Nos dirigeants ont adopté la technique du « Grand Mensonge ».

Les mécanismes de cet outil de domination sont préfigurés dans le concept hitlérien du « Grand Mensonge » .

Il s’agit de l’idée que l’énormité même d’un mensonge le rend crédible, puisque l’imagination populaire repose sur le postulat que personne n’oserait inventer un mensonge colossal.

Son efficacité est multipliée ensuite par la puissance de répétition bien sur et par la caution par les pseudo experts aux ordres.

Le Grand Mensonge Hitlerien

Le concept du « Grand Mensonge » hitlérien, tel que décrit généralement représente une technique de manipulation psychologique et propagandiste.

Il est présenté comme un mécanisme préfigurant une « inversion de la confiance », où la vérité et le mensonge sont subvertis pour influencer les masses.

Ce principe, théorisé par Adolf Hitler, repose sur l’idée que l’énormité d’un mensonge peut paradoxalement renforcer sa crédibilité.

Le « Grand Mensonge » consiste en l’affirmation d’un mensonge d’une échelle colossale, dont l’énormité même le rend « croyable » aux yeux du public.

Le raisonnement sous-jacent est que l’imagination populaire est limitée par un postulat fondamental : les individus ordinaires conçoivent difficilement qu’une personne ou un groupe puisse inventer une falsification d’une telle magnitude.

En d’autres termes, les gens tendent à croire que les mensonges restent confinés à des échelles modestes, et qu’un mensonge géant dépasse l’audace humaine imaginable.

Ce mécanisme opère une « inversion de la confiance » : au lieu de s’appuyer sur des faits vérifiables ou des preuves rationnelles, la confiance est détournée vers l’invraisemblance perçue du mensonge.

Cette inversion est exposée dans la pensée hitlérienne, indiquant que Hitler a anticipé ou théorisé comment exploiter cette faille psychologique pour des fins politiques.

L’énormité agit comme un bouclier : elle décourage le scepticisme immédiat, car le public, ancré dans ses propres limites morales et imaginatives, rejette l’idée d’une tromperie aussi flagrante.

Le texte met en lumière une dynamique psychologique profonde :

l’imagination populaire repose sur des postulats de normalité et d’honnêteté relative.

Les gens s’attendent à des mensonges mineurs comme des exagérations quotidiennes, mais un « mensonge colossal » défie cette attente, le rendant paradoxalement plus acceptable.

Cela crée une boucle de crédulité : une fois accepté, le mensonge s’auto-renforce, car le contester impliquerait d’admettre avoir été dupé par quelque chose d’évident en rétrospective.

Sur le plan social, cette inversion de la confiance peut servir de fondement à des campagnes de propagande massives.

Dans un contexte hitlérien, ce concept a été utilisé pour subvertir les institutions et les perceptions collectives, en transformant des fabrications extrêmes en vérités admises.

Par exemple, l’énormité d’accusations ou de promesses politiques peut être exploitée pour mobiliser les foules, en exploitant leur réticence à imaginer une malhonnêteté à grande échelle.

Bien entendu il y a des limites : si l’imagination populaire est le pilier du mécanisme, alors une société éduquée ou sceptique pourrait résister à cette inversion.

Le postulat que « personne n’oserait » inventer un tel mensonge repose sur une vision pessimiste de l’humanité, qui pourrait être contestée par des preuves contraires ou une analyse critique.

Le « Grand Mensonge » n’est pas infaillible ; il dépend de la passivité ou de l’ignorance du public.

Le « Grand Mensonge », , illustre une stratégie sophistiquée d’inversion de la confiance, où l’énormité d’un mensonge devient son atout principal.

En s’appuyant sur les limites de l’imagination populaire, sur la censure des reflexions critiques, ce concept révèle comment la propagande peut transformer le mensonge en outil de pouvoir.

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