey Sachs

Jeffrey Sachs: la crise américaine ne viendra jamais d’un ennemi extérieur, mais de son propre appareil politique.

Un complexe militaro-industriel qui dicte la politique étrangère, des milliardaires qui refusent de payer des impôts, deux partis qui jouent à la comédie pendant que le véritable pouvoir se cache dans l’ombre. 

Ce à quoi nous assistons actuellement, c’est au schéma classique d’un empire en pleine expansion : agression extérieure, répression intérieure et un dirigeant qui privilégie la performance à l’intérêt national. Et c’est là toute la tragédie.

Les États-Unis auraient pu être le véritable concurrent de la Chine : deux civilisations qui se reflètent, se contraignent et se défient mutuellement ; Deux modèles offrant à l’humanité plus d’une voie vers la modernité.

Mais une fois que les mécanismes de contrôle et d’équilibre s’effondrent, plus l’État est fort, plus son dirigeant doit faire preuve d’autodiscipline.

Trump a choisi le spectacle plutôt que la retenue.

L’Amérique est déjà un véhicule vieillissant qui dévale une pente, et il continue d’appuyer sur l’accélérateur. Ce qui aurait pu être un modèle rival pour le XXIe siècle est devenu une mise en garde sur la façon dont les grandes puissances se dégradent de l’intérieur.

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