(lettre officielle du Département de la Justice des États-Unis) :U.S. Department of Justice
Office of Legislative Affairs
bureau du Procureur général adjoint
Washington, D.C. 20530
Aux Membres du Congrès :Conformément à l’engagement du Département de la Justice en faveur d’une transparence maximale concernant notre respect de la Epstein Files Transparency Act, je vous écris pour confirmer que le Département met à disposition des versions non caviardées (unredacted) de plus de trois millions de pages de documents rendus publics, pour examen par les membres des deux Chambres du Congrès à partir du lundi 9 février 2026. Tout membre du Congrès souhaitant examiner ces documents non caviardés pourra le faire selon le protocole décrit ci-dessous :
- L’examen aura lieu sur des ordinateurs dans une salle de lecture au Département de la Justice, de 9h00 à 18h00, du lundi au vendredi.
- Les membres doivent notifier au moins 24 heures à l’avance leur créneau horaire préféré au Bureau des Affaires législatives du Département.
- Aucun appareil électronique extérieur ne sera autorisé dans la salle de lecture.
- Les membres peuvent prendre des notes.
- Les membres doivent respecter toutes les restrictions légales applicables concernant la diffusion de toute information examinée.
- Le Département tiendra un registre des dates et heures de tous les examens effectués par les membres.
- L’examen est réservé aux membres eux-mêmes ; le personnel ne sera pas autorisé dans la salle de lecture.
Nous sommes convaincus que cet examen démontrera davantage la bonne foi du Département dans le traitement approprié d’un volume énorme de documents en un temps très court. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter le Bureau des Affaires législatives.
Sincèrement, PATRICK DAVIS
Patrick D. Davis
Procureur général adjoint
Assistant Attorney General Signé numériquement par PATRICK DAVIS
Date : 2026.02.06 10:09:52 -05’00’CommentaireCe document est une lettre authentique (datée du 6 février 2026) envoyée par Patrick D. Davis, Assistant Attorney General pour les Affaires législatives au Département de la Justice (DOJ) américain, à tous les membres du Congrès (535 personnes : Sénat + Chambre des représentants).
Commentaire
- En novembre 2025, le président Trump a promulgué la Epstein Files Transparency Act (loi exigeant la publication la plus complète possible des documents du DOJ liés à Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell).
- Fin janvier 2026 (le 30 janvier précisément), le DOJ a publié une très grosse vague de documents : environ 3,5 millions de pages au total (dont plus de 3 millions dans le dernier lot), avec 2 000 vidéos et 180 000 images.
- Cependant, une partie importante des documents reste caviardée (redacted) pour protéger les victimes, des informations personnelles, etc. De plus, le DOJ dit avoir environ 6 millions de pages au total, mais n’en a publié qu’une partie.
- Des critiques (notamment de démocrates comme Jamie Raskin) ont accusé le DOJ de ne pas respecter pleinement la loi en caviardant trop ou en retenant des documents.
Ce que dit cette lettre :
Le DOJ ouvre donc un accès physique et sécurisé (mais pas public ni numérique) aux versions non caviardées des documents déjà publiés publiquement. Cela répond aux demandes insistantes de certains membres du Congrès de vérifier si les caviardages sont justifiés (et non motivés par des raisons politiques ou de « gêne » pour des personnalités).
Points importants / limites :
- Accès très encadré : uniquement sur place, sans téléphone ni ordinateur personnel, pas de copies, pas de staff autorisé → cela empêche toute fuite massive ou publication immédiate.
- Seulement pour les membres élus eux-mêmes (pas leurs collaborateurs).
- Cela concerne uniquement les documents déjà rendus publics (les 3 millions de pages) pas les 2–3 millions de pages supplémentaires que le DOJ n’a pas publiées du tout.
- Le ton est défensif : le DOJ insiste sur sa « bonne foi » et le « temps record » pour traiter un tel volume, ce qui suggère qu’il veut contrer les accusations de rétention d’information.
En résumé : c’est une mesure de transparence partielle et contrôlée, qui permet à des élus de vérifier les caviardages sans pour autant ouvrir les vannes complètement au public.
Cela fait suite à une pression politique importante autour du dossier Epstein, qui reste extrêmement sensible (noms de personnalités puissantes, questions sur les protections passées, etc.).
On peut s’attendre à ce que certains membres du Congrès (des deux partis) aillent consulter ces documents dès le 9 février 2026 et en parlent publiquement ensuite.