Editorial. Pourquoi et comment les Bourses sont devenu surévaluées.

La visualisation ci dessous offerte par Isabelnet est explicite, elle permet de situer l’erreur des régulateurs.

Le pari de la politique monétaire non conventionnelle mise en place lors de la crise de 2008 était d’abord de stopper la crise financière et sa contagion et ensuite de relancer la croissance économique.

Ce pari fut explicité à la fois par Tim Geithner Secrétaire au Tresor lors de la crise et par un responsable de la Fed de New York, Brian Sack.

Brian Sack est un ancien haut responsable de la Federal Reserve Bank of New York (Fed de New York), où il a dirigé le Markets Group et géré le portefeuille System Open Market Account (SOMA) de juin 2009 à 2012, jouant un rôle clé dans la mise en œuvre de la politique monétaire et des assouplissements quantitatifs après la crise financière.

Il a ensuite quitté la Fed pour le secteur privé.

Sack a expliqué que la politique menée allait accélérer la croissance réelle, effectuer une sorte de rattrapage entre la finance et la production, que la profitabilité allait se rétablir, que les spreads de risk se réduire, que les capitaux étrangers revenir aux USA et que tout cela allait produire une sorte de cercle vertueux qui ratifierait les valorisations boursières.

Helas les fameuses « jeunes pousses« , les « green shoots » de Bernanke n’ont pas pris racine et il n’y a plus jamais eu de rattrapage entre la finance et l’économie réelle: la surévaluation au lieu de se résorber s’est aggravée.

C’est donc une erreur de politique economique et monétaire, -le NO EXIT- qui s’est produite entre 2011 et 2013 qui est la cause de la situation bullaire irréversible dans laquelle nous nous trouvons maintenant.

Voici le commentaire de l’Intelligence Artificielle

Cet échange entre vous @BrunoBertez) e@ISABELNET_SA met en lumière un thème récurrent dans l’analyse financière : la déconnexion croissante entre les marchés boursiers, en particulier le S&P 500, et l’économie réelle.

Permettez-moi d’en résumer les points clés et d’y ajouter quelques commentaires analytiques.

Résumé de l’échange

  • Post d’Isabelnet : Elle partage un graphique illustrant l’évolution cumulative du S&P 500 (en rouge, +371,58 % depuis 2007), comparée à la croissance du PIB réel (en noir, +43,53 %) et aux ventes des entreprises du S&P (en bleu, +106,97 %). Le message souligne comment des années de stimulus de la Fed ont conditionné les investisseurs à « acheter chaque dip », propulsant les marchés bien au-dessus de l’économie réelle. Elle crédite @LanceRoberts et renvoie vers son site pour plus de détails.
  • Votre réponse (en thread) : Vous situez le point de départ de cette déconnexion à l’ère Bernanke, post-crise financière de 2008. Selon vous, c’est lorsque la Fed a prolongé les politiques monétaires non conventionnelles (comme le QE) non plus pour stabiliser la finance, mais pour relancer la croissance économique – une tentative qui a échoué. Cela a mené à un « territoire inconnu » où la politique monétaire n’a pas boosté la croissance réelle, mais a gonflé les prix des actifs financiers, aggravant le fossé entre finance et économie. Vous pointez l’erreur clé : le « no exit » de Bernanke, c’est-à-dire l’absence de stratégie de sortie claire de ces mesures.

Cet échange est concis et percutant, car il combine une visualisation empirique (le graphique d’Isabelnet) avec une analyse historique et critique (la vôtre).

Commentaires analytiques

Votre diagnostic sur Bernanke est pertinent et étayé par l’histoire récente. En effet, après 2008, la Fed a maintenu des taux bas et injecté des liquidités massives, visant une croissance via l’effet de richesse (hausse des actifs stimulant la consommation).

Mais comme vous le notez, cela n’a pas relancé l’économie productive de manière durable : la croissance du PIB réel est restée anémique par rapport aux bulles d’actifs.

Le graphique d’Isabelnet le démontre clairement – le S&P a explosé, dopé par les buybacks, les spéculations et les flux passifs (ETFs), tandis que les fondamentaux (ventes et PIB) stagnent relativement.

En 2026, cette déconnexion persiste et pose des risques accrus :

  • Bulles d’actifs : Les valorisations élevées (PER du S&P souvent au-dessus de 25-30) rendent les marchés vulnérables à des corrections, comme on l’a vu en 2022 avec l’inflation post-COVID.
  • Inégalités : Cette finance « déconnectée » bénéficie surtout aux détenteurs d’actifs (riches et institutions), creusant les écarts sociaux – un point que vous soulevez souvent dans vos analyses sur un capitalisme « productif et légitime ».
  • Dépendance à la Fed : Les investisseurs restent conditionnés au « Fed put » (soutien implicite), mais avec des dettes publiques records et une inflation latente, une normalisation monétaire pourrait être brutale.
  • L’absence de « exit » que vous mentionnez résonne encore : Powell a tenté des hausses de taux en 2018 et 2022, mais a souvent pivoté face aux marchés.

Globalement, cet échange illustre bien comment la politique monétaire est devenue un outil de préservation des marchés plutôt que de l’économie réelle.

Il invite à une réflexion plus large sur la réforme du système financier, peut-être vers plus de régulation ou un retour à des fondamentaux.

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