Lisez ce texte , il est significatif d’un mode de pensée. Mode de pensée qui traverse Davos, le Nouveau Consensus dit de Londres et le mondialisme.
Il est politique au plus haut niveau puisqu’il se penche sur un phénomène majeur de notre époque: la paupérisation des classes moyennes, leur sentiment d’être laissées pour compte, le populisme, la perte de légitimité de nos arrangements politiques de démocratie pseudo représentative, bref ce texte nous parle du danger que court le système. Et du moyen d’y remédier: l’inclusion!
Rien n’est critiquable dans ce texte , il est consensuel, qui oserait se dresser contre ce qui est préconisé.
Mais sa grande caractéristique c’est l’occultation des causalités, ici on ne parle que des manifestations du problème et des remèdes de surface lesquels consistent à corriger ce qui apparait, les symptômes du dysfonctionnement.
C’est un exemple type de la Pensée Bourgeoise , de ses Think Tanks et de ses ingénieurs sociaux. Jamais de mise au jour des causalités, des forces sous jacentes qui déterminent les évolutions historiques, toujours rester au niveau des évidences, de ce que l’on voit.
Bourdieu, le grand sociologue disait : « il n’y a de vérité que du caché »; la démarche bourgeoise consiste à éviter le caché, afin de ne jamais écorner les vérités.
Le voile est mis sur le fondamental, le radical, et le fonctionnement systémique.
De la même façon que la pensée bourgeoise ne peut admettre l’inconscient freudien, elle ne peut admettre l’inconscient social, la structure enfouie; elle doit tout ramener à une petite rationalité dérisoire et aseptisée.
La volonté de puissance de Nietzsche, le structuralisme à la Foucault, , ou la production de l’ordre social marxiste par les rapports de production et la dialectique capital-travail, tout cela les élites bourgeoises ne peuvent l’.admettre
En aucun cas elles ne peuvent tolérer l’idée que c’est le jeu de forces cachées, non sues qui produit l’histoire.
Le complotisme en tant que bannissement social a été créé pour cela: pour rejeter toute interprétation de l’Histoire et des évènements qui serait un tant soit peu radicale , c’est à dire qui irait aux racines. Au fond des choses . C’est aussi la raison profonde de la censure qui est une étape supplémentaire dans la lutte contré l’émergence de certaines vérités.
Le Vrai, c’est sacré: on n’y touche pas!
La pensée bourgeoise c’est la disparition du sens et de l’articulation causale organique des évenements et leur remplacement par la communication/juxtaposition/ combinaison/ répétition.
Tout ce qui est décrit ci dessous et en particulier le point de départ de la réflexion sur la destruction des classes moyennes a pour cause la crise du capitalisme , la crise d’excès de capital, la suraccumulation de droits, l’insuffisance de plus value et de profitabilite qui poussent à rogner sur les revenus salariaux . Tout ce qui est décrit sur le laminage des classes moyennes s’analyse comme une paupérisation pour maintenir en vie le capital ancien, honorer le capital nouveau et permettre au capital financier de faire son plein.
LE TRES GRAND CAPITAL DANS L’ABSOLU SE MOQUE DU BONHEUR ET DU CONFORT DES CLASSSES MOYENNES ET CE N’EST PAS PAR ALTRUISME QU’IL S’INQUIETE DE LEUR SORT!
NON BIEN SUR!
CE QUI L’INQUIETE C’EST LA DISPARITION DE LA PETITE BOURGEOISIE , DE CETTE COUCHE SOCIALE CONSERVATRICE, NAIVE, CREDULE, FACILE A MYSTIFIER QUI LE PROTEGEAIT DES FORCES POPULAIRES.
L’EROSION DES CLASSES MOYENNES AFFAIBLIT LE CAPITALISME SOCIALEMENT ET ELECTORALEMENT.
EN RUINANT CET ELECTORAT QUI PROTEGEAIT LES CLASSES SUPERIEURES, L’EVOLUTION HISTORIQUE DES DERNIERES ANNEES MET EN DANGER LE TRES GRAND CAPITAL. LES CLASSES MOYENNES SONT UN BOUCLIER: RIEN DE PLUS CONSERVATEUR QU’UN TOUT PETIT BOURGEOIS; IL EST LA BASE D’UN SOUTIEN AU FASCISME N’EST CE PAS.
LE TRES GRAND CAPITAL DEPUIS MAINTENANT UNE DECENNIE A PEUR ET CE QUE VOUS VOYEZ CE SONT SES PARADES, SES TENTATIVES AVEC DAVOS, AVEC TRUMP, AVEC LA MILITARISATION DE NOS SOCIETES, AVEC LES GUERRES.
L’INCLUSION C’EST LA NEGATION DE LA LUTTE DES CLASSES.
C’EST LA TROISIEME VOIE.
C’EST LE NI DROITE NI GAUCHE
C’EST LE MACRONISME
C’EST L’ALLIANCE CENTRE DROIT-CENTRE GÔCHE , C’EST L’EXTREME CENTRE
C’EST DAVOS
C’EST LA MEMITUDE DE LA DIVERSITE
C’EST LE CONSENSUS FABIEN DE LONDRES
C’EST LA SOCIETE A TROIS VITESSES
AVEC EN HAUT LES FINANCIERS TECHNO FEODAUX .
AU MILIEU LES MYSTIFIES ASSERVIS ET
EN BAS LES DECHETS SOCIAUX DONT LE SPECTACLE A POUR BUT DE FAIRE PEUR AU MYSTIFIES: SI ILS SE REVOLTENT, ILS SONT EXCLUS, PARIAS.
Lynn Forester de Rothschild, CEO of E.L. Rothschild, is Founder and CEO of the Council for Inclusive Capitalism.
En 2012, le Centre d’étude Pew indiquait que 85% des adultes qui se pensaient faire partie de la classe moyenne estimaient qu’il était plus difficile aujourd’hui qu’il y a dix ans pour des gens comme eux de maintenir leur niveau de vie.
La part des Américains qui disent se situer dans la classe moyenne basse ou inférieure est passée d’un quart de la population adulte en 2008 à environ un tiers aujourd’hui. Et l’étude Pew a aussi évalué que seuls 63% des sondés estiment que travailler dur est la garantie du succès ; ils étaient 74% en 1999.
Ces statistiques, qui reflètent le sentiment populaire dans la plus grande économie mondiale, devraient sérieusement inquiéter les gouvernements et les patronats ailleurs, particulièrement dans les pays confrontés à une croissance apathique et à des niveaux de chômage des jeunes en augmentation.
En janvier, le FMI a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance à court terme dans la zone euro, – 0,2% pour 2013. Dans le même temps, les chiffres officiels en provenance d’Espagne indiquent que le taux de chômage a atteint 26% (près de 6 millions de personnes) au cours des trois derniers mois de 2012, au plus haut depuis le milieu des années 70, et que le chômage des jeunes atteint 55%.
Le besoin de croissance – surtout le type de croissance inclusive susceptible de redonner des emplois au très grand nombre de jeunes chômeurs et combattre les inégalités croissantes de revenus – n’a jamais été aussi vital. Néanmoins, les débats actuels sur les moyens de parvenir à une croissance soutenable et inclusive se concentrent trop sur le rôle des gouvernements et des responsables politiques. Le rôle du secteur privé – avec son envergure multinationale, ses importantes liquidités, et sa capacité à innover – est négligé.
Pour que le capitalisme fonctionne d’une manière plus inclusive et réponde aux besoins les plus pressants de la société, l’industrie devrait concentrer ses efforts sur trois principaux aspects.
Premièrement, les entreprises devraient résorber le décalage entre compétences et emploi en investissant dans la formation professionnelle continue et l’apprentissage. Des entreprises comme Rolls-Royce et British Gas font largement appel à l’apprentissage, ce qui leur permet de donner une valeur ajoutée à leur entreprise en créant un réseau de recrues compétentes. D’autres initiatives ont été mises en place dans ce sens pour encourager de nombreuses sociétés à créer des postes de base pour le nombre significatif de jeunes gens actuellement sans emploi.
Deuxièmement, de même qu’un effort collectif est nécessaire pour renforcer les compétences de la main d’œuvre nationale, l’industrie devrait aussi s’engager à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) pour les intégrer plus largement dans l’activité globale. Dans le cadre de son budget 2011, Hewlett-Packard a fait intervenir plus de 600 PME dans sa chaine d’approvisionnement en Grande Bretagne, ce qui représente près de 10% de ses dépenses en fournisseurs. HP veut augmenter cette part à plus de 15%, entrainant ce faisant ce qu’elle considère à juste titre comme le moteur de la croissance économique britannique.
De même, en mars 2012, un consortium de grandes entreprises mené par IBM a créé une plateforme internet de fournisseurs, Supplier Connection, pour faciliter le contact entre les petites et plus grandes entreprises. Actuellement, les membres de Supplier Connection achètent plus de 150 milliards de dollars en biens et services par l’intermédiaire de cette chaine d’approvisionnement globale.
Enfin, les sociétés par actions doivent être gérées avec une vision à long terme, et devraient être récompensées par les investisseurs pour leur approche plus inclusive. Unilever a par exemple supprimé les pressions à court terme des marchés de capitaux en mettant fin à la publication trimestrielle de ses bénéfices et en se améliorant sa politique sociale, plutôt que d’honorer les seuls intérêts de ses actionnaires.
Mais les sociétés éclairées nécessitent des investisseurs éclairés. Le fonds de pension des enseignants de l’Ontario est exemplaire par son engagement à soutenir les meilleurs pratiques de gestion entrepreneuriale des sociétés dans lesquelles il investit, avec des bénéfices notables : le fonds a gagné en moyenne 10% par an depuis sa création en 1990.
L’idée qui sous-tend toutes ces initiatives, et la notion même de capitalisme inclusif, est que les sociétés doivent être gérées avec une vision à long terme. Celles qui adoptent effectivement cette approche sont concernées par les compétences de leurs futurs effectifs ; recherchent à développer une base de fournisseurs loyaux et productifs ; et optent pour des investissements fondés sur la création de valeur, et non sur un rendement à court terme.
Il n’y a pas de contradiction entre des rendements élevés et l’adoption d’une approche à long terme. En outre, si ces pratiques se répandent plus largement, cela entrainera un effet boule de neige ; mieux soutenues, les PME, qui représentent aujourd’hui 99% des entreprises et deux tiers des emplois dans le secteur privé dans l’Union Européenne, seront en mesure d’investir dans la recherche et le développement, et d’embaucher plus encore.
En retour, les grandes sociétés percevront les bénéfices d’une plus grande innovation, le chômage des jeunes régressera, et le creusement de la classe moyenne – et sa foi dans l’avenir de ses niveaux de vie – s’inverseront. C’est bien ce type d’influence profondément positive sur les perspectives d’une prospérité partagée et d’une croissance inclusive qui fait défaut aux gouvernements nationaux actuellement.
Lynn Forester de Rothschild
Lynn Forester de Rothschild, CEO of E.L. Rothschild, is Founder and CEO of the Council for Inclusive Capitalism.