Baisse des taux sur cartes de credit?
Trump vient de proposer de plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10 %. Avec des taux actuels oscillant entre 20 et 23 % et une dette totale de cartes de crédit aux États-Unis dépassant 1 200 milliards de dollars, il s’agirait d’un changement radical.
Le milliardaire Bill Ackman a déclaré que c’était « une erreur », après s’etre fait lyncher dans les commentaires, il a supprimé sa publication, puis est revenu avec une version plus nuancée.
Cette réaction a démontré à quel point il est mal vu pour les milliardaires de s’opposer aux politiques populistes actuellement, même avec des préoccupations légitimes.
Cette mesure puisse paraître idéale pour les personnes croulant sous les dettes de cartes de crédit. Baisser les taux de moitié permettrait à de nombreuses familles d’économiser de l’argent chaque mois.
Mais les conséquences indirectes compliquent la situation. Les banques trouveront des moyens de compenser la perte de revenus : augmentation des frais, baisse des plafonds de crédit, réduction des avantages, voire refus pur et simple de prêter aux emprunteurs les plus risqués. Les personnes qui ont le plus besoin de crédit pourraient se retrouver contraintes de recourir à des prêts sur salaire, voire à des pratiques pires.
Les partisans du « responsabilisation individuelle » ont raison de souligner que les taux sont élevés car certains emprunteurs présentent un risque élevé. Mais ils oublient qu’une grande partie des dettes de cartes de crédit provient d’urgences médicales, de pertes d’emploi et de situations de vie difficiles, et non d’un simple toast à l’avocat.
La vraie question est de savoir si ce plafonnement aide réellement les personnes en difficulté ou s’il les pousse simplement vers des pratiques encore plus douteuses sur le marché du crédit. soit efficace, mais il est essentiel d’ouvrir le débat sur les raisons de ces taux élevés.
COMMENTAIRE BoFA
Nouvelle année, nouvelles perspectives (de BofA) :
– Les achats des Fêtes ont été prudents, les dépenses des ménages à revenus élevés ayant augmenté de 2,4 %, contre seulement 0,4 % pour les ménages à faibles revenus.
– Les consommateurs ont optimisé leurs dépenses en effectuant de petits achats ; les remboursements d’impôts pourraient stimuler les dépenses en 2026.
L’année 2025 s’est achevée sur des signes de reprise du marché du travail. La croissance de la masse salariale a atteint 0,6 % en glissement annuel et le chômage est resté stable. Le ralentissement de la croissance des salaires incite à la prudence pour 2026.
Des résolutions ?
Les voyages ont ralenti, mais les objectifs de santé ont été privilégiés.
La plupart des ménages ont maintenu une gestion rigoureuse de leurs économies et de leurs paiements par carte de crédit.
Thèmes clés de 2025 :
– Des dépenses résilientes, mais une reprise brutale en « K ».
– Les difficultés liées au logement persistaient.
– Les embauches dans les petites entreprises ont ralenti.
– L’IA a progressé et s’est répandue.
https://brunobertez.com/2026/01/12/debasement-relatif-ou-enrichissement-absolu/
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