La Russie souffle le chaud et le froid.

La tactique de Poutine est de faire le maximum pour rester en termes positifs avec Trump et pour cela il doit non seulement flatter son ego -ce qu’il fait sans cesse-, mais aussi faire preuve de bonne volonté et accepter des négociations.

Il faut se comporter ainsi la fois pour empêcher un rapprochement entre les Européens et les Etats Unis, mais aussi pour les relations publiques mondiales; mais entre les réunions il s’agit de toujours le clou et marteler les objectifs de la Russie: mettre en place un nouveau système de securité et non pas faire une paix bâclée.

La Russie souffle le chaud et le froid.

LE CHAUD

Comparées aux sessions d’Abou Dhabi, les négociations de Genève sur l’Ukraine couvriront un éventail de sujets plus large et aborderont toutes les questions clés, y compris celles relatives aux territoires, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Cette fois-ci, nous prévoyons d’aborder un éventail de questions plus large, en nous concentrant sur les points clés liés aux territoires et aux autres revendications. C’est pourquoi la présence de notre négociateur en chef, [Vladimir] Medinsky, est indispensable », a expliqué le porte-parole du Kremlin.

Le premier cycle de consultations trilatérales sur la sécurité entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine s’est tenu les 23 et 24 janvier à Abou Dhabi.

La délégation russe était dirigée par Igor Kostyukov, chef de la Direction principale de l’état-major général des forces armées russes.

Le second cycle a eu lieu à Manille, la capitale des Émirats arabes unis, les 4 et 5 février.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a annoncé que le prochain cycle de négociations sur le règlement du conflit ukrainien se déroulerait également dans un format trilatéral russo-américano-ukrainien les 17 et 18 février à Genève.

Selon lui, la délégation russe sera conduite par Vladimir Medinsky, conseiller du président.

LE FROID

« Tout scénario d’escalade est possible dans le conflit ukrainien à cause de ce que fait l’Occident », a déclaré le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev.

« Si l’escalade se poursuit, il ne sera plus possible d’exclure quoi que ce soit, car les pays de l’OTAN sont de fait entrés dans le conflit », a-t-il souligné lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision Al Arabiya.

Selon Medveev, les pays occidentaux doivent comprendre qu’ils combattent aux côtés de l’Ukraine. « Ils ne se contentent pas de fournir des armes et de l’argent aux Ukrainiens.

Ils participent directement aux opérations militaires, car ils identifient des cibles en Russie et guident des missiles de fabrication américaine et européenne.

Ils combattent la Russie. Et dans ce cas, aucune hypothèse n’est à exclure », a affirmé l’homme politique.

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