Trump aux abois passe maintenant à l’attaque sur la Cour Supreme!

« Marché boursier record, et Sécurité nationale, propulsés par nos Grandes TAXES DOUANIÈRES. Je prédis 100 000 sur le DOW d’ici la fin de mon mandat. SOUVENEZ-VOUS, TRUMP AVAIT RAISON SUR TOUT ! J’espère que la Cour suprême des États-Unis est en train de regarder. »

Cette déclaration de Trump, postée le 6 février 2026 sur X exprime à la fois l’aggravation du mal mégalomaniaque dont souffre Trump, son inquiétude face aux risques de sanction sur ses droits douane, et finalement son affolement face à l’accumulations d’échecs tous azimuts :

-échec du DOGE sur la baisse des dépenses budgétaires

-échec sur la réindustrialisation avec l’emploi manufacturier en chute

-échec sur la prise en charge des droits de douane qui sont payés non par les exportateurs mais par les importateurs et les consommateurs

-échec sur le secteur crypto et le Genius Act en cours d’effondrement

-échec sur le pouvoir d’achat des ménages et la question de l’affordabilité

etc etc

Son intervention peut être décomposée en plusieurs éléments clés :

  • Revendication économique et sécuritaire : Trump attribue la performance record du marché boursier (en référence à l’indice Dow Jones) et des avancées en matière de sécurité nationale à ses politiques de tarifs douaniers. Cela s’inscrit dans sa rhétorique récurrente selon laquelle les tarifs protègent l’économie américaine contre la concurrence étrangère, en particulier de la Chine, et stimulent la production nationale.
  • En réalité, les tarifs ont été un pilier de sa politique économique depuis son premier mandat, avec des augmentations récentes sous son administration actuelle, mais des économistes débattent de leur impact net : ils peuvent booster certains secteurs domestiques, mais augmentent aussi les coûts pour les consommateurs et les entreprises américaines.
  • Prédiction audacieuse : Il prédit que le Dow Jones atteindra 100 000 points d’ici la fin de son mandat (prévu en 2029, assumant une réélection en 2024). À titre de comparaison, le Dow oscille autour de 40 000-50 000 points en début 2026 .
  • Une telle hausse (plus du double) impliquerait une croissance économique exceptionnelle, potentiellement irréaliste sans facteurs comme une inflation massive ou des bulles spéculatives. Cela sert à projeter une image d’optimisme et de leadership visionnaire.
  • Auto-glorification : La phrase en majuscules « REMEMBER, TRUMP WAS RIGHT ABOUT EVERYTHING! » est une affirmation hyperbolique typique de son style, renforçant son narratif personnel d’infaillibilité. C’est une technique rhétorique pour consolider sa base de supporters en rappelant ses prédictions passées ( exagérées) sur l’économie, la pandémie, ou les relations internationales.
  • Mention de la Cour suprême : La fin du message, « I hope the United States Supreme Court is watching », introduit une note de pression implicite. Cela n’est pas anodin : en février 2026, la Cour suprême examine plusieurs affaires liées aux actions de Trump, notamment la légalité de ses tarifs douaniers imposés via l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) avec une décision potentielle dès le 20 février.
  • Trump semble suggérer que la Cour devrait observer les «succès» économiques pour valider ses politiques, ce qui est une tentative d’influence sur une institution indépendante.

Globalement, le ton est triomphaliste en apparence mais en réalité profondément défensif, c’est un homme aux abois qui s’exprime, pas un leader serein!

Il mélange économie, politique et une pointe de menace institutionnelle, ce qui est cohérent avec son style communicationnel de Trump sur les réseaux sociaux.

Cette déclaration illustre bien la stratégie de Trump de tenter de lier son image personnelle à des indicateurs économiques positifs dans la perspective des élections de mid-term. Les sondages d’approbation sont mauvais, les résultats partiels effrayants, l’affaire ICE est une catastrophe, il risque de perdre le Sénat !

Les tarifs ont effectivement contribué à certains gains limités en matière de sécurité nationale, par exemple en réduisant la dépendance à des importations stratégiques, mais les études montrent qu’ils ont aussi coûté des emplois dans des secteurs exposés et augmenté l’inflation pour les Américains ordinaires.

La référence à la Cour suprême est préoccupante d’un point de vue institutionnel : elle frôle l’ingérence, même si elle reste vague. Les démocraties dépendent de la séparation des pouvoirs, et des commentaires publics de ce type érodent la confiance publique dans la justice tout en renforçant les polarisations .

Sur le fond, si les tarifs sont invalidés par la Cour, l’administration Trump prétend avoir des alternatives légales prêtes.

Dans les jours précédents, Trump a intensifié ses critiques contre la Fed, accusant le président Jerome Powell de ne pas baisser suffisamment les taux d’intérêt et lançant même une enquête criminelle du Département de la Justice contre lui pour des motifs comme des dépassements de budget sur des rénovations.

Il a nominé Kevin Warsh comme remplaçant potentiel de Powell (dont le mandat expire en mai 2026), qualifiant Powell de « jerk » et exigeant des baisses de taux pour stimuler l’économie

Maintenant, avec cette attaque de la Cour suprême, Trump passe à une autre institution clé.

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