La mer des Sargasses des Young Global Leaders.

La mer des Sargasses est une zone de l’océan Atlantique nord. Contrairement à toutes les autres mers du globe, qui sont définies au moins en partie par des côtes, la mer des Sargasses est définie uniquement par des courants océanique et n’a pas de côtes. L’anguille se reproduit dans la mer des Sargasses, à l’est des îles Bahamas, puis les larves sont entraînées vers les côtes françaises par le Gulf Stream et migrent ainsi vers les eaux douces.

Les Young Global Leaders (YGL) constituent une initiative du Forum économique mondial (WEF), fondée en 2004 par Klaus Schwab.

Ses origines remontent à 1992 sous le nom de « Global Leaders for Tomorrow ». Ce programme vise à sélectionner annuellement une centaine de leaders âgés de moins de 40 ans, issus de divers secteurs (politique, affaires, société civile, arts, etc.), pour les former à travers un parcours de trois ans incluant des modules académiques, des sommets annuels et des collaborations sur des enjeux globaux comme le climat, la technologie et l’inégalité.

L’objectif affiché est de créer un réseau international d’individus exceptionnels capables de « façonner l’avenir » par la collaboration et l’innovation. Avec plus de 1 400 membres et alumni issus de plus de 120 pays, les YGL sont présentés comme des agents de changement positif.

Une approche plus critique révèle des ambiguïtés : en fait ce réseau est une pseudo élite globalisée, favorisant des agendas corporatistes à connotation fascisante au détriment de la souveraineté nationale et de la diversité idéologique. L’argent et les financements plus ou moins occultes y circule, je peux en attester.

Ils sont les chevaux de Troie à l’intérieur des nations souveraines afin de faire passer les intérêts corporatistes internationaux , leurs gouvernances, la culture du business, les idées pseudo néo liberales, le techno feodalisme, dans les démocraties. En echange de l’allégeance ils obtiennent des postes , des honneurs, des prébendes, des femmes et à notre époque, des hommes .

La formation des Young Leaders est à l’opposé de l’école de la République, elle en est même la négation., tout comme l’était auparavant celle de la Trilaterale et du Bilderberg.

A la limite dans ses prétentions élitistes anti-démocratique et anti populaire on retrouve les idées de la Cagoule, du Fouriérisme ou de X-CRISE de sinistre mémoire mais avec des contenus différents . Les idées libérales sont des chiffons rouges agités pour tromper les critiques, rien n’est libéral dans la démarche des Young Leaders et dans leur formation. C’est du faux libéralisme dirigé.

L’idéologie corporatiste est incompatible avec le libéralisme puisque ses injonctions viennent d’en haut et que ses objectifs sont de faire faire aux gens d’en bas ce qu’ils ne feraient pas spontanément.

En France, plusieurs figures politiques de premier plan en sont issues.

Les YGL illustrent à la fois la prétention à l’innovation et au leadership international, mais surtout la réalité des échecs en matière de cohésion sociale et de réponse aux crises internes.

Le programme a été lancé avec un million de dollars du prix Dan David remporté par Schwab, et s’inscrit dans la mission du WEF de promouvoir le partenariat public-privé pour résoudre les défis mondiaux. Ceci rappelle la période du réarmement allemand des années 30 bien decrite par Adam Tooze , collusion des milieux d’affaires et de l’état, qui est le cœur fu fascisme, mais réhabilité et recyclé par l’expression « collaboration public-privé »

La sélection est rigoureuse : les candidats doivent démontrer un leadership exceptionnel (fondateurs de startups unicornes, ministres, maires de grandes villes, etc.), avec une emphase sur l’impact positif et la diversité géographique et sectorielle. Chaque cohorte intègre environ 100 nouveaux membres pour un programme de trois ans, incluant des formations à Harvard ou d’autres universités, et des contributions à des initiatives du WEF.

Ce processus est opaque et élitiste, favorisant des profils alignés sur les valeurs du WEF (globalisme, innovation technologique, durabilité corporative), ce qui exclut des voix dissidentes ou locales.

Des critiques soulignent un « design de leadership » inadapté aux crises actuelles, avec une surreprésentation de l’Occident et des secteurs privés.

Membres notables, les YGL comptent des figures influentes mondiales : Jacinda Ardern (ex-PM néo-zélandaise), Jack Ma (fondateur d’Alibaba), Jimmy Wales (Wikipedia), ou encore Filippo Grandi (Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés).

En France, le programme a produit plusieurs leaders clés :

NomPoste PrincipalAnnée YGLSecteur
Emmanuel MacronPrésident de la République2012Politique
Gabriel AttalAncien Premier Ministre2018Politique
Nicolas SarkozyAncien Président1993Politique
Stéphane BancelPDG de Moderna2011Affaires/Santé
Marlène SchiappaAncienne Secrétaire d’État2017Politique
Julie ChaponCo-fondatrice de Yuka2025Affaires/Innovation

Ces profils illustrent l’influence des YGL en France, particulièrement en politique et en biotechnologie.

Globalement les YGL prétendent contribuer à des avancées en santé publique (vaccins COVID via Bancel), en éducation (initiatives comme celles de Ronit Avni pour 100 000 apprenants), en durabilité (projets climatiques) et en technologie (innovations AI et fintech).

Le réseau a favorisé des collaborations transfrontalières, avec des alumni occupant des postes de pouvoir (chefs d’État, PDG de Fortune 500). En 20 ans, ils ont influencé des politiques sur l’inégalité, le climat et la tech, en alignement avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU.

Emmanuel Macron si on en croit ses thuriféraires a transformé la France en « startup nation » via des réformes fiscales et des investissements en tech (ex. : France 2030, avec 54 milliards d’euros pour l’innovation). Son leadership européen aurait renforcé l’UE face au Brexit et à la guerre en Ukraine, avec des succès en diplomatie (accords sur le climat, aide à l’Ukraine).

Stéphane Bancel : Sous sa direction, Moderna a développé un vaccin COVID en temps record, sauvant des millions de vies et générant des milliards en revenus, boostant l’économie biotech française.

Gabriel Attal : Comme ministre de l’Éducation, il a impulsé des réformes pour l’égalité scolaire ; comme PM, il a géré des crises post-COVID avec un focus sur la jeunesse.

Yuka de Julie Chapon a impacté la consommation durable, avec des millions d’utilisateurs scannant des produits pour une transparence alimentaire.

Globalement les YGL ont pour fonction objective de promouvoir un « globalisme élitiste » qui érode la démocratie, un relatif malthusianisme et un assouplissement des échines du facteur travail.

Schwab a admis que les YGL « pénètrent les cabinets » gouvernementaux, alimentant des théories conspirationnistes sur une prise de contrôle par des élites corporatistes.

Une étude de 2022 montre une corrélation positive entre le nombre de YGL dans un pays et la sévérité des mesures non-pharmaceutiques COVID (ex. : confinements stricts) lors de la deuxième vague, suggérant un rôle d' »écho-chambre » pour des politiques uniformisées, potentiellement au détriment des libertés individuelles.

D’autres échecs incluent l’érosion de la confiance publique (81 % des jeunes leaders estiment que les incitations favorisent le court-terme), une homogénéisation des idées, et un bilan environnemental médiocre (empreinte carbone des réunions de Davos).

Malgré ses rodomontades Macron a quasi tout échoué lors de son mandat. Il a échoué a rebalancer le produit national en faveur des entreprises, a réduire la dépense publique, à relancer l’innovation, à sauvegarder le patrimoine national et surtout à faire converger la France vers le système allemand. Les déficits et la dette en sont le résultats chiffrés; la montée des extremes politiques en étant le résultat social et politique

Le plus grave ce sont les échecs sociaux qui rendent le pays ingouvernable : les Gilets Jaunes (2018-2019) ont révélé des inégalités exacerbées par ses réformes fiscales (suppression de l’ISF), favorisant les riches. La réforme des retraites (2023) a provoqué des grèves massives, soulignant un déficit démocratique et une déconnexion élitiste. Son approche « globaliste » est critiquée pour diluer la souveraineté française au profit de l’UE, avec un bilan mitigé sur l’immigration et le chômage (persistant à 7-8 %).

Gabriel Attal : Son court mandat comme PM (2024) a été marqué par des controverses sur l’éducation (réformes perçues comme inégalitaires) et une gestion des crises (inflation, énergie) jugée insuffisante, menant à une instabilité politique.

Stéphane Bancel : Succès du vaccin, mais critiques sur les profits exorbitants de Moderna (accusations de spéculation et corruption ) et les effets secondaires, amplifiant les débats sur l’éthique biotech.

Globalement en France : les YGL français incarnent un leadership « technocratique » qui réussit « en affaires » -dans tous les sens du terme!-mais échoue à adresser les fractures sociales, comme l’illustre la polarisation politique croissante.

Les YGL priorisent souvent des agendas globaux (climat, tech) au détriment des besoins locaux, renforçant les inégalités. Ce sont de classiques agents de l’étranger avec lequel ils font alliance pour des objectifs divers; pillage, financiarisation, mise au pas atlantiste…

Une critique approfondie révèle des échecs structurels : élitisme, uniformisation idéologique, et impacts négatifs sur la cohésion sociale et la démocratie.

Plutôt qu’un outil de « changement positif », le programme doit être vu comme un vecteur d’influence corporatiste, amplifiant des politiques controversées voire antipopulaires.

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