Epstein, le déclin de l’Occident et l’effondrement moral des élites | ZeroHedge
Ce qui est en jeu, ce n’est plus de savoir qui a « visité l’île » ou qui a « pris place à bord de l’avion d’Epstein ». Ce qui est en jeu, c’est le fait que des réseaux de ce genre n’existent que grâce à une protection institutionnelle profonde. Il n’y a pas de pédophilie rituelle, pas de trafic d’êtres humains à l’échelle transnationale, pas de production systématique de contenus extrêmes sans couverture politique, policière, judiciaire et médiatique. Ce n’est pas un complot : c’est la logique du pouvoir.
À partir de ce moment, l’Occident ne peut plus se retrancher derrière l’idée d’un déclin progressif. Il ne s’agit plus simplement d’une dégénérescence culturelle ou d’une perte de valeurs.
Il s’agit de quelque chose de plus sombre : une élite qui opère en dehors de toute limite morale reconnaissable et qui, pourtant, continue de gouverner. Des personnes impliquées directement ou indirectement dans ce monde continuent de décider des élections, des guerres, des politiques économiques et du destin de sociétés entières.
S’il y a un point positif à retenir de cette période, c’est bien la fin de la naïveté.
Il n’est plus possible de prétendre que le système est « malade mais récupérable ». Ce qui restait du projet (anti-) civilisationnel occidental a été rongé de l’intérieur. L’avenir est encore incertain et sera contesté par tous les moyens possibles et nécessaires.
Mais une chose est claire : après Epstein, plus rien ne peut être comme avant. Quiconque fait comme si de rien n’était ne comprend pas la gravité des révélations ou fait semblant de ne pas la comprendre.
Lucas Leiroz, ZeroHedge