Une opinion qui rejoint point par point la mienne sur le risque Kevin Warsh

Jeroen Blokland

Supposons que le nouveau président de la Fed, Warsh, devienne véritablement un défenseur de la lutte contre l’inflation, en déflatant les marchés financiers, en réduisant le bilan et en baissant les taux pour soutenir l’économie réelle.

Trump, ou sa base politique, saisissent-ils pleinement les implications d’une telle combinaison de politiques ?

L’économie américaine est profondément financiarisée. Tout repli significatif des marchés financiers aura inévitablement des répercussions sur l’économie réelle.

Réduire le bilan de la Fed mettrait immédiatement à rude épreuve un système financier dans lequel environ 75 % des transactions consistent à refinancer la dette existante.

Cela soulèverait également une question inévitable : qui absorbera les milliers de milliards de dollars de nouvelles émissions de dette américaine ? Toute réponse honnête doit nécessairement inclure une forme de répression financière.

Baisser les taux d’intérêt pour soutenir la croissance économique n’élimine pas le risque d’inflation. Cela ne fait que déplacer l’inflation des actifs financiers vers l’économie réelle. Politiquement, c’est un choix dangereux.

Un système fondé sur la dette, où la croissance du PIB dépend de plus en plus d’un endettement croissant, ne peut rester stable que si la soutenabilité de cette dette est garantie en dernier ressort par la banque centrale, un régime de domination budgétaire.

S’engager résolument dans la direction opposée, alors même que les charges d’intérêts devraient exploser, risque de transformer les tensions en une véritable explosion.

Si le récit de Warsh venait à se concrétiser pleinement, les États-Unis s’exposeraient à de sérieux problèmes.

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