L’augmentation de la dette publique coïncide avec et favorise des inégalités record plutôt qu’une prospérité généralisée.

Explication des inégalités de richesse selon la théorie monétaire

Les déficits publics créent des actifs financiers nets pour le secteur privé, ces actifs s’accumulent de manière disproportionnée parmi les riches en raison des propensions à l’épargne, des modèles de propriété des actifs et de la conception des politiques.

Les depenses qui devaient etre financées apr l’impôt sont financées par la dette ce qui signifie que ces depenses au lieu de couter aux riches et de les appauvrir, les rendent plus riches!

Ils possèdent la dette publiques ce qui leur rapporte sans risque et ils capitalisent, surtout quand on fait baisser els taux: les baisses de taux gonflent la valeur des stocks de dettes anciennes!

C’est un singulier paradoxe , surtout quand on se souvient ques partis dits de gauche sont favorables aux dépenses, aus deficits et aux dettes; ces partis jouent contre leur camp! Mais je l’ai toujours dit ces partis sont des alliés objectif du grand capital.

Ce point de vue est conforme aux principes fondamentaux de la comptabilité macroéconomique : l’identité de l’équilibre sectoriel garantit que (épargne nette du secteur privé) + ( déficit public) + ( excédent du compte courant) = 0.

Sans les déficits public, le secteur privé serait contraint de se désendetter, ce qui pourrait déclencher des récessions.

Cette dynamique contribue à la concentration des richesses :

  • Les déficits publics injectent des actifs financiers nets (par exemple, des bons du Trésor qui versent des intérêts) dans l’économie.
    Les plus riches ont une propension marginale à épargner plus élevée et détiennent une part disproportionnée d’actifs productifs d’intérêts (obligations d’État, actions de sociétés dopées par une croissance soutenue par le déficit et instruments financiers).
  • Les ménages à revenus faibles et moyens sont souvent en déficit (désépargne par le biais d’emprunts pour la consommation, le logement, l’éducation), leur dette devenant un actif pour les plus aisés (qui possèdent des banques, des fonds, etc.).
  • Les politiques qui amplifient ce phénomène comprennent les réductions d’impôt régressives la déréglementation financière et les subventions aux entreprises, qui creusent les déficits tout en orientant les flux vers le haut.

Des données récentes disponibles aux USA confirment ces analyses :

  • Au troisième trimestre 2025, les 1 % les plus riches détenaient 31,7 % du patrimoine total des ménages américains (un record d’après-guerre, selon les comptes financiers de distribution de la Réserve fédérale), soit environ 55 000 milliards de dollars, un montant presque équivalent à celui des 90 % les plus pauvres réunis.
  • Les 10 % supérieurs détiennent plus de 68 à 70 %, tandis que les 50 % inférieurs en détiennent environ 2,5 %.
  • Les inégalités de richesse se sont creusées de manière constante depuis la fin des années 1980, l’appréciation des actifs (actions, immobilier) dépassant la croissance des salaires pour la plupart.

L’étude RAND (mise à jour en 2025) quantifie une partie de cette évolution : entre 1975 et 2023, si les 90 % les plus modestes avaient conservé leur part de revenu de 1975 dans le PIB, ils auraient perçu un gain cumulé de 79 000 milliards de dollars (en dollars de 2023), dont 3 900 milliards pour la seule année 2023.

Ce « transfert » reflète la divergence des tendances entre productivité et salaires observée depuis la fin des années 1970, accentuée par les mécanismes évoqués précédemment : la croissance financée par le déficit profite de manière disproportionnée aux détenteurs de patrimoine.

Les déficits publics soutiennent la demande globale et les excédents privés dans une économie déficitaire commercialement, ils renforcent et souvent accélèrent ​​la concentration des richesses au sommet de la pyramide.

Ceci contribue à expliquer pourquoi l’augmentation de la dette publique coïncide avec et favorise des inégalités record plutôt qu’une prospérité généralisée.

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