Il n’est de vérité que du tout. Le positif et le négatif sont indissociables.

Nous voyons une belle rose dans un vase et la trouvons immaculée. Son parfum est pur et frais. Elle conforte notre idée de pureté. À l’opposé, une poubelle. Nous la considérons comme souillée. Mais si nous examinons de plus près les notions de souillure et de pureté, nous avons la possibilité d’accéder à la notion d’interdépendance.

En seulement cinq ou six jours, la rose rejoindra les ordures. Inutile d’attendre cinq jours pour le constater. Il suffit de bien regarder la rose pour le voir dès maintenant. Et si nous regardons attentivement le contenu de la poubelle, nous constatons qu’en quelques mois, il pourra se transformer en rose.

Si vous êtes un bon jardinier bio, si vous avez le regard d’un bodhisattva, en regardant une rose, vous verrez les déchets, et en regardant les déchets, vous verrez une rose.

Roses et déchets sont indissociables.

Sans rose, point de déchets ; et sans déchets, point de rose.

La rose et les déchets sont d’égale importance. Les déchets sont tout aussi précieux que la rose. Lorsque vous percevez la réalité ainsi, vous ne discriminerez plus les déchets au profit de la rose. Vous chérirez les deux.

– Thich Nhat Hanh

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