Les banques centrales n’ont jamais été indépendantes, c’est une fiction démocratique; leur pseudo indépendance a été une opération poudre aux yeux car toujours elles ont été au service de la métaphore des 200 familles, c’est à dire du business et du capital
Ce n’était pas plus mal: tant que le système tournait rond, on était à peu près dans l’intérêt général, mais quand il a cessé de fonctionner harmonieusement et est devenu crisique, les banques centrales ont été scandaleusement capturées, au service de l’ordre social favorable aux puissants.
l’« indépendance » de la Fed a disparu : « La situation s’est considérablement durcie avec la crise financière mondiale » et « le nombre d’options dont ils disposent a diminué », de sorte que « le gouvernement et la Réserve fédérale vont dans la même direction ». « Le niveau d’endettement élevé les a piégés. » Si le « mandat occulte » de la Fed est… la stabilité financière, cela signifie « maintenir la stabilité du marché des bons du Trésor », donc « même lorsque les marchés des bons du Trésor s’emballent, il faut imprimer de l’argent pour les maintenir stables ». Lyn Alden
La question de l’indépendance de la Réserve fédérale (Fed) dans un contexte de dette élevée et de dominance fiscale se pose et meme s’impose :
- Contexte historique et actuel : L’indépendance de la Fed, établie formellement par l’accord Treasury-Fed de 1951, vise à isoler les décisions monétaires (comme les taux d’intérêt) des pressions politiques. Cependant, depuis la crise financière mondiale de 2008, et plus encore avec la pandémie de COVID-19, les circonstances ont « rétréci » les options de la Fed. Elle s’est alignée sur les politiques gouvernementales pour stabiliser l’économie, comme lors des injections massives de liquidités en 2020-2021. Cela crée une réelle « capture » par le gouvernement, où la Fed et l’exécutif « vont dans la même direction » pour éviter des crises.
- Le piège de la dette élevée : Avec une dette nationale record, la Fed est « piégée » car elle ne peut pas laisser les taux monter trop haut sans risquer une explosion des coûts d’emprunt pour le gouvernement. Cela pourrait mener à une instabilité financière, forçant la Fed à intervenir pour soutenir le marché des bons du Trésor (les obligations d’État américaines).
- Le « mandat occulte » de stabilité financière : Officiellement, la Fed a un double mandat : stabilité des prix (inflation autour de 2 %) et plein emploi. Mais implicitement, elle doit assurer la « stabilité financière », ce qui inclut la protection du marché des Treasuries. En cas de volatilité (« blow out »), la Fed doit « imprimer de l’argent » via des achats d’obligations (quantitative easing, ou QE) pour calmer les marchés, même si cela risque d’alimenter l’inflation des prix des biens et services.
- Différences en temps de crise vs. non-crise : En période de crise (comme 2008 ou les confinements de 2020), il y a un consensus : tout le monde veut une politique accommodante. Mais en 2026, sans urgence immédiate, des divergences émergent. Par exemple, l’administration Trump pousse pour des baisses de taux pour stimuler la croissance, tandis que la Fed se Powell résiste pour contrôler l’inflation. Cela mène à des « contestations ouvertes », comme les critiques publiques ou les enquêtes judiciaires contre Powell, testant vraiment l’indépendance.
Cette analyse peu contestable s’inscrit dans la problematique plus large de la « fiscal dominance », où les besoins fiscaux du gouvernement (déficits massifs) dominent la politique monétaire, érodant l’indépendance des banques centrales.
- Implications économiques :
- Risque d’inflation persistante : Imprimer de l’argent pour stabiliser les Treasuries peut dévaluer le dollar, comme vu dans les années 1930-1940 ou récemment avec l’inflation post-COVID. En 2026, avec une dette à 38 trillions, cela mène à une « monétisation douce » des déficits, où la Fed finance indirectement le gouvernement, favorisant une inflation plus élevée (au-delà de 2 %) plutôt que des hausses d’impôts impopulaires.
- Instabilité des marchés : Sans indépendance forte, les investisseurs perdent confiance, menant à une volatilité accrue. Par exemple, des pressions politiques pour baisser les taux pourraient gonfler des bulles (immobilier, actions), suivies de corrections douloureuses.
- Comparaison historique : Cela rappelle les années 1940, où la Fed était « capturée » par le Trésor pour financer la guerre. Aujourd’hui, des économistes comme Tyler Cowen arguent que la dette a déjà « détruit » l’indépendance, indépendamment des drames politiques (comme les menaces de Trump contre Powell).
- Implications politiques :
- L’indépendance de la Fed est un pilier de la stabilité globale, car le dollar est la monnaie de réserve mondiale. Des attaques comme les enquêtes sur Powell pourraient affaiblir cela, favorisant des alternatives comme l’or, le bitcoin ou d’autres monnaies (euro, yuan). En pratique nous sommes en MMT avec tourniquet cache sexe menant à une « ère de débasement graduel ».
- En non-crise, les divergences (ex. : impact défationnaire de l’IA vs. besoin de croissance) amplifient les tensions. Cela pourrait mener à une réforme législative, comme limiter les outils de la Fed ou renforcer son mandat.
Les débats sur la Fed font rage sous l’administration Trump, l’indépendance est érodée, mais elle n’a pas encore « disparu » ; la Fed est otage des marchés plus que du gouvernement et de Trump: elle doit se résoudre à une adaptation forcée face à une dette insoutenable et des marchés rendus bullaires par des taux trop longtemps trop bas et de l’argent trop facile.
Les gouvernements courts termistes et souvent corrompus préfèrent l’inflation cachée aux coupes budgétaires douloureuses, ce qui pièges les banques centrales.
En laissant fuiter qu’elle démissionnerait pour mieux laisser Macron peser sur le choix de son successeur Lagarde a clairement tombé le masque sur cette prétendue indépendance qu’elle n’a eu de cesse de brandir comme un étendard.
Même si je ne crois pas que cette motivation soit la réelle raison de cette possible démission elle a le mérite de révéler certaine vérité.
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