Voici une version résumée et simplifiée du texte de Lyn Alden, que je considère comme l’une des meilleure en terme de comprehension des politiques monétaires.
Lyn comme Howell et moi pense que c’est la politique monétaire qui « produit » les valeurs des actifs financiers.
Elle s’est plantée sur Bitcoin, mais c’est un autre sujet. Je le sais car, dans un contact , elle a essayé de me persuader et de changer mon avis négatif sur les cryptos.
Ce résumé est rédigé pour être accessible à des non-spécialistes (sans jargon technique inutile, avec des explications claires et des phrases courtes).
Ce que dit sa lettre d’information est que la Fed change de direction.
Jusqu’à récemment, la Fed réduisait lentement la taille de son bilan -c’est-à-dire la masse les actifs qu’elle possède, surtout des obligations d’État-. et maintenant, elle va augmenter son bilan progressivement.
Le mot important est « progressivement« .
Pourquoi ?
- Les banques ont parfois manqué de liquidités (argent disponible au jour le jour).
- La Fed veut éviter des tensions sur les taux d’intérêt à court terme.
- Elle achète surtout des obligations d’État à très court terme (moins de 3 ans).
Au départ : environ 40 milliards de dollars par mois (surtout jusqu’à la déclaration d’impôts d’avril 2026, période où l’argent sort beaucoup du système).
Ensuite : un rythme plus normal de 20 à 25 milliards par mois en moyenne (selon Jerome Powell).
Ce n’est pas comme les gros plans d’urgence (les QE massifs après 2008 ou Covid) qui visaient à relancer l’économie à tout prix. Là, c’est juste pour garder le système bancaire fluide et stable.
L’augmentation prévue en 2026 : entre 220 et 375 milliards de dollars , voire un peu plus si il y a des imprévus. C’est modeste comparé à la taille actuelle (environ 6 500 milliards) +3 à 6 % seulement.
Conséquences attendues
- Légère hausse des prix des actifs (actions, immobilier, etc.).
- Légère pression à la baisse sur le dollar.
- Rien de spectaculaire : d’autres facteurs (profits des entreprises, valorisations) compteront plus.
Il y a des scénarios plus extrêmes mais ils ne sont pas les plus probable en 2026:
- Si récession le déficit budgétaire explose cela oblige la Fed achète peut-être beaucoup plus d’obligations.
- Si grosse crise internationale (guerre financière, vente massive d’actifs US par des étrangers) , la Fed pourrait avoir à intervenir très fort (1 000 milliards ou plus en peu de temps).
Mais l’auteur pense que ça reste peu probable pour 2026-2027.
Le cas du Japon:
Une situation fragile mais pas catastrophique encore gérable
Les taux d’intérêt des obligations d’État japonaises montent vite certes c’est rare et ça fait peur parce que la dette du Japon est énorme (> 200 % du PIB).
Risques souvent cités :
- Hausse des coûts pour l’État japonais.
- Yen qui chute donc importations plus chères et donc inflation.
- Certains investisseurs endettés pourraient devoir vendre en urgence.
Mais l’auteur est moins inquiet :
- La Banque du Japon possède environ 50 % des obligations émises elle peut encaisser des pertes par une comptabilité creative
- Les banques japonaises sont plutôt solides en ce moment.
- Le Japon a d’énormes réserves à l’étranger ,dont beaucoup en dollars US) , il peut les vendre pour défendre le yen si besoin.
Le Japon va probablement gérer le problème (même si c’est compliqué)
Il n’y aura pas d’explosion imminente du système mondial.
Métaux précieux (or, argent, platine)
Ils ont explosé à la hausse récemment (or > 5 000 $/once, argent > 120 $/once, platine > 2 500 $/once), puis corrigé très fort fin janvier 2026.
Raisons de la hausse : méfiance envers les dettes des États surendettés , tensions géopolitiques, impression monétaire excessive.
Raisons de la chute : prise de bénéfices + nomination d’un futur président de la Fed perçu comme plus strict.
L’auteur considère
- Les métaux précieux ne sont plus « aussi avantageux » qu’ avant : ils étaient très sous-évalués il y a quelques années.
- Il reste positif à long terme (protection contre la dette et l’instabilité), mais conseille par prudence de ne pas surcharger son portefeuille, car la hausse peut être violente… mais la baisse aussi.
En résumé global
- La Fed va gonfler doucement son bilan → effet légèrement positif pour les actifs risqués.
- Le Japon a des soucis de dette, mais il a des outils pour tenir longtemps.
- Les métaux précieux restent intéressants comme assurance, mais plus autant qu’avant .
L’auteur continue de favoriser les actifs rares et de qualité (dont métaux précieux, certaines actions solides), tout en évitant les secteurs trop euphoriques.
LA LETTRE DE LYN ALDEN
Ce numéro de la lettre d’information analyse les conséquences du changement de cap de la Fed, passant d’une réduction à long terme de son bilan à une nouvelle tendance (prévue) d’expansion à long terme. Il aborde également la situation atypique du marché obligataire japonais et la forte volatilité des métaux précieux.
Ce numéro est réalisé avec YCharts , que j’utilise pour mes recherches et visualisations boursières et macroéconomiques. Vous pouvez accéder à un essai gratuit ici .
L’impression progressive
Dans ma précédente lettre d’information , j’expliquais comment les marchés financiers au jour le jour rencontraient des pénuries de liquidités et que la Fed allait probablement commencer à élargir son bilan dans un avenir proche. Contrairement à certains qui prévoient une période massive d’injection de monnaie (une « grosse injection » ou une « injection nucléaire »), j’ai parlé d’une « injection progressive ».
Peu après, la Réserve fédérale a annoncé qu’elle continuerait d’accroître son bilan afin de maintenir des réserves jugées suffisantes dans le système bancaire et de préserver la maîtrise des taux d’intérêt. Elle poursuivra la cession de titres adossés à des créances hypothécaires arrivant à échéance, tout en augmentant son portefeuille de titres du Trésor d’une durée maximale de trois ans.
Plus précisément, ils ont préconisé des achats de liquidités de 40 milliards de dollars par mois dans un premier temps, et ont anticipé le maintien de ce rythme d’achats élevé jusqu’à la période de déclaration d’impôts d’avril 2026. Selon eux, cela permettrait d’atténuer la récente pénurie de liquidités et de constituer une réserve pour faire face à la réduction annuelle des liquidités qui survient à chaque période de déclaration d’impôts. Par la suite, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, estime qu’un taux de croissance structurel de base du bilan se situe entre 20 et 25 milliards de dollars par mois.
Comme l’indique un communiqué publié aujourd’hui par la Réserve fédérale de New York, les achats de réserves obligatoires s’élèveront à 40 milliards de dollars au cours du premier mois et pourraient se maintenir à un niveau élevé pendant quelques mois afin d’atténuer les tensions attendues à court terme sur les marchés monétaires.
Par la suite, nous prévoyons une diminution du volume de ces achats, dont le rythme dépendra toutefois des conditions de marché.
[…]
Comme vous le savez, nous avons annoncé la reprise des achats de réserves. Cette mesure est totalement indépendante de la politique monétaire. Il s’agit simplement de maintenir un niveau de réserves suffisant. Pourquoi un tel montant ? La réponse est simple : le 15 avril approche, et notre cadre stratégique nous impose de maintenir des réserves importantes, même lorsque celles-ci sont temporairement faibles. C’est le cas, par exemple, à l’approche de la date limite de déclaration d’impôts. Les contribuables versent alors des sommes importantes à l’État, ce qui entraîne une chute brutale et temporaire des réserves. Cette accumulation saisonnière que nous observerons dans les prochains mois était donc inévitable, car le 15 avril est la date butoir. Par ailleurs, notre bilan connaît une croissance structurelle continue. Nous devons maintenir un niveau de réserves constant, que ce soit pour le système bancaire ou pour l’ensemble de l’économie. Ce seul facteur justifie une augmentation d’environ 20 à 25 milliards de dollars par mois.
— Conférence de presse de Jerome Powell, le 10 décembre 2025
Dans le compte rendu de la réunion du 10 décembre, le consensus des membres du FOMC prévoyait un montant de 220 milliards de dollars sur les douze mois suivants, soit un peu moins de 20 milliards de dollars par mois. L’estimation de Powell se situe donc dans la partie haute de la fourchette.
Le mécanisme est le suivant : la Réserve fédérale crée de nouvelles réserves bancaires ex nihilo, puis les échange avec les banques contre des titres du Trésor. L’actif de la Fed augmente (sous forme de titres du Trésor) et son passif augmente d’un montant équivalent (sous forme de réserves bancaires, qui constituent des actifs pour les banques). Le Trésor américain voit ainsi une partie de sa dette monétisée.
Il existe deux principaux types d’augmentation du bilan de la Réserve fédérale, ce qui donne lieu à un débat sur ce qui constitue un « assouplissement quantitatif » et ce qui n’en constitue pas un.
Comme je l’ai déjà expliqué, les augmentations du bilan qui ne relèvent pas de l’assouplissement quantitatif (en raison de la plus courte durée des titres du Trésor achetés) sont comparables aux vins mousseux qui, techniquement, ne correspondent pas à la définition du champagne (du fait de la provenance des raisins). En résumé, le champagne est une catégorie de vins mousseux, et l’assouplissement quantitatif est une forme de création monétaire.
Lorsque la Réserve fédérale (Fed) met en œuvre ce qu’elle appelle un « assouplissement quantitatif », elle crée de nouvelles réserves bancaires pour acheter des obligations à long terme (et parfois simultanément des obligations à court terme), principalement dans le but de stimuler l’économie (son efficacité reste à démontrer, mais tel est son objectif affiché).
Cette tactique est généralement employée après que les taux d’intérêt ont déjà été ramenés à zéro, lorsque la Fed estime qu’une stimulation supplémentaire est nécessaire, une situation rencitrée après la crise financière mondiale et pendant une grande partie des années 2010. Cela permet de réduire la duration globale des obligations dans le secteur financier commercial et d’accroître les liquidités de base.
Lorsque la Réserve fédérale augmente son bilan pour maintenir des « réserves suffisantes » sans recourir à un « assouplissement quantitatif », elle crée de nouvelles réserves bancaires pour acheter des titres à court terme. L’objectif est de maintenir les taux d’intérêt à court terme à leur niveau cible et/ou de pallier les pénuries de liquidités (car des pénuries non résolues entraînent une perte de contrôle des taux d’intérêt). Ce type d’expansion du bilan peut se produire régulièrement, même lorsque les taux d’intérêt sont positifs et que l’économie fonctionne à un rythme acceptable. Le but affiché n’est pas de stimuler l’économie, mais de permettre aux banques de continuer à octroyer des prêts et à acheter des titres sans se heurter à des limites de liquidités réglementaires ou auto-imposées. C’est ce qui assure la croissance nominale continue du système de réserves fractionnaires.
En particulier, durant cette période de pénurie de liquidités de septembre à décembre, les taux de financement au jour le jour sont restés élevés par rapport au taux d’intérêt appliqué aux réserves des banques (signe de pénurie de liquidités), et les institutions financières ont eu recours au mécanisme de pension permanent de la Fed pour obtenir des financements au jour le jour (signe de leurs difficultés à trouver des financements suffisants auprès d’autres institutions). Ces deux problèmes ont été atténués depuis début janvier, la Fed ayant injecté de nouvelles liquidités dans le système.


Nous pouvons élaborer différents scénarios d’expansion du bilan pour 2026. Le FOMC l’estimait à 220 milliards de dollars d’ici décembre 2026. Si la Fed augmente son bilan de 30 milliards de dollars par mois jusqu’en avril, puis de 20 milliards par mois, il atteindrait alors 290 milliards de dollars. Si elle l’augmente en moyenne de 40 milliards par mois jusqu’en avril, puis de 25 milliards par mois, ce chiffre grimperait à 375 milliards de dollars.
Voici à quoi cela ressemblerait, pour vous donner une idée :

-Le QE 1 a représenté une augmentation d’environ 1,3 trillions de dollars (un gain d’environ 140 % par rapport à la taille initiale) en quelques mois.
-QE 2 a représenté une augmentation d’environ 600 milliards de dollars (soit un gain d’environ 25 % par rapport à la taille initiale) en moins d’un an.
-Le QE3 a représenté une augmentation d’environ 1,5 trillions de dollars (un gain d’environ 50 % par rapport à la taille initiale) en un peu moins de deux ans.
-QE4 a représenté une augmentation massive de 4,8 trillions de dollars (soit un gain d’environ 115 % par rapport à la taille initiale) en deux ans environ.
Comparativement à ces chiffres, une somme comprise entre 220 et 375 milliards de dollars est relativement modeste. Cela représente une augmentation d’environ 3 à 6 % par rapport aux 6 500 milliards de dollars de départ à la mi-décembre. Même en doublant l’estimation haute à 750 milliards de dollars en raison de circonstances imprévues (soit une augmentation de 11 % par rapport au montant initial), cela reste assez modeste.
Avant la crise financière mondiale de 2008, les banques, dans leur ensemble, détenaient un très faible pourcentage des dépôts de leurs clients garantis par des liquidités (combinant espèces et réserves), le reste étant constitué d’actifs moins liquides (titres et prêts divers). Ce pourcentage était alors inférieur à 5 %, ce qui représentait le niveau maximal de réserves fractionnaires pour le secteur bancaire américain. Après 2008, grâce à diverses nouvelles réglementations bancaires et à une augmentation significative des réserves, les banques détiennent une part plus importante des dépôts en espèces. Ce chiffre avoisine actuellement les 16 %.

Ceux qui souhaitent plus de détails sur le fonctionnement des banques étape par étape peuvent consulter la partie 3 de mon livre, Broken Money .
Scénarios supérieurs au scénario de référence
Aux États-Unis, le total des dépôts bancaires est passé d’environ 17 400 milliards de dollars à 18 600 milliards de dollars au cours des deux dernières années, ce qui représente en moyenne 600 milliards de dollars par an.
Si ce rythme se maintient et que la Fed souhaite conserver le taux actuel de couverture des dépôts par des réserves (16 %) afin de minimiser les pénuries de liquidités, elle aura besoin d’environ 100 milliards de dollars de nouvelles réserves par an. Je parierais que la croissance des dépôts sera supérieure, principalement alimentée par des déficits budgétaires structurellement élevés.
Il existe d’autres méthodes pour effectuer ce type de calcul, aboutissant à des résultats différents. La Réserve fédérale, dans ses publications annuelles, se réfère généralement à la taille de son bilan par rapport au PIB du pays (avec un objectif d’environ 20 % à l’avenir) ou aux liquidités bancaires en pourcentage des actifs bancaires (un niveau « suffisant » étant considéré comme se situant autour de 12 %).

Le PIB des États-Unis a augmenté d’environ 3 500 milliards de dollars au cours des deux dernières années, soit un peu moins de 1 800 milliards de dollars par an. Si ce rythme se maintient pendant les deux prochaines années et si la Réserve fédérale conserve son ratio actuel d’environ 20 % entre son bilan et la croissance du PIB, cela représente une croissance du bilan de 360 milliards de dollars par an.
Comme indiqué précédemment, la Fed prévoit une augmentation de son bilan comprise entre 220 et plus de 375 milliards de dollars cette année, ce qui correspond à nos estimations. Même en doublant le plafond pour atteindre 750 milliards de dollars, cela reste relativement modeste au regard de la taille actuelle du système.
La question est donc de savoir quels scénarios pourraient déstabiliser ce résultat de référence et entraîner des chiffres beaucoup plus élevés ?
Récession
Les États-Unis étant beaucoup plus financiarisés que la plupart de leurs homologues, leurs recettes fiscales sont fortement corrélées à la performance des prix des actifs. En particulier, lorsque le marché boursier stagne ou baisse pendant un an ou plus, les recettes fiscales commencent également à stagner, avec un certain décalage.
De même, une hausse du chômage réduit les recettes fiscales.
Il y a quelques décennies, l’économie était directement liée à la santé du marché boursier. Aujourd’hui, avec une bourse aussi importante (200 % du PIB), c’est l’inverse : une bourse en berne peut avoir un impact significatif sur la santé de l’économie. En effet, près de 90 % des actions sont détenues par les 10 % les plus riches, qui représentent près de 50 % des dépenses de consommation. Lorsque leurs portefeuilles sont en difficulté, ils ont tendance à réduire leurs dépenses. Cela affecte les bénéfices des entreprises, ce qui freine les embauches et boucle la boucle.
La plupart des dépenses fédérales étant déjà engagées, une faiblesse des marchés boursiers ou une récession risqueraient d’accroître sensiblement le déficit budgétaire. Ceci pourrait entraîner une augmentation des achats de titres du Trésor par la Réserve fédérale et/ou l’inciter à mettre en œuvre un assouplissement quantitatif afin de stimuler l’économie. Par conséquent, le bilan de la Réserve fédérale pourrait se creuser plus rapidement que prévu.
Ce n’est pas ce que j’anticipe pour 2026, mais c’est tout à fait possible.
Guerre financière
D’après les données les plus récentes, les étrangers détiennent actuellement environ 9 300 milliards de dollars en bons du Trésor américain. Le chiffre réel est probablement légèrement inférieur, car certains détenteurs « étrangers » sont en réalité des fonds spéculatifs américains basés aux îles Caïmans, entre autres. Toutefois, le montant global se situe dans cet ordre de grandeur.
Le département du Trésor américain distingue deux grandes catégories de titres du Trésor détenus par des étrangers : les titres officiels et les titres non officiels. Les titres officiels appartiennent principalement aux banques centrales étrangères qui les détiennent en garantie de leur propre monnaie. Les titres non officiels concernent les fonds souverains et les régimes de retraite du secteur public, ainsi que les fonds du secteur privé et d’autres entités.
Il est à noter que, bien que la part totale des bons du Trésor détenus par des étrangers ait légèrement augmenté ces dernières années, la quasi-totalité de ces acquisitions a eu lieu sur le marché parallèle. Le marché officiel n’a pas acquis de bons du Trésor depuis dix ans. De plus, même en incluant le marché parallèle, la part des investisseurs étrangers dans l’émission totale de dette américaine reste faible, ce qui signifie que la part des titres détenus par des étrangers dans le total est en baisse et que les entités nationales ont dû en acquérir une part plus importante.


Par ailleurs, le secteur étranger détient une quantité considérable d’actions américaines, d’obligations d’entreprises et de biens immobiliers. Au total, il possède environ 69 000 milliards de dollars d’actifs financiers américains.
Si les politiques des États-Unis suscitent suffisamment de colère chez d’autres pays, ou les inquiètent au point qu’ils ne fassent plus confiance à l’État de droit américain, ils pourraient brader certains de leurs actifs. Les plus grandes entités hésitent à le faire car des ventes aussi rapides pourraient affecter la liquidité de leurs propres actifs (autrement dit, leur propre pression à la vente est suffisamment forte pour réduire sensiblement le prix des actifs qu’elles cèdent, ce qui va à l’encontre de leurs intérêts financiers), mais elles peuvent procéder à des ventes par vagues successives.
La Réserve fédérale n’a ni mandat ni raison particulière de soutenir le marché des actions américain. En revanche, elle soutiendra toujours le marché des bons du Trésor américain. Il n’est pas impossible d’imaginer des scénarios d’une ampleur comparable à celle de la Covid-19 où la Fed devrait acheter pour 1 000 milliards de dollars, voire plus, de bons du Trésor en quelques semaines seulement, en raison d’un conflit international majeur et d’une grave crise de liquidités.
De même, toute perturbation majeure et inattendue de l’économie mondiale, comme une nouvelle pandémie et un confinement, entrerait dans cette catégorie.
Ce type d’événements, qui entraîneraient des achats rapides de plus de mille milliards de dollars, ne figure pas dans mon scénario de base pour 2026 ou 2027, mais ils sont tout à fait possibles et méritent donc d’être pris en compte. Tant que Scott Bess restera à la tête du Trésor américain, je considère ce scénario comme improbable.
Cependant, le système a déjà atteint des niveaux tellement élevés que même un programme d’assouplissement quantitatif (QE) rapide de la Fed d’un montant de 1 000 milliards de dollars ne serait plus aussi significatif qu’auparavant, compte tenu du bilan initial qui dépasse 6 500 milliards de dollars. Cela ne représenterait qu’une augmentation de 15 %, ce qui est substantiel, mais pas révolutionnaire. Il faudrait plus de 2 000 milliards de dollars pour que je considère une nouvelle injection de liquidités comme « importante » à ce stade.
Guerre cinétique
Tout conflit armé entre grandes puissances pourrait entraîner des saisies d’actifs, des désinvestissements massifs et, potentiellement, contraindre la Réserve fédérale à imprimer de la monnaie pour racheter des titres du Trésor illiquides. Il s’agit en fait d’une version plus extrême du scénario de guerre financière évoqué précédemment, puisque la guerre financière accompagne la guerre armée.
En résumé
Le système bancaire américain est déjà bien capitalisé et raisonnablement liquide.
Cependant, plus on regarde loin, plus la probabilité qu’un de ces scénarios se produise est élevée.
Ainsi, mon scénario de base correspond globalement aux prévisions de la Fed : une croissance de son bilan à un rythme proportionnel à celui du total des actifs bancaires ou du PIB nominal. Des mini-crises ponctuelles pourraient entraîner une légère hausse par rapport à ce scénario, mais à l’heure actuelle, un montant inférieur à quelques trillions de dollars est considéré comme « important ».
Quelles conséquences cela aura-t-il pour les actifs ? Si tel est le cas, cela stimulera légèrement les prix des actifs en général et aura un impact légèrement négatif sur le dollar. Puisqu’il ne s’agit que d’une faible force haussière, d’autres facteurs, tels que les valorisations et les marges bénéficiaires des entreprises, jouent un rôle important.
En résumé, cela signifie que je continue de privilégier les actifs rares et de grande qualité, en tendant à me rééquilibrer en m’éloignant des secteurs extrêmement euphoriques et en me tournant vers les secteurs sous-détenus.
Scénarios inférieurs au scénario de référence
Le président Trump a annoncé que son candidat au poste de prochain président de la Réserve fédérale (mandat débutant en mai 2026) serait Kevin Warsh. Le Sénat américain devra le confirmer à ce moment-là pour que sa nomination soit officielle.
Warsh a publiquement déclaré être favorable à un bilan de la Fed plus restreint, ce qui contredit les prévisions actuelles de la Fed. Dès lors, il convient de se demander si un remaniement de la direction de la Fed pourrait modifier la composition de son bilan.
La réponse est probablement « pas grand-chose », mais avec quelques réserves.
-Le président est puissant, mais il ne dispose que d’une voix parmi les 12 membres du Comité fédéral de l’open market, il ne peut donc pas définir la politique unilatéralement.
La Réserve fédérale et d’autres agences fédérales pourraient assouplir davantage la réglementation bancaire, leur permettant de détenir davantage de titres du Trésor sans incidence négative sur leurs ratios d’endettement réglementaires. Cela signifie que la Réserve fédérale pourrait détenir moins de titres du Trésor.
La Réserve fédérale pourrait prendre des mesures pour décourager l’accumulation excessive de réserves dans les banques, répartissant ainsi plus équitablement les réserves en circulation. Cela pourrait leur permettre de réduire leur bilan de quelques centaines de milliards de dollars.
Le Trésor américain pourrait allonger la durée moyenne de sa dette et réduire la taille moyenne de son compte de trésorerie (appelé Compte général du Trésor). Un compte de trésorerie plus restreint injecterait davantage de liquidités dans le système bancaire, permettant ainsi de réduire le bilan de la Réserve fédérale de quelques centaines de milliards de dollars. Toutefois, les pouvoirs publics, généralement réticents à une hausse des taux d’intérêt à long terme, sont attentifs au volume d’obligations à long terme qu’ils émettent.
En théorie, si toutes ces mesures étaient prises, le bilan de la Fed pourrait diminuer d’environ mille milliards de dollars. Cependant, les chances que cela se produise sont faibles.
Surtout, toutes ces mesures ne font que déplacer les liquidités. L’achat de titres du Trésor par les banques sur le système de réserves fractionnaires est fonctionnellement similaire à l’achat de ces titres par la Fed avec de nouvelles réserves. Ces mouvements de réserves et la réduction du compte général du Trésor permettent essentiellement des gains d’efficacité : faire plus avec moins.
En fin de compte, la Fed va optimiser ses actions pour : 1) maintenir les prêts bancaires et la création monétaire à un rythme modéré ; 2) garantir la liquidité du marché des titres du Trésor ; et 3) garantir la liquidité du marché des pensions et veiller à ce que les tensions de liquidité qui pourraient survenir ne persistent pas trop longtemps.
La situation périlleuse des obligations japonaises
Le Japon a récemment fait la une des journaux en raison de la hausse rapide de ses rendements obligataires.
Elles figurent toujours parmi les rendements les plus bas au monde, mais étant donné que le ratio dette/PIB du gouvernement japonais dépasse largement 200 %, même une légère hausse des rendements obligataires peut se traduire par des charges d’intérêts massives par rapport à la taille de l’économie.


Sur les réseaux sociaux, dans la sphère financière, nombreux sont ceux qui évoquent l’« explosion » du Japon ou les conséquences désastreuses que cette hausse des rendements obligataires pourrait avoir sur les marchés financiers mondiaux. Plusieurs raisons principales sont fréquemment invoquées :
Le Japon est un important pays créancier et une monnaie de financement ; de nombreuses entités empruntent en yens puis investissent dans des actifs plus rémunérateurs à travers le monde. Par conséquent, une forte hausse des coûts d’emprunt en yens peut entraîner un désendettement et, de ce fait, une vente d’actifs à l’échelle mondiale.
-Une hausse persistante des rendements obligataires, lorsque les niveaux d’endettement sont très élevés, peut entraîner une « spirale budgétaire » où les charges d’intérêts augmentent sans cesse, ce qui conduit à une croissance incontrôlée de la masse monétaire.
Les détenteurs d’obligations japonaises à effet de levier pourraient se retrouver en situation d’insolvabilité. La forte hausse des rendements américains en 2022 a entraîné la faillite de plusieurs banques aux États-Unis au printemps 2023. En effet, la hausse des rendements obligataires provoque une baisse du prix des obligations. Or, si une banque est fortement endettée (10 pour 1) sur un actif dont la valeur a considérablement chuté, elle risque l’insolvabilité, son passif dépassant alors son actif. Les déposants retirent massivement leurs fonds, ce qui la contraint à vendre ses obligations à perte. Dès lors, une question légitime se pose : compte tenu du volume considérable d’obligations japonaises en circulation et de la chute rapide de leurs prix (due à la hausse tout aussi rapide de leurs rendements), qui risque de faire faillite ?
Bien que ce soient là des questions matérielles, je ne m’en préoccupe pas autant à l’échelle macroéconomique que d’autres. Pour une raison similaire à celle qui m’a fait moins craindre la crise bancaire régionale de 2023 : un montant de capital infime a suffi à éteindre l’incendie, car l’ampleur du problème était bien moindre que ce que les médias sensationnalistes prétendaient.
Pour commencer, il est important de se demander qui détient la majeure partie des obligations japonaises. Environ 50 % appartiennent à la Banque centrale du Japon, qui est à l’abri des paniques bancaires. Elle peut se permettre d’avoir des fonds propres négatifs pendant des années si nécessaire. Quelque 15 % sont détenus par des compagnies d’assurance, dont le passif n’est pas non plus sujet à des retraits massifs. Environ 15 % appartiennent aux banques, et c’est là que les problèmes pourraient survenir, car les retraits massifs des déposants peuvent déclencher une procédure d’insolvabilité pour des positions à découvert. Cependant, les actions des banques japonaises ont connu une forte hausse ces derniers temps ; elles apprécient une courbe des taux plus pentue. Enfin, les 20 % restants sont détenus par un large éventail d’investisseurs : étrangers, ménages, fonds de pension, etc., peu endettés ou, le cas échéant, non systémiques (contrairement aux fonds spéculatifs).

Source de facturation : MSCI
Il est ensuite utile d’examiner les options dont dispose le Japon si les rendements de ses obligations souveraines venaient à s’emballer. L’une de ces options (qu’il a déjà utilisée par le passé) est le contrôle de la courbe des taux. Concrètement, le Japon peut imprimer des yens et racheter toute obligation dont le rendement dépasse son objectif, ce qui a pour effet de comprimer les taux. Toutefois, cette mesure entraîne généralement une dévaluation rapide de la monnaie, car sa masse monétaire augmente et les détenteurs ne perçoivent plus les taux d’intérêt d’équilibre du marché. La banque centrale finit donc par posséder de plus en plus d’obligations à mesure que divers acteurs cèdent leurs positions. Le yen se déprécie par rapport aux autres devises, ce qui peut engendrer une hausse des coûts d’importation et une inflation plus forte.
En effet, le yen a déjà perdu beaucoup de valeur par rapport au dollar ces dernières années. Il y a plusieurs décennies, il fallait plus de 300 yens pour obtenir un dollar, mais le yen n’a cessé de se renforcer. Il a atteint son apogée vers 2011, où seulement 80 yens équivalaient à un dollar. Mais c’est à ce moment-là que la Banque du Japon a massivement augmenté son bilan et a procédé, de façon ponctuelle, à des interventions sur la courbe des taux, et il faut désormais plus de 150 yens pour obtenir un dollar.


Face à un endettement aussi important et à la flambée des rendements obligataires, les décideurs politiques japonais sont confrontés à un dilemme : laisser les rendements continuer à augmenter, au risque d’une explosion des charges d’intérêts jusqu’à des niveaux insoutenables ? Ou plafonner les rendements et déprécier fortement la monnaie, ce qui risquerait de déclencher de l’inflation ?

Le Japon dispose toutefois d’une troisième option que tous les pays n’ont pas. Grâce à des décennies d’excédents commerciaux, il possède d’importantes réserves de change et autres actifs internationaux. Au total, ses réserves de change s’élèvent à plus de 1 300 milliards de dollars, dont une grande partie est investie en bons du Trésor américain. Le Japon peut vendre ces bons et racheter des yens afin de soutenir le taux de change de la monnaie japonaise. Il existe également d’importants fonds de pension pour lesquels le gouvernement peut imposer des directives, comme des plafonds d’investissement à l’étranger.
Ainsi, le Japon pourrait plafonner les taux d’intérêt pour réduire ses charges d’intérêts, puis compenser la dépréciation du yen par la vente de ses actifs étrangers. Au lieu d’une chute brutale du yen, ce seraient ses réserves qui diminueraient rapidement, or le Japon dispose de réserves considérables . Plus réalistiquement, une combinaison des deux stratégies est envisageable : laisser le yen s’affaiblir, vendre rapidement certains actifs et intervenir pour le soutenir lorsque les vendeurs à découvert de yen sont trop endettés. Le Japon peut ainsi limiter l’impact d’une dépréciation progressive du yen et d’une diminution graduelle de ses réserves, et repousser l’échéance bien plus longtemps que beaucoup ne le pensent.
La solution optimale dépendra probablement du prix de l’énergie. Si les prix du pétrole sont bas, comme c’est le cas actuellement, le Japon peut supporter une dévaluation du yen assez importante avant que cela n’ait de réelles répercussions politiques. Cependant, si les marchés de l’énergie se tendent à nouveau, avec une hausse des prix du pétrole, même une dévaluation modérée du yen pourrait peser lourdement sur le budget des ménages japonais et, par conséquent, influencer leur vote.
Globalement, il est indéniable que le Japon rencontre des difficultés, principalement liées à un endettement élevé et à une démographie défavorable. Cependant, c’est un pays créancier (il possède bien plus d’actifs étrangers que les étrangers n’en possèdent), il affiche un excédent structurel de sa balance des paiements courants, sa culture est relativement harmonieuse et moins sujette à la polarisation et aux extrêmes que celle des États-Unis ou de la plupart des pays d’Europe occidentale ces derniers temps, et sa politique énergétique est plutôt raisonnable (contrairement à celle de l’Allemagne, par exemple).
Tout comme la machine budgétaire américaine ne semble pas prête de s’arrêter, je ne pense pas que la machine budgétaire japonaise le sera non plus. Le Japon rencontrera certes des difficultés, mais nous n’en sommes qu’aux prémices de ce problème mondial de la dette souveraine, y compris pour le Japon, même s’il est actuellement en tête.
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Bulletin d’information M1 Finance – Portefeuille
J’ai ouvert ce compte en septembre 2018 avec un capital initial de 10 000 $ et j’ai investi progressivement en dollars au fil du temps.
C’est l’un de mes plus petits comptes, mais l’objectif est de rendre le portefeuille accessible et de présenter aux lecteurs de ma newsletter ma vision des opportunités de marché. Il s’agit d’un portefeuille multi-actifs diversifié à l’échelle mondiale, à faible rotation, axé sur les placements liquides et adaptable à presque toutes les tailles d’investissement.

Voici le détail des participations dans ces tranches :

Modifications apportées depuis le numéro précédent :
- Ajout de Copa Holdings à la liste des actions à dividendes.
Autres portefeuilles et comptes modèles
Je propose trois autres portefeuilles modèles en argent réel dans le cadre de mon service de recherche premium , notamment :
- Portefeuille de revenus Fortress
- Portefeuille composé uniquement d’ETF
- Portefeuille sans limites
De plus, je possède des comptes personnels chez Fidelity et Schwab, que je partage également au sein du service. Les rapports premium sont disponibles toutes les deux semaines.
En conclusion : la volatilité des métaux précieux
Les métaux précieux ont connu une flambée spectaculaire ces derniers temps, l’or atteignant brièvement plus de 5 000 dollars l’once, le platine plus de 2 500 dollars l’once et l’argent plus de 120 dollars l’once.

Les cours ont connu de fortes corrections (surtout pour l’argent) fin janvier, plusieurs facteurs étant pointés du doigt comme catalyseurs, notamment la nomination de Kevin Warsh (en raison de sa position jugée trop restrictive en matière de politique monétaire). Mais en fin de compte, lorsque les cours grimpent, il suffit de peu pour déclencher une chute brutale.
Le portefeuille de la newsletter est investi dans les métaux précieux depuis 2019, avec d’excellentes performances. Au sein de mon service de recherche, ma stratégie concernant les métaux précieux au cours de l’année écoulée a consisté à les laisser progresser, sans chercher à anticiper un sommet trop tôt, ce qui s’est avéré payant. Cependant, j’ai également mis en garde contre une spéculation excessive et préconisé de réduire les positions si un portefeuille devient trop déséquilibré. Le problème est que le marché n’est plus aussi asymétrique qu’à l’époque où les métaux précieux étaient tous bon marché.
Avec la prolifération des bulles de dette souveraine dans les pays développés et l’hostilité croissante entre les États-Unis (émetteur de la monnaie de réserve) et les autres pays, rien de tout cela n’est surprenant. Ce qui l’est peut-être davantage, c’est la soudaineté de ces mouvements, tant leur rapidité et leur ampleur sont considérables. Cependant, les opérations financières ont tendance à prendre plus de temps qu’on ne le pense, puis, paradoxalement, à s’accélérer.
En prenant du recul, on constate que nous sommes actuellement dans ce qui constitue le quatrième marché baissier majeur des actions américaines par rapport à l’or depuis le début de l’ère moderne. Dans ce cas précis, la situation s’explique par une hausse beaucoup plus marquée du cours de l’or que par une baisse des actions, et non par une chute de ces dernières. Cela se comprend aisément dans un contexte de domination budgétaire soutenue. Par ailleurs, les dividendes ne compensent plus autant qu’auparavant, car leurs rendements sont à des niveaux historiquement bas.

Le premier marché baissier fut la Grande Dépression des années 1930. Le deuxième fut le défaut de paiement du dollar et l’inflation galopante des années 1970. Le troisième fut la suite de l’éclatement de la bulle Internet dans les années 2000. Et voici le quatrième, qui se produit dans le contexte des mesures de relance post-Covid, alors que la dette souveraine atteint son plus haut niveau depuis la Seconde Guerre mondiale et que l’ordre mondial d’après-guerre est profondément bouleversé.
Bien que je ne sois plus aussi optimiste quant aux métaux précieux qu’il y a quelques années, je ne les considère pas pour autant comme étant dans une bulle. Je pense qu’ils étaient surachetés, mais surtout qu’ils se sont rapidement réévalués, passant d’une situation de sous-évaluation à une valorisation plus juste. Ils n’offrent plus le potentiel de hausse asymétrique évident d’antan, et je recommande donc la prudence, comme pour tout autre actif.
Cordialement,


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