Le jeu pur; les derivés purs paris, libérés du physique!

15 janvier 2026
Un risque systémique de 11 000 milliards de dollars est attendu fin mars.
Par Graham Summers, MBA
La situation concernant l’argent devient encore plus absurde.

Comme je l’ai déjà mentionné, le registre du CME recense 440 millions d’onces d’argent dans ses dépôts.

Or, le contrat à terme sur l’argent en cours, arrivant à échéance fin mars 2026, affiche un volume d’échanges de 150 200 contrats. À raison de 5 000 onces d’argent par contrat, cela représente 751 millions d’onces d’argent négociées, soit 1,7 fois la quantité d’argent que le CME détient réellement dans ses différents dépôts.

Autrement dit, le CME autorise la négociation de contrats sur l’argent qui ne sont adossés à RIEN.

Au lieu de s’attaquer à ce problème, le CME a choisi d’introduire un nouveau contrat à terme sur l’argent, le mini contrat argent, qui représente le droit d’acheter ou de vendre 100 onces d’argent (au lieu des 5 000 onces habituelles).

Le hic ?Ce nouveau contrat est réglé « financièrement » , ce qui signifie qu’il n’est absolument pas garanti par de l’argent-métal.

Autrement dit, au lieu de s’attaquer au problème du manque de garanties sur une grande partie des échanges actuels d’argent, le CME persiste et signe en introduisant de NOUVEAUX produits dérivés à vocation EXCLUSIVE financière… sans AUCUNE exposition réelle à l’argent lui-même.

Est-ce que cela résout quelque chose ?

Non.Cela permettra-t-il de régler le problème potentiellement systémique qui affectera le cours de l’argent à l’expiration du contrat actuel le 27 mars 2026 ?

Non.Et si vous pensez que ce n’est PAS un problème systémique… sachez que le CME ne se contente pas de négocier des contrats à terme sur l’argent… il négocie également des actions, des obligations et d’autres matières premières.

Et en grande quantité : le volume quotidien moyen des contrats à terme du CME atteint 11 000 milliards de dollars.

Que va-t-il arriver au système financier lorsque les traders commenceront à réaliser que le CME autorise la négociation de produits dérivés qui ne sont garantis par RIEN 

Laisser un commentaire