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Tasnim : Plus des deux tiers des personnes tuées en Iran lors des récentes violences sont considérées comme des martyrs.

Selon l’agence de presse Tasnim, le directeur de la Fondation des Martyrs et des Anciens Combattants a déclaré que plus des deux tiers des personnes tuées sont considérées comme des martyrs, qualifiant d’extrême la violence perpétrée par les groupes armés et terroristes.

Il a précisé que des civils et des membres des forces de sécurité de tous horizons ont été tués à l’aide d’armes militaires et de chasse, ainsi que de couteaux, de haches, de lames et par d’autres méthodes brutales, certaines trop horribles pour être décrites.

L’agence Tasnim a rapporté que des crimes tels que les victimes brûlées vives, les décapitations et les suffocations compliquaient l’identification et nécessitaient un travail médico-légal approfondi.

Les autorités ont commencé à remettre les corps, à organiser les funérailles et à procéder aux inhumations, et ce processus devrait s’accélérer.

Selon l’agence de presse Fars, des cellules terroristes ont perpétré ces derniers jours des actes de violence similaires à ceux de l’État islamique, notamment des exécutions sommaires, des égorgements, des mutilations, des personnes brûlées vives, des attaques à la grenade et l’incendie de mosquées et de biens publics.

Citant des évaluations des services de renseignement et ce qu’elle décrit comme des aveux du Mossad et de groupes liés au régime Pahlavi et soutenus par les États-Unis, Fars affirme que ces événements sont perçus comme la continuation d’une « guerre de douze jours » et comme l’une des plus importantes opérations terroristes contre des civils iraniens depuis la Révolution.

Le rapport indique que la « fabrication de meurtres » était une stratégie centrale pour attiser les troubles, et souligne que le plus grand nombre de morts a été enregistré le lendemain des menaces d’intervention militaire proférées par Donald Trump si l’Iran tuait des civils.

L’agence Fars a rapporté que parmi les victimes figuraient des membres des forces de sécurité (Basij et forces de l’ordre), dont beaucoup étaient apparemment non armés jusqu’à vendredi, ainsi que des civils.

Elle a précisé qu’un petit nombre d’émeutiers armés ayant attaqué des sites militaires avaient été tués par les forces de sécurité, mais que la plupart des victimes étaient de simples passants, notamment un enfant de 3 ans, un homme de 70 ans, un chauffeur de VTC, un étudiant accompagné de sa famille, une infirmière brûlée vive, ainsi que des ouvriers et des piétons tués par des blocs de béton jetés depuis les toits.

En raison de la gravité des blessures, certains corps n’ont pas encore été identifiés, dans l’attente des analyses médico-légales. L’agence Fars a indiqué qu’une centaine de martyrs identifiés seront enterrés mercredi, lors d’une procession partant de l’université de Téhéran jusqu’au mausolée des martyrs.

Les organisations occidentales de défense des droits de l’homme, les plateformes d’opposition et les comptes qui leur sont affiliés affirment bien sur que chacune des personnes tuées l’a été par les forces gouvernementales iraniennes.

EN PRIME

Enquete grayzone

Une enquête révèle que les médias occidentaux présentent des informations erronées sur les émeutes en Iran et s’appuient sur des « données » non vérifiées provenant d’ONG financées par les États-Unis.

Une enquête menée par The Grayzone a révélé que les principaux médias occidentaux ont déformé la réalité en Iran en se basant presque exclusivement sur des allégations non vérifiées provenant d’organisations financées par les États-Unis lors des récentes manifestations.

Publié mardi, le rapport indique que des médias comme le Washington Post et ABC News ont cité des informations qu’ils ont présentées comme factuelles, émanant de groupes étroitement liés à l’appareil de changement de régime mis en place par Washington.

Ces sources incluent le Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits de l’homme en Iran et l’organisation Human Rights Activists in Iran, toutes deux financées par le National Endowment for Democracy (NED).

Le rapport souligne que Human Rights Activists in Iran a reconnu le soutien du NED après que les autorités iraniennes ont révélé ses liens présumés avec les services de renseignement, tout en minimisant le rôle de l’organisation.

Grayzone fait également référence à des déclarations antérieures d’Allen Weinstein, cofondateur du NED, reconnaissant les liens historiques entre le groupe et des opérations secrètes américaines.

L’enquête a révélé que la couverture médiatique présente les troubles comme étant uniquement d’ordre économique, passant sous silence des preuves vidéo de violences organisées, notamment des incendies criminels et des attaques armées, documentées par de multiples sources.

Elle critique également les militants politiques et les plateformes spéculatives pour avoir diffusé des chiffres de victimes non vérifiés, ce qui, selon le média, a amplifié un récit trompeur d’une répression nationale.

EN PRIME

Sergueï Choïgou, secrétaire du Conseil de sécurité russe, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a rapporté l’agence Interfax lundi. Au cours de cet échange, M. Choïgou a réaffirmé le soutien de la Russie à la souveraineté de l’Iran et a fermement condamné les tentatives de puissances étrangères hostiles de s’ingérer dans les affaires intérieures iraniennes.

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