Mon opinion: à partir de maintenant, Kevin va endosser le costume opportuniste , ayant fait allégeance à Trump, il va devoir faire allégeance aux autorités qui vont le confirmer ou pas. Ne croyez plus rien de ce qu’il va dire, ce seront des paroles de circonstances , des paroles promotionnelles.
A partir de mainteant on va lui construire une image!
Le fond du problème n’est pas dans la nomination de Kevin Warsh,mais dans son pouvoir réel: finalement, en bout du compte est ce que la Fed peut vraiment mener une politique différente de celle qu’elle a menée jusqu’ici?
Elle est otage de tout, des marchés, de l’économie mal ajustée, du budget délirant, de l’international et des contradictions de type Triffin, et maintenant elle va être otage de Trump, est-ce que c’e n’est pas trop?
La Fed vient de voir coincée dans une dépendance supplémentaire!
Cet extrait d’entretien, diffusé sur Fox Business en octobre (probablement 2025, met en scène l’animateur Larry Kudlow interviewant Kevin Warsh, ancien gouverneur de la Réserve fédérale (Fed).
Le sujet principal est l’économie américaine en pleine expansion (croissance estimée à 4 % selon la Fed d’Atlanta), et la nécessité d’adapter la politique monétaire pour l’accommoder.
Warsh loue les politiques économiques du président Trump pour leur impact positif sur la croissance et la baisse des prix, tout en critiquant sévèrement la Fed actuelle pour ses erreurs passées (comme la stagflation) et son manque d’alignement avec l’administration.
Il plaide pour une refonte complète de la Fed : nouveau management, changement de cadre opérationnel, de modèles et de personnel, avec un focus sur « Main Street » (l’économie réelle) plutôt que sur Wall Street.
Il suggère de réduire le bilan de la Fed pour libérer des fonds vers l’économie réelle, baisser les taux d’intérêt (de 4 % à 2 %) afin de relancer le logement et soutenir la révolution technologique impulsée par Trump.
L’entretien met en lumière un contraste marqué entre l’enthousiasme pour les politiques trumpiennes – vues comme un moteur de croissance domestique au détriment de l’économie globale (baisse des commodities due à la domination américaine) – et une critique acerbe de la Fed, accusée d’avoir freiné l’économie par des politiques contre-productives.
Warsh positionne la Fed comme un obstacle à surmonter, en opposition aux succès de Trump, et propose des solutions radicales : une restructuration pour aligner la banque centrale sur une économie centrée sur « Main Street », avec des baisses de taux agressives et une réduction du bilan pour favoriser les investissements réels (logement, technologie).
Cela reflète une vision pro-croissance, pro-Trump, typique d’un discours conservateur sur Fox, mais aussi une critique institutionnelle profonde.
Le ton est optimiste sur l’économie US, mais alarmiste sur les risques d’erreurs futures de la Fed, qui pourrait « arrêter » une croissance trop forte.
Dans le contexte de janvier 2026, cela semble illustrer comment Warsh s’aligne politiquement avec Trump, potentiellement pour briguer un poste clé comme président de la Fed.
Citations significatives
- Sur la nécessité d’un changement à la Fed : « So in two words new management. That’s what we need Larry. »
- Sur l’impact des politiques de Trump : « U.S. economy is booming […] because president’s policies are hitting our economy first […] His policies lead to stronger growth and lower prices. »
- Critique de la Fed : « I wish you can say same about the federal reserve their policies have led something stagflation their policies did a lot of harm and president has to dig out from those. »
- Conflit entre Fed et président : « Fed’s policy are working at cross purposes with presidents’ policies thankfully, presidents policies so strong they’re doing it. »
- Propositions concrètes : « What the Fed really needs is change operating framework they need change models they need to change a lot personnel […] They need to take balance sheet down and redeploy that money to Main Street. »
- Sur les taux d’intérêt : « Why couldn’t taken target rate from 4-2? […] Lower interest rates a lot, so doing get 30 years fixed morgage so affordable housing market going again. »
- Avertissement final : « What worries me […] is the Fed gonna make its sixth or seventh big mistake […] instead of saying oh my gosh economies too strong we better stop this. »
Cet extrait révèle un Kevin Warsh en mode « loyaliste » trumpien, loin de l’image d’un faucon indépendant : il utilise l’entretien pour flatter les politiques présidentielles tout en appelant à une purge à la Fed, ce qui etait bien sur une candidature déguisée à un rôle majeur dans l’administration.
C’est un discours habile, mêlant optimisme économique à une critique institutionnelle, mais il ignore les risques inflationnistes ou globaux d’une telle dérégulation.
La Fed est devenu une arme politique et un bouc émissaire.
EN PRIME
Biographie
Kevin Warsh, de son nom complet Kevin Maxwell Warsh, est un financier américain, ancien haut responsable de la Réserve fédérale (Fed) et figure influente dans les cercles économiques conservateurs.
Jeunesse et formation
Né le 13 avril 1970 à Albany (New York), il est le plus jeune d’une fratrie de trois enfants. Il grandit dans la banlieue de Loudonville (upstate New York), ce qu’il cite souvent comme source de compréhension de l’économie réelle (« Main Street »).
Il obtient un Bachelor of Arts (avec mention) en politiques publiques de l’université Stanford en 1992, avec une spécialisation en économie et sciences politiques.
Il poursuit à Harvard Law School, où il se concentre sur le croisement entre droit, économie et régulation, et obtient son J.D. (doctorat en droit) en 1995.
Carrière professionnelle
- 1995-2002 : Chez Morgan Stanley à New York, il travaille dans le département fusions-acquisitions (M&A), devenant vice-président puis executive director. Il conseille des entreprises dans divers secteurs (industrie, matériaux, services, technologie) et structure des transactions sur les marchés de capitaux.
- 2002-2006 : Sous l’administration George W. Bush, il est nommé Special Assistant to the President for Economic Policy et Executive Secretary du National Economic Council (NEC) à la Maison Blanche, où il conseille directement le président sur les politiques économiques.
- 2006-2011 : Nommé par George W. Bush au Board of Governors de la Federal Reserve à seulement 35 ans (le plus jeune gouverneur de l’histoire de la Fed). Il y joue un rôle clé pendant la crise financière de 2008 : liaison principale avec Wall Street, impliqué dans le sauvetage d’AIG, la vente forcée de Bear Stearns à JPMorgan, et les réponses de la Fed. Il représente la Fed au G20 et auprès des économies émergentes/asiatiques. Il est décrit par Ben Bernanke comme un proche conseiller précieux pour ses contacts politiques et à Wall Street, mais aussi comme un « hawk » (faucon) prudent sur l’assouplissement monétaire (réserves sur QE2, inquiétudes sur l’inflation et la distorsion des marchés).
- Il quitte la Fed en mars 2011.
Depuis 2011 :
- Partenaire au Duquesne Family Office (lié à Stanley Druckenmiller).
- Shepard Family Distinguished Visiting Fellow en économie à la Hoover Institution (Stanford).
- Lecturer / Dean’s Visiting Scholar à la Stanford Graduate School of Business.
- Membre de conseils d’administration : UPS, Coupang (e-commerce coréen).
- Autres rôles : Trustee au Group of Thirty (G30), Panel of Economic Advisers du Congressional Budget Office (CBO).
- Il publie et intervient souvent sur la politique monétaire, critiquant parfois la Fed pour « mission creep » (dérive vers des sujets comme le climat ou la DEI) et appelant à des réformes.
Vie personnelle
En 2002, il épouse Jane Lauder (héritière de la famille Estée Lauder, fortune estimée à plusieurs milliards).
Son beau-père, Ronald Lauder (milliardaire, ancien ambassadeur, donateur républicain et ami de longue date de Trump), renforce ses connexions politiques.
Actualité récente (janvier 2026)
Le 30 janvier 2026, le président Donald Trump annonce sa nomination comme prochain Chairman of the Federal Reserve (président de la Fed), pour succéder à Jerome Powell dont le mandat expire en mai 2026.
Cette nomination fait suite à des mois de spéculations (Warsh était sur la shortlist depuis 2025). Elle suscite des débats : louanges pour son expérience et ses compétences, critiques (notamment de la part de démocrates comme Elizabeth Warren) sur son passé perçu comme pro-Wall Street, et opposition potentielle au Sénat (ex. Sen. Thom Tillis bloquant jusqu’à résolution d’enquêtes sur Powell).
Warsh a évolué vers un discours plus aligné sur des baisses de taux agressives tout en restant critique sur l’indépendance et le mandat de la banque centrale.