Epstein: tous les chemins menaient-ils à Moscou ou à Tel Aviv ? Avec une note personnelle.

Max Blumenthal rejoint la juge Napolitano dans l’émission « Judging Freedom » pour expliquer comment l’obsession de Netanyahu pour la guerre contre l’Iran – alimentée depuis l’Irak et désormais relayée par les liens d’Adelson et d’Epstein – pousse Trump à exiger la capitulation totale de Téhéran lors des négociations à Oman.

Il dénonce les conditions absurdes imposées par les États-Unis : le démantèlement des missiles balistiques et de la capacité de rupture nucléaire qui a dissuadé Israël lors de son offensive de douze jours, rappelant le désarmement fatal de Kadhafi.

Blumenthal établit un lien entre le déploiement de porte-avions et les tensions régionales et la stratégie israélienne visant à enliser les États-Unis dans des conflits interminables au Moyen-Orient, tandis que JD Vance relaie les mensonges des néoconservateurs et que les médias britanniques minimisent les liens d’Epstein avec Israël en les qualifiant d’« agents russes ».

Voici l’essentiel de la vidéopublié par The Grayzone sous le titre « Epstein: Did All Roads Lead to Moscow, or Tel Aviv ? » .

C’est une discussion animée par le juge Andrew Napolitano, qui remet en question les récits médiatiques sur les liens de Jeffrey Epstein.

Points principaux :

  • Le focus central est sur les liens d’Epstein avec Israël (Tel Aviv), plutôt qu’avec la Russie (Moscou).
  • Les médias britanniques (et certains récits occidentaux) tentent de détourner l’attention vers une supposée connexion russe (« Epstein comme actif russe »), pour minimiser ou masquer les empreintes israéliennes beaucoup plus évidentes et extremement bien documentées.
  • Blumenthal lie cela à des dynamiques plus larges :
    • L’obsession de longue date de Netanyahu pour une guerre contre l’Iran, influencée par des figures comme Sheldon Adelson (grand donateur pro-Israël décédé) et par extension Epstein.
    • Les connexions entre Epstein, des cercles israéliens (ex. Ehud Barak souvent cité ailleurs), et des influences sur la politique US (notamment sous Trump).
  • Contexte géopolitique actuel évoqué :
    • Pressions US sur l’Iran (ex. exigences de capitulation totale à Oman, démantèlement des missiles et capacités nucléaires).
    • Comparaison avec le désarmement de Kadhafi en Libye (qui a mené à sa chute).
    • Déploiements militaires US (porte-avions, etc.) servant les intérêts israéliens pour entraîner l’Amérique dans des conflits prolongés au Moyen-Orient.
    • Critiques des figures comme JD Vance accusées de répéter des narratifs néoconservateurs.
  • La thèse sous-jacente : les « routes » d’Epstein ne mènent pas vraiment à Moscou, mais bien plus clairement à Tel Aviv. L’évocation d’un lien russe serait une opération de désinformation ou de deflection pour protéger les aspects israéliens de l’affaire Epstein.

En résumé, ce n’est pas une enquête approfondie nouvelle sur Epstein, mais une critique médiatique et géopolitique : The Grayzone accuse les médias mainstream de détourner l’attention vers la Russie pour cacher les connexions israéliennes d’Epstein, tout en reliant cela à la politique actuelle d’Israël/Iran et aux influences sur les États-Unis.

EN PRIME

Voici un résumé factuel des liens documentés entre Jeffrey Epstein et Israël, basé sur des sources publiques, fuites d’emails, documents judiciaires (Epstein Files récents de 2025-2026), témoignages et enquêtes journalistiques (Drop Site News, Al Jazeera, The Grayzone, etc.).

La plupart de ces éléments sont des connexions établies (financières, personnelles, business), mais bien sur, les conclusions ou allégations d’un rôle direct comme agent Mossad (ou « piège à miel  » pour chantage) restent des théories difficiles à prouver!

  • Ehud Barak (ancien Premier ministre, ministre de la Défense, chef du renseignement militaire israélien) :
    • Relation très proche et prolongée (2013-2017+).
    • Barak a visité la résidence d’Epstein à New York des dizaines de fois (logs, photos, témoignages).
    • Emails fuités (2025) montrent Epstein comme conseiller financier, fixer et ami de Barak : il organisait des rencontres business (ex. vente d’empire pétrolier US, drone company israélienne, tech malaria, investissements logistiques).
    • Epstein a investi 1 million $ dans une société de Barak (2015).
    • Barak a reçu ~2,3 millions $ d’une fondation liée à Epstein/Wexner (2004-2006) pour « recherche » vague.
    • Ils ont co-fondé Carbyne (tech surveillance avec ex-agents israéliens).
    • Epstein a servi d’intermédiaire pour des meetings entre Barak et des milliardaires UAE (Sultan Ahmed bin Sulayem, DP World) avant les Accords d’Abraham.
    • Barak introduit à Epstein par Shimon Peres (selon certaines sources).
  • Les Wexner (milliardaire, fondateur Victoria’s Secret/L Brands) :
    • Principal soutien financier d’Epstein (lui a donné des millions, des pouvoirs sur fortune).
    • Wexner membre du Mega Group (groupe secret de milliardaires pro-Israël, focus « philanthropie et judaïsme », dévotion à Israël).
    • Epstein gérait l’argent de Wexner ; liens via fondation Wexner qui a financé Barak.
    • Témoignage Maria Farmer (victime) : réseau Epstein comme « Jewish supremacist blackmail ring » lié à Mega Group et Wexner.
  • Ghislaine Maxwell et son père Robert Maxwell :
    • Robert Maxwell (médias, mort 1991) soupçonné d’être asset Mossad (vendu tech/Promis software à Israël)a reçu des funerailles nationales en israel.
    • Ghislaine (fille) proche d’Epstein a bénéficié de la continuité et du fonds de commerce de son père.
  • Autres éléments :
    • Un officier renseignement israélien (Yoni Koren, ex-aide Barak, liens Aman/Mossad) a séjourné des semaines chez Epstein (2013-2016), selon fuites Drop Site.
    • Epstein a plaisanté dans email (2018) sous forme de denegation : « make clear that I don’t work for Mossad » en arrangeant meeting Barak-Qatar.
    • Voyage 1989 avec congressman US pour business Israël-pays arabes (via Wexner).
    • Allégations de haut niveau : Epstein recruté Mossad, formé par Barak ; Alan Dershowitz (avocat Epstein) aurait dit au procureur Acosta qu’Epstein « belonged to intelligence » (US + allied, incl. Israël) – selon un rapport FBI.

Théories du chantage Mossad

  • Sources : Ari Ben-Menashe (ex-Israélien, crédibilité contestée), Maria Farmer, Steven Hoffenberg, Drop Site investigations.
  • Idée : Epstein aurait dirigé opération honeytrap (pièges sexuels filmés) pour chantage pro-Israël sur élites US/UK.
  • Déni officiel : Naftali Bennett, Barak, Ghislaine Maxwell (« je ne pense pas qu’il était Mossad »).
  • Sondage US (2025) : 45% croient Epstein collaborait avec service étranger (27% Israël, 30% Russie).

Contexte The Grayzone / Max Blumenthal

  • Ils insistent : « toutes les routes mènent à Tel Aviv, pas Moscou ».
  • Critiquent médias mainstream pour focus sur liens russes (désinformation pour cacher Israël).
  • Blumenthal : réseau Epstein plein de sympathie pro-Israël ; Epstein aurait dit à Bannon « all roads run through Tel Aviv ».
  • Relient à influence Netanyahu, guerre Iran, etc.
  • les liens prouvés avec la banque Rothschild du Luxembourg et Ariane sont à la fois évidentes et révélateurs

En résumé : les liens personnels/financiers/business avec Barak, Wexner et cercles israéliens sont très documentés (emails, investissements, visites).

Les aspects espionnage/Mossad sont impossibles à prouver évidemment , basés sur coïncidences, fuites et témoignages indirects – pas de preuve irréfutable publique.

Les récentes publications des Epstein Files (2025-2026) ont renforcé les connexions Barak/Israël, mais médias US les couvrent peu.

Note BB:

J’ai bien connu Robert Maxwell, le père par l’intermédiaire de Jean Claude Colliard, alors Directeur de cabinet du président Mitterrand.

Nous avons été associés pour reprendre l’ACP, l’Agence Centrale de Presse, fournisseur d’informations pour la presse de Province en France.

Mon expérience directe avec lui et son fils Ian Maxwell me conduisent à penser que Maxwell était anti soviétique et anti russe actif. Très actif.

Ainsi il aidait en France les groupes trotskistes qui luttaient contre les soviétiques, les staliniens , les communistes, la CGT.

Les Maxwell étaient très introduits auprès de toute la mouvance trotskiste anti-communiste et anti-russe qui gravitait autour de Mitterrand, Jospin, André Bergeron et même auprès de l’extrême droite issue de la Collaboration de l’IHS…

Il connaissait bien le leader trotsksite Lambert et le fils de celui ci .

EN PRIME

Maxwell et Israël.

Voici un résumé factuel des liens de Robert Maxwell avec Israël, basé sur des sources publiques, enquêtes journalistiques, livres d’investigation et documents historiques (Wikipedia, The Guardian, Times of Israel, livres comme Robert Maxwell, Israel’s Superspy de Gordon Thomas et Martin Dillon, témoignages d’Ari Ben-Menashe, etc.).

Maxwell (né Ján Ludvík Hyman Binyamin Hoch en 1923 en Tchécoslovaquie, juif) a fui le nazisme, servi dans l’armée britannique pendant la WWII (où il a gagné la Military Cross), puis est devenu un magnat des médias britanniques (propriétaire du Daily Mirror, etc.).

Sa mort en 1991 (noyade au large des Canaries depuis son yacht Lady Ghislaine) reste controversée : accident, suicide ou meurtre ?

Liens documentés et forts avec Israël

  • Soutien précoce à Israël (1948) : Maxwell a joué un rôle clé dans l’aide tchécoslovaque à Israël pendant la guerre d’indépendance (1948). Selon des historiens comme John Loftus et Mark Aarons, il a aidé à passer apr contrebande des pièces d’avions et armes depuis la Tchécoslovaquie communiste vers Israël, contribuant à la suprématie aérienne israélienne. C’était une opération cruciale pour le jeune État.
  • Investissements et amitiés en Israël : Dans les années 1980, Maxwell a investi massivement dans des entreprises israéliennes (édition, pharma, tech/informatique). Il était vu comme un grand ami d’Israël, avec des connexions politiques hautes (rencontres avec des Premiers ministres comme Yitzhak Shamir).
  • Funérailles quasi-étatiques en Israël (1991) : Après sa mort, Israël lui a accordé des obsèques dignes d’un héros national :
    • Enterré sur le Mont des Oliviers à Jérusalem (cimetière prestigieux face au Mur des Lamentations).
    • Cérémonie avec le Premier ministre Yitzhak Shamir, le président Chaim Herzog, et de nombreux officiels du renseignement.
    • Shamir a déclaré dans son éloge funèbre : Maxwell « a fait plus pour Israël que ce qui peut être dit aujourd’hui ».
    • Shimon Peres (autre figure clé) a aussi été impliqué dans les hommages.

Allégations de liens avec le Mossad .

Elles reposent sur :

  • Témoignage d’Ari Ben-Menashe (ex-officier du renseignement militaire israélien) : Peu avant la mort de Maxwell, il a affirmé publiquement que Maxwell était un agent Mossad de longue date, avec le rédacteur en chef du Daily Mirror (Nicholas Davies). Ben-Menashe l’a répété dans des interviews et livres.
  • Affaire PROMIS (logiciel d’espionnage) : Maxwell est accusé d’avoir été le vendeur mondial d’une version piratée et « backdoorée » (avec porte dérobée israélienne) du logiciel PROMIS (outil du DOJ US pour la gestion de cas). Mossad aurait volé le code source via Inslaw (US), ajouté un backdoor pour espionner les utilisateurs (gouvernements, banques, armées), et Maxwell l’aurait vendu à des dizaines de pays (Chine, Russie, Inde, etc.). Sources : livres de Gordon Thomas, Ari Ben-Menashe, enquêtes US.
  • Autres soupçons : Liens triples (MI6 britannique, KGB soviétique, Mossad). Le Foreign Office britannique le soupçonnait d’être un agent double/triple. Il aurait aussi aidé Mossad dans d’autres ops (ex. rapport sur Mordechai Vanunu, le lanceur d’alerte nucléaire israélien).
  • Théorie de l’assassinat par Mossad : Dans Robert Maxwell, Israel’s Superspy (2002) et d’autres, les auteurs affirment que Mossad l’aurait éliminé (nerve agent ou meurtre) car il devenait un passif financier (dettes massives, tentative d’extorsion de 400 millions £ pour se sortir du trou). Il aurait menacé de révéler des secrets si Israël refusait de l’aider.

Contexte

  • Preuves directes : Pas de documents déclassifiés Mossad confirmant qu’il était agent. Les liens sont basés sur témoignages indirects (Ben-Menashe, dont la crédibilité est contestée), faits objectifs (funérailles, investissements), et livres d’investigation..
  • Lien avec Epstein : Via sa fille Ghislaine (proche d’Epstein), ces allégations se prolongent : certains (Ben-Menashe, etc.) disent que Maxwell a introduit Epstein dans des cercles Mossad/honeytrap.

En résumé : les liens financiers, politiques et historiques de Maxwell avec Israël sont très solides et officiels (soutien 1948, investissements, funérailles héroïques).

Les aspects espionnage Mossad (PROMIS, agent) sont des allégations plausibles sinon probables.

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