« Tout système ne survit que d’être caché, non-su, enfoui » Bruno Bertez
II y a quelques années , personne ne parlait de l’effet Cantillon .
MainteNant on en parle dans les débats publics, la connaissance fait son chemin.
L’effet Cantillon finira par être une « connaissance commune », « common knowledge » , diffusez-le expliquez-le, il faut que ce phénomène simple à expliquer et comprendre devienne de notoriété publique.
L’effet Cantillon, en version ultra-simple pour tout le monde :
Imagine que l’État (ou la banque centrale) crée de l’argent supplémentaire (impression de billets, Quantitative Easing, etc.). Cet argent ne tombe pas du ciel uniformément sur toute la population en même temps. Au lieu de ça, il arrive d’abord chez certains privilégiés :
- Les grosses banques et institutions financières (qui reçoivent les prêts ou achats d’actifs en premier)
- Les entreprises proches du gouvernement ou du système bancaire
- Les riches investisseurs bien connectés
Ces premiers bénéficiaires dépensent ou investissent cet argent avant que les prix n’aient eu le temps de monter partout comme dans la bourse, l’art, l’immobilier etc .
Résultat :
- Ils achètent des maisons, des actions, des matières premières, des biens de luxe… à des prix encore « normaux ».
- Ça fait monter les prix de ces choses-là en premier (immobilier qui explose, bourse qui grimpe, etc.).
Ensuite, l’argent circule petit à petit dans l’économie (salaires, fournisseurs, commerces, etc.), et seulement plus tard il arrive chez le salarié moyen, le retraité, les classes populaires.
Mais à ce moment-là, les prix ont déjà augmenté (inflation) , les salaires ou ta pension achètent moins qu’avant.
En résumé ultra-court :
Quand on crée de l’argent, les premiers à le toucher s’enrichissent (ils achètent avant la hausse des prix), tandis que les derniers (vous ) s’appauvrissent relativement (ils paient plus cher avec la même quantité d’argent).
C’est comme verser du miel dans une assiette : il s’étale lentement depuis le centre. Ceux qui sont près du point d’arrivée en profitent d’abord, les autres reçoivent les miettes une fois que tout est déjà plus cher. Ou comme la pierre jetée dans une mare qui fait des cercles concentriques de plusen plus loin du centre; en Bourse on appelle cela l’effet de la mère Hanau du nom de la célèbre banquière Marthe Hanau avec sa Gazette du franc.
C’est une des raisons pour lesquelles l’inflation de monnaie et de crédit n’est pas « neutre » , elle effectue des transferts de richesse et creuse les inégalités, même si tout le monde voit les prix monter.
Les deja riches s’enrichissent encore plus c’est un enrichissement sans cause, tombé du ciel de la politique monétaire d’argent facile distribué par les canaux de la finance et c’est grave ! En effet la valeur des actifs financiers, la valeur du capital fictif monte sans arret et au fur et a mesure qu’elle monte cette valeur exige d’être rentabilisée, la contrainte de profit monte sans cesse!
Tout le monde subi l’effet Cantillon, mais certains en profitent … L’effet Cantillon est simple : Lorsque de l’argent nouveau entre dans une économie, ceux qui le reçoivent en premier en profitent le plus.
La majeure partie de la nouvelle monnaie n’est pas créée par la banque centrale , mais par les banques commerciales via les prêts. Il suffit de comparer le total des actifs des banques commerciales à celui de la Réserve fédérale. Il n’y a pas photo.
Et cela change tout, parce que… Le « niveau 1 » de la chaîne Cantillon ne désigne pas une banque centrale obscure. Il s’agit de Chase ou de Bank of America ou de BNP Paribas La banque auprès de laquelle vous avez déjà un compte.
Voici la séquence réelle :
→ Les banques commerciales créent de la nouvelle monnaie en émettant des crédits
→ Ceux qui disposent de garanties, les déja riches empruntent en premier et acquièrent des actifs aux prix actuels
→ Les prix des actifs augmentent à mesure que le crédit se développe
→ Les prix à la consommation suivent
→ Les salaires s’ajustent en dernier, après que le pouvoir d’achat a déjà diminué.
Les données americaines le confirment : – Les 10 % les plus riches détiennent près de 90 % des actions. – Les 50 % les plus pauvres détiennent environ 1 %
«Tout le monde a accès au crédit bancaire, et presque tout le monde l’utilise.» Mais La différence réside dans l’usage que l’on en fait!.
La plupart des gens utilisent le crédit pour financer des biens qui se déprécient, comme les voitures, les meubles et les soldes de cartes de crédit, pour des choses qui perdent de la valeur dès qu’on les utilise.
Mais les dirigeants du système Cantillon utilisent le crédit pour acquérir des actifs qui prennent de la valeur, et empruntent en utilisant ces actifs comme garantie pour en acquérir davantage. La valeur des actifs ainsi garantis augmente. La dette est remboursée en dollars avilis, fondants .
Ce sont les mêmes banques et le même système de crédit. Mais avec des résultats complètement différents.
L’effet Cantillon n’est pas quelque chose qui vous arrive de l’extérieur. Vous êtes à l’intérieur du système.
La seule question est de savoir de quel côté de la banque vous vous situez en matière de prêts.