La résilience américaine est fondée sur deux béquilles complémentaires :
-le déficit fiscal
-la production sans cesse croissante de crédit et de dettes
Tout le reste en découle.
C’est un système qui s’apparente à celui de la bicyclette, si il arrête ou ralentit il risque la chute, l’apparence de l’équilibre est fournie par le fait de dévaler la pente du surendettement et de l’insolvabilité.
A long terme disait le génial et sinistre Keynes: nous serons tous morts! L’ennui c’est qu’à force d’empiler les courts termes nous sommes maintenant dans le long terme!
Le cycle long du crédit joue les prolongations mais c’est au prix de dégradations des fondations systémiques; rejet des valeurs de marchés, manipulations des prix et de tout de proche en proche, destruction de mécanismes organiques , pillage puis ruine de la confiance.
Le système américain tient mais au prix d’une généralisation des fausses valeurs, des désajustements et de la coercition.
La canonnière n’est qu’un exemple de ces destructions fondamentales .
Le déficit budgétaire financé par une MMT qui ne dit pas son nom, par les tourniquets, par le levier court contre long du trading de base , par le sans risk des MMF transformé en risk , par le recyclage des créances étrangères, ce déficit soutient la demande , complète le pouvoir d ‘achat du privé et surtout il produit une profitabilité apparente du capital privé laquelle attire les flux extérieurs.
C’est un cercle, tout s’emboite mais si on le coupe tout s’effondre.