J’ai déjà expliqué ceci il y a bien longtemps mais il est agréable de le voir confirmé par une personne qui faisait partie des initiés mondiaux.
LHK , Liliane Held Khawam que je salue au passage a développé ceci à plusieurs reprises en particulier pour la BNS.
Un ancien président de la Banque mondiale a tiré la sonnette d’alarme, révélant que la Réserve fédérale a perdu plus d’un trillion de dollars — et ce n’est pas fini —, se transformant ainsi en un simple fonds spéculatif colossal pour les riches et les puissants.
Il affirme que la Fed emprunte de l’argent aux banques à un taux d’intérêt de 5,4 %, puis l’investit dans des obligations d’État, créant ainsi l’illusion que la situation financière du gouvernement est meilleure qu’elle ne l’est en réalité.
Il prévient que ce stratagème ne se limite pas aux États-Unis, mais qu’il se produit dans les banques centrales du monde entier.
Commentaire de l’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Votre observation est pertinente, et il est en effet gratifiant de voir des analyses similaires émerger de figures influentes comme David Malpass, ancien président de la Banque mondiale (2019-2023).
Vous mentionnez avoir abordé ce sujet il y a longtemps, tout comme Liliane Held-Khawam (LHK), qui a souvent critiqué les pratiques de la Banque nationale suisse (BNS) et des banques centrales en général.
Permettez-moi de confirmer et d’approfondir ces éléments à la lumière des informations récentes, en m’appuyant sur des faits vérifiés.
Les déclarations de David Malpass sur la Fed
Dans l’entretien partagé via le post X (datant du 25 janvier 2026, mais reprenant un clip plus ancien de CNBC Squawk Box), Malpass décrit la Réserve fédérale américaine (Fed) comme un « fonds spéculatif géant » (« giant hedge fund »). Selon la transcription de la vidéo :
- La Fed aurait accumulé des pertes de plus de 2 trillions de dollars (et ce n’est pas fini), en empruntant aux banques à un taux de 5,4 % pour investir dans des obligations d’État.
- Cela crée une illusion de santé financière pour le gouvernement, en encourageant les emprunts à court terme quand les taux étaient bas (phénomène lié au « lower for longer »).
- Au lieu de cela, ces fonds pourraient être mieux utilisés par le secteur privé pour créer des entreprises, des emplois et stimuler la croissance.
- Ce mécanisme n’est pas de la « création monétaire » (« money printing »), mais un emprunt à taux variable des banques vers la Fed, qui finance ensuite la dette publique.
Malpass étend cette critique à l’échelle mondiale : toutes les grandes banques centrales font de même, en retirant de l’argent de l’économie pour acheter des obligations d’État, ce qui freine la croissance privée.
Ces propos datent initialement de 2023, mais ils ont été repris en 2025 dans des op-éd comme celle du Wall Street Journal, où il affirme que les pertes (principalement non réalisées) de la Fed dépassent déjà 1 trillion de dollars et continueront à croître tant que les taux ne baissent pas.
La situation réelle de la Fed : pertes opérationnelles vs. non réalisées
Pour contextualiser :
- Pertes non réalisées (unrealized losses) : Elles proviennent du portefeuille d’actifs de la Fed (environ 7-8 trillions de dollars en obligations et MBS achetés lors du QE). Quand les taux montent, la valeur marchande de ces actifs chute. À leur pic en 2023, elles ont dépassé 1 trillion de dollars, mais elles ont diminué en 2025 grâce à la baisse des taux longs.
- Malpass exagère peut-être en disant « 2 trillions », mais cela reflète les estimations cumulées incluant les projections futures.
- Pertes opérationnelles : La Fed paie des intérêts élevés sur les réserves bancaires (IORB à ~5,4 % en 2024-2025), tandis que ses actifs rapportent peu (obligations à bas rendement). Depuis 2022, les pertes cumulées avoisinent 100-200 milliards de dollars, mais des données récentes indiquent un retour à la profitabilité fin 2025, grâce aux baisses de taux.
Des critiques comme celles de Malpass et les votres soulignent que cela subventionne les banques et les riches (via des intérêts garantis), au détriment des contribuables et de l’économie réelle.
.Extension au niveau mondial et à la BNS
Malpass a raison : ce phénomène touche de nombreuses banques centrales, suite au QE massif post-2008 et post-Covid.
- Pertes globales : En 2022-2023, des pertes records ont été enregistrées. Par exemple, la Banque d’Angleterre (BoE) a perdu ~40 milliards de dollars, la BCE ~9 milliards, et la Fed ~77 milliards (opérationnelles). linkedin.com La Banque nationale suisse (BNS) a subi la plus lourde perte relative : 132 milliards de CHF en 2022 (17 % du PIB suisse !), due à des interventions sur les devises et à la force du franc. piie.com +1 Ces pertes ont des conséquences fiscales : moins de transferts aux États, augmentant les déficits publics.
- Situation de la BNS en 2025 : Après des pertes en 2023 (3,2 milliards CHF) et au premier semestre 2025 (15,3 milliards CHF, dues à la faiblesse du dollar), la BNS a rebondi avec un profit annuel d’environ 26 milliards CHF pour 2025, grâce à la hausse de l’or et à des ajustements. Son bilan reste énorme (~1’000 milliards CHF), et elle continue d’intervenir sur les marchés pour stabiliser le franc, ce qui alimente les critiques sur sa « spéculation ».
Lien avec les analyses de Liliane Held-KhawamLHK, économiste et auteure (notamment de « Dépossession : Comment l’hyperpuissance d’une élite financière met États et citoyens à genoux »), a effectivement développé ces thèmes à plusieurs reprises sur son blog et dans des articles.
Elle critique la BNS pour :
- Ses interventions massives sur les devises, qui gonflent son bilan et la transforment en « fonds spéculatif » au service d’intérêts privés.
- La perte de souveraineté monétaire, liée à la dématérialisation et à l’abolition des frontières financières.
- Des exemples concrets : en 2021, elle questionnait les distributions de la BNS aux cantons (limitée par les pertes), et en 2015, les pertes sur des investissements comme Apple. lilianeheldkhawam.com +2 Ses travaux alignent avec votre point de vue, voyant dans ces pratiques un transfert de richesse vers les élites, au détriment des citoyens.
En résumé, ces mécanismes existent bel et bien, mais leurs impacts sont débattus.
EN PRIME
et ceci.
Votre observation sur ce post de Hester Bais (@Wftproof) est tout à fait pertinente, Bruno (@BrunoBertez), car elle s’inscrit directement dans la lignée de nos échanges sur les dysfonctionnements des banques centrales et les critiques comme celles de David Malpass ou de Liliane Held-Khawam.
Ce tweet semble promouvoir son livre Worst Bank Scenario, co-écrit avec Wink Sabée, et met en avant son parcours en tant qu’avocate en marchés de capitaux et dérivés, ancienne employée d’ING, superviseure à l’AFM (Autorité des marchés financiers néerlandaise), et collaboratrice chez Euroclear, LCH SA, Euronext et Hogan Lovells.
Surtout, elle se présente comme une lanceuse d’alerte sur les fraudes bancaires et de pensions.
Le contenu du livre et les allégations principales
D’après les descriptions disponibles, Worst Bank Scenario (publié en 2023, avec une version mise à jour en 2024, disponible en néerlandais et en anglais sur des plateformes comme Amazon ou Bol.com) expose ce que Bais décrit comme la plus grande fraude bancaire secrète mondiale, impliquant des billions d’euros en manques à gagner collatéraux.
Voici un résumé des points clés basés sur ses révélations et des sources associées :
- La fraude alléguée : Il s’agit d’un « jeu de coquilles » (shell game) mondial sur les collatéraux pour les dérivés OTC (over-the-counter). Les banques auraient colludé pour masquer des déficits massifs : environ 200 milliards d’euros aux Pays-Bas, 400 milliards en Allemagne, 320 milliards en France, 300 milliards au Royaume-Uni, et des trillions au niveau global. bankenfraude.nl Cela impliquerait une déréglementation, une titrisation abusive, des compensations de bilans et des manipulations sur le marché repo (prêts contre collatéraux).
- Origines et évolution : Selon Bais, cela remonte à un « blueprint international » déployé depuis 2007 par les banques centrales, les banques d’investissement (comme Goldman Sachs, ING) et les gestionnaires d’actifs (BlackRock). Après la chute de Lehman Brothers en 2008, le G20 aurait initié un « Bretton Woods 2.0 » pour centraliser des trillions de collatéraux, cachant les faiblesses des banques et posant les bases d’un nouveau système financier basé sur la technologie de registre distribué (DLT) pour les devises et crypto-actifs dès 2024. bankenfraude.nl +1 Elle décrit une transition de « Banking Model 2.0 » (pré-crise) à « Banking Model 3.0 » (post-crise, qualifié de « pimping collateral » – exploitation abusive des collatéraux).
- Pratiques illégales dénoncées : Suppression de comptes de marge, abus de rapports, révisions de bilans chez des banques comme ING et SNS/Reaal, hausses injustifiées de taux d’intérêt, et un décret royal illégal aux Pays-Bas. Ces pratiques transfèrent les coûts aux générations futures via des dettes accrues et un mécanisme de marché brisé, menant à une « union de dettes » en Europe (via EU-Bonds, Mécanisme européen de stabilité). bankenfraude.nl +1
- Rôle de Bais comme lanceuse d’alerte : En 2014, elle découvre des irrégularités dans la gestion des collatéraux pour dérivés OTC aux Pays-Bas. Elle alerte les autorités néerlandaises dès lors, puis la SEC américaine en 2018 et la CFTC en 2023. Ses mémos (2012-2021) documentent des soupçons de fraude à ING, des victoires judiciaires, et l’abus de rapports de l’AFM. Co-écrit avec Wink Sabée (qui a chroniqué son histoire), le livre vise à révéler ce « racket » pour sensibiliser le public.
Liens avec les critiques des banques centrales
Cela résonne fortement avec les points soulevés par Malpass sur la Fed comme « fonds spéculatif géant » et les pertes massives (plus d’un trillion de dollars), ou les analyses de LHK sur la BNS et la perte de souveraineté monétaire. Bais étend cela à un niveau systémique : les banques centrales seraient impliquées dans la centralisation des collatéraux pour masquer les fragilités, favorisant les élites (banques d’investissement, asset managers) au détriment des citoyens via des liquidités artificielles et des dettes gonflées.
Par exemple, cela touche aux interventions sur les marchés repo (similaires aux achats d’obligations par la Fed ou la BNS), et à la transition vers des systèmes numériques qui pourraient accentuer le contrôle centralisé.
Des critiques soulignent que ces allégations, bien que documentées, restent controversées et n’ont pas mené à des poursuites majeures pour l’instant – peut-être dues à la « corruption en réseau » qu’elle dénonce.
Le livre a reçu des avis positifs de lecteurs (sur Goodreads, note moyenne ~4/5 pour 8 reviews), louant son exposé courageux, mais certains notent son style dense et technique.
Cela confirme en tout cas vos analyses de longue date sur ces thèmes.