| Une analyse approfondie de l’Iran John J. Mearsheimer Le 12 février 2026, j’ai participé à l’émission « Deep Dive » avec le lieutenant-colonel (à la retraite) Danny Davis. Nous avons principalement parlé de l’Iran, mais aussi de l’Ukraine. Nous nous sommes concentrés sur la récente rencontre Netanyahu-Trump (11 février), qui s’est mal déroulée du point de vue israélien, et sur l’absence de stratégie militaire claire pour gagner une guerre contre l’Iran. Nous avons également évoqué les affirmations délirantes de prétendus « experts » selon lesquelles les États-Unis auraient une occasion unique de régler définitivement le problème iranien par la force militaire. Par ailleurs, nous avons discuté de la façon dont ces mêmes experts prétendent que l’Ukraine a l’avantage dans sa guerre contre la Russie, alors que la quasi-totalité des preuves indiquent le contraire. |
La discussion porte sur les tensions entre Trump et Netanyahu concernant les négociations avec l’Iran. Netanyahu s’oppose à la poursuite des pourparlers, estimant qu’ils sont voués à l’échec et préférant une approche plus agressive, voire un changement de régime. Trump, malgré les pressions des voix pro-israéliennes et de certains conseillers, a insisté sur la poursuite des négociations, ce qui aurait déçu Netanyahu après leur rencontre. L’argument principal avancé est qu’il n’existe aucune solution militaire viable contre l’Iran. Toute tentative de satisfaire les exigences d’Israël par la force – mettre fin au programme nucléaire iranien, stopper le développement de missiles balistiques et cesser le soutien au Hamas et au Hezbollah – aboutirait probablement à une « guerre sans fin » prolongée, une perspective politiquement intenable pour Trump, dont la popularité est en baisse et qui approche des élections de mi-mandat.
Bien que les États-Unis renforcent leur présence militaire dans la région (avec potentiellement un deuxième porte-avions), il pourrait s’agir d’un moyen de pression dans les négociations plutôt que d’une préparation à la guerre. Les premiers rapports indiquent que les pourparlers avec l’Iran sont prometteurs, et l’Iran semble ouvert à un accord nucléaire révisé qui permettrait à Trump de revendiquer un « meilleur accord » que le JCPOA d’Obama.
Cependant, Trump est confronté à un dilemme politique : il s’est retiré du JCPOA en 2018 et a promis un accord plus ambitieux concernant les missiles et les groupes armés régionaux. Or, les négociations semblent désormais se limiter principalement à l’enrichissement nucléaire. Israël juge cet accord insuffisant, compte tenu notamment du développement des capacités balistiques iraniennes et du soutien continu apporté au Hamas et au Hezbollah.
Du point de vue israélien, tout ce qui ne prévoit pas un enrichissement nul et des concessions plus importantes est inacceptable. En résumé, Trump semble reconnaître qu’une intervention militaire ne résoudrait pas le problème et pourrait enliser les États-Unis dans une nouvelle guerre de longue durée, tandis qu’Israël s’oppose fermement à un accord nucléaire limité et pourrait tenter de faire pression sur les États-Unis ou d’influencer leurs actions futures.
The discussion centers on tensions between Trump and Netanyahu over Iran negotiations.
Netanyahu opposes continuing talks, believing they won’t work and preferring a more aggressive approach, possibly regime change.
Trump, despite pressure from pro-Israel voices and some advisers, has insisted on continuing negotiations, reportedly leaving Netanyahu disappointed after their meeting.
The main argument presented is that there is no viable military solution against Iran.
Any attempt to meet Israel’s demands through force—ending Iran’s nuclear program, stopping ballistic missile development, and halting support for Hamas and Hezbollah—would likely result in a prolonged “forever war,” something Trump politically cannot afford amid declining poll numbers and upcoming midterms.
Although the U.S. is increasing military deployments in the region (including potentially a second aircraft carrier), this may be intended as leverage in negotiations rather than preparation for war.
Early reports suggest talks with Iran have been promising, and Iran appears open to a revised nuclear agreement that could allow Trump to claim a “better deal” than Obama’s JCPOA.
However, Trump faces a political dilemma: he withdrew from the JCPOA in 2018 and promised a stronger deal addressing missiles and regional proxies. Now, negotiations appear limited mainly to nuclear enrichment. Israel views this as inadequate, especially given Iran’s growing ballistic missile capabilities and continued support for Hamas and Hezbollah.
From Israel’s perspective, anything short of zero enrichment and broader concessions is unacceptable. In short, Trump seems to recognize that military action would not solve the problem and could trap the U.S. in another long war, while Israel strongly opposes a limited nuclear-focused deal and may attempt to pressure or influence U.S. actions going forward.