Bill Gross

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Ces derniers temps, la Bourse clôture ses marchés dans une atmosphère atone. Pas de krach généralisé, juste une légère instabilité pour l’instant, malgré des chiffres positifs pour la première moitié de janvier. Mais j’ai le sentiment qu’il lui faudra un coup de pouce pour se stabiliser.

Les points positifs sont nombreux : les mesures de relance budgétaire et monétaire génèrent des anticipations de bénéfices qui stabilisent les prix pour le moment. Cependant, je m’interroge sur la capacité des marchés américains, en particulier, à prospérer dans le contexte actuel de troubles politiques qui menacent un modèle capitaliste historique fondé sur la concurrence et la sélection naturelle. Même dans le domaine de l’IA, les droits de douane et les aides gouvernementales pourraient désavantager certains acteurs sur un marché plus lointain.

Mais, tout aussi important, la question de « l’évaluation » s’est ajoutée à d’autres points négatifs.

L’un des indicateurs de marché préférés de Warren Buffett est présenté dans cette analyse. Il compare le cours du S&P 500 au PIB nominal américain (croissance réelle plus inflation). Il atteint un niveau historique. Logiquement, les bénéfices boursiers sont positivement corrélés à la croissance du PIB et, il faut le reconnaître, d’autres facteurs tels que la productivité, les taux d’imposition et les facteurs géopolitiques peuvent justifier une approche prudente.

C’est le cas actuellement. Les optimistes en concluent simplement que l’IA change tout. Pas d’hésitation, juste une progression fulgurante. Mais je partage l’avis du sage Warren Buffett : la valorisation pèsera sur les marchés en 2026. Pas de krach, juste une progression modérée, contrairement à 2025.

S&P 500 contre PIB nominal américain

S&P 500 contre PIB nominal américain

Mes actions préférées : ET (Energy Transfer) avec un rendement de 8,5 % ; et AGNC, une REIT hypothécaire qui profitera d’une politique monétaire accommodante de la Fed et offrira un rendement de 12 %. Et les obligations ? Le taux des bons du Trésor à 10 ans passe à 4,5 %, l’offre dépassant largement la demande et l’impact inflationniste des droits de douane étant enfin reconnu.

signature des factures

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