Bessent ne dit que la moitié de la vérité sur le choc financier, la contagion est la question majeure.

Tout le monde a accusé le Groenland. Le secrétaire au Trésor vient de dire ce qui s’est réellement passé. « Les marchés baissent car le marché obligataire japonais a subi une variation de six écarts-types sur les obligations à dix ans au cours des deux derniers jours. Cela n’a rien à voir avec le Groenland. »

Commentaire BB OUI Bessent a raison mais il ne dit que la moitié de la verite! Il oublie de parler de l’interconnexion entre d’un cote les USA et le japon; le Japon est la bequille des valeurs du Tresor américain il est le plus gros créancier!Et cette bequille qui se casse en ce moment fragilise les Etats Unis!

Scott Bessent a ensuite appelé Tokyo. Pas Bruxelles. Pas l’UE. Tokyo. Voici ce qui a déclenché cela : Dimanche soir, le Premier ministre Takaichi a annoncé des élections anticipées pour le 8 février et promis de supprimer la taxe sur les produits alimentaires. Aucun plan n’a été prévu pour compenser le manque à gagner.

Les marchés obligataires ont rendu leur verdict en quelques heures. – Rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans : 2,38 %. Le plus haut niveau depuis 1999. – Rendement des obligations d’État japonaises à 20 ans : +22 points de base en une seule séance. – Rendement des obligations d’État japonaises à 40 ans : 4,21 %.

Un record absolu depuis leur lancement en 2007.

Puis la transmission s’est mise en marche. Le Japon détient 1 200 milliards de dollars en bons du Trésor américain. Plus que n’importe quel autre pays au monde. Lorsque les rendements japonais s’envolent, les capitaux sont rapatriés. Pour ce faire, ils vendent leurs actifs américains : actions, obligations, tout. 1 300 milliards de dollars effacés des marchés américains en une seule séance.

Ce n’est pas nouveau.

En août 2024. Même mécanisme. La Banque du Japon relève ses taux. Les opérations de portage/CARRY sont liquidées. Le Nasdaq chute de 3,4 % en une journée. Le Bitcoin perd 17 % en quelques heures. JPMorgan estime que 50 à 65 % des positions de portage mondiales ont été liquidées.

C’était la première vague.

Voici la deuxième vague.

La différence : août 2024 était d’ordre monétaire. Une hausse des taux. Janvier 2026 est un exercice budgétaire. Réductions d’impôts non financées proposées par un Premier ministre en période électorale. Un choc à la Liz Truss

Les chocs budgétaires sont plus difficiles à inverser.

Un taux d’obligations d’État japonaises à 10 ans supérieur à 2,5 % pourrait déclencher une intervention de la Banque du Japon.

Les signaux USD/JPY inférieurs à 155 indiquent une accélération du débouclage.

Un VIX supérieur à 25 confirme la contagion.

Laisser un commentaire