Un soldat d’Epstein, David Stern

David Stern, né en janvier 1978, est un homme d’affaires germano-français qui a attiré l’attention internationale en raison de ses liens étroits avec Jeffrey Epstein et avec des figures de la royauté britannique, notamment Andrew Mountbatten-Windsor.

David Stern est né en Allemagne en 1978 et possède la double nationalité allemande et française. Peu de détails sont publics sur son enfance ou sa formation initiale, mais des enquêtes récentes ont révélé que son CV aurait été en partie fabriqué, incluant des affirmations non vérifiées sur ses expériences professionnelles.

Il est décrit comme un homme discret, polyglotte (parlant couramment l’allemand, le français, l’anglais et le chinois), et orienté vers les affaires internationales.

Stern réside principalement à Londres et a été impliqué dans divers secteurs, allant de la finance à l’immobilier et aux investissements stratégiques.

Il est marié et père de famille, mais sa vie privée reste largement protégée.

Carrière professionnelle et réseaux d’influence

Stern s’est positionné comme un « fixer » ou intermédiaire dans le monde des affaires haut de gamme. Il a commencé à se faire connaître vers la fin des années 2000 en facilitant des deals internationaux, souvent impliquant des pays comme la Chine, la Corée du Nord ou des nations du Moyen-Orient.

Par exemple :

  • En 2015, il a proposé à des associés l’acquisition d’actifs immobiliers sensibles aux États-Unis, tels que des bureaux du FBI ou des tribunaux fédéraux, qu’il qualifiait d' »actifs sexy ».
  • Il a également joué un role dans des investissements dans des banques comme Deutsche Bank, en suggérant des alliances avec des actionnaires qataris via des connexions royales.
  • Stern a été impliqué dans des négociations en Chine, incluant des bureaux d’investissement pour des individus fortunés, et a même exploré des opportunités immobilières en Corée du Nord.

Sur le plan institutionnel, Stern a infiltré des cercles élitistes britanniques.

De 2010 à 2019, il a servi d’aide proche à Andrew Mountbatten-Windsor, devenant directeur de son initiative Pitch@Palace (une compétition de start-ups) de 2016 à 2019.

Il a été nommé directeur de la St George’s House Trust au château de Windsor en 2015, et a assisté à des événements royaux, y compris un où il était assis à côté de la reine Elizabeth II.

Plus récemment, jusqu’en février 2026, il siégeait au conseil consultatif de la Cambridge Judge Business School, mais a démissionné suite aux révélations des fichiers Epstein.

Ses réseaux incluent des figures comme Peter Mandelson et des liens avec des industries comme la musique (via EMI) et la finance.

Stern est perçu comme un opportuniste ambitieux, capable de tisser des réseaux dans des environnements opaques. Des emails révèlent qu’il utilisait des termes codés et des approches discrètes pour des deals potentiellement sensibles. Par exemple, il a suggéré des investissements dans l’industrie musicale en la reliant au « facteur P » , un code présumé pour « pussy », impliquant un accès à des femmes, ce qui a soulevé des questions sur des motivations plus sombres.

Des sources le décrivent comme un « soldat » loyal dans ses alliances d’affaires, mais son CV falsifié et ses liens avec des figures controversées ont entaché sa réputation.

Il n’a pas été inculpé à ce jour, mais les révélations ont conduit à des enquêtes en cours au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Les liens de Stern avec Jeffrey Epstein sont au cœur des récentes divulgations et remontent à au moins 2008, ils se poursuivant jusqu’en 2019, bien après la condamnation d’Epstein pour abus sexuels en 2008.

Leur correspondance, révélée en février 2026, montre une relation étroite et multifacette :

  • Collaboration professionnelle : Stern agissait comme un « soldat » d’Epstein, lui fournissant des informations et facilitant des deals. Par exemple, en 2011, il a aidé Epstein à négocier des investissements en Chine pour le Children’s Investment Fund (lié à l’ancien partenaire Rishi Sunak), en utilisant des connexions royales.
  • Ils ont discuté d’achats d’actifs gouvernementaux américains (comme le Pentagone ou des bureaux du FBI) et de ventures en Chine ou au Qatar. aljazeera.com
  • Conseils personnels et illégaux : Stern a conseillé à Epstein de mentir sur sa condamnation pour obtenir un visa chinois, en omettant des détails sur des refus précédents ou des charges criminelles. Des emails incluent des messages vicieux ou codés, comme des références au « facteur P » dans l’industrie musicale pour un accès potentiel à des femmes.
  • Liens avec Andrew Mountbatten-Windsor : Stern a été introduit à Andrew via Epstein, mais est devenu un confident royal. Il a transmis des informations confidentielles sur le commerce britannique à Epstein, et a proposé de faire d’Andrew un « aura » discret dans des deals chinois. Cela a contribué à l’arrestation d’Andrew en février 2026 pour « suspicion de mauvaise conduite en fonction publique ».
  • Conséquences récentes : Les fichiers montrent que Stern envoyait des messages de loyauté à Epstein même après son arrestation en 2019, comme « Je suis toujours dans ton équipe ! ». Ces révélations ont mené à sa démission de Cambridge Judge et à des appels pour des enquêtes plus approfondies sur ses activités.

Stern n’a pas commenté publiquement ces allégations, et les enquêtes se poursuivent.

EN PRIME

Actvitités en Chine

Projet d’un bureau d’investissement privé à Pékin (2010)En juillet 2010, Stern propose à Epstein de créer un petit bureau d’investissement hautement privé :

  • Basé à Londres avec une petite antenne à Pékin.
  • Ciblant principalement des individus fortunés chinois (high net worth individuals), fonctionnant comme un « family office étendu ».
  • Stern suggère d’intégrer discrètement Andrew (« PA ») pour utiliser son « aura et accès » (aura and access), Epstein pour décider des investissements, et lui-même pour gérer les opérations quotidiennes et l’acquisition de clients.
  • L’objectif : attirer des capitaux chinois vers des opportunités au Royaume-Uni et ailleurs, en profitant des priorités gouvernementales britanniques sur les investissements chinois. .

2. Aide pour obtenir un visa chinois pour Epstein (2011-2012)Epstein a tenté d’obtenir un visa pour la Chine, mais a été refusé en raison de son casier judiciaire (condamnation de 2008). Stern conseille à l’assistant d’Epstein de :

  • Faire la demande à l’ambassade chinoise à Paris.
  • Ne pas cocher les cases sur les refus précédents ou les charges criminelles (conseil illégal). Cela montre que Stern aidait activement Epstein à contourner les obstacles pour accéder au marché chinois.

3. Investissements potentiels via des connexions chinoises (2011)

  • Stern envoie à Epstein des infos sur Boyu Capital, un fonds de private equity chinois cofondé par un « princeling » (fils d’un haut dirigeant du PCC).
  • Proposition d’investir dans l’aéroport de Stansted (Royaume-Uni) en impliquant un contact chinois lié à Beijing Capital Airport .
  • Stern organise ou facilite des voyages d’Andrew en Chine (et en Asie du Sud-Est), où il reste « en arrière-plan » pour arranger les meetings (maires, gouverneurs, etc.). Il voyage parfois avec Andrew (charter d’avion privé en 2011), mais préfère voler séparément pour discrétion.

Stern crée AGC Capital, un fonds visant à profiter du boom économique chinois. . Le fonds cible des investissements en mobilité/électrique (EV startups comme Faraday Future, Lucid Motors, Canoo), mais avec un angle chinois pour attirer des capitaux de là-bas.

Dans un email de 2011, Stern parle d’un véhicule d’investissement africain où ils serviraient d’intermédiaires entre Chinois et Africains : « les deux obtiennent ce qu’ils veulent avec une protection/distance maximale (pas d’implication directe chinoise) via nous ». Cela s’inscrit dans une stratégie plus large d’utiliser la Chine comme source de capitaux pour des deals globaux.

Epstein appelle Stern son « China contact ». Des préoccupations émergent sur des transferts d’informations sensibles (liées au commerce britannique) et des motivations opaques.

Liens avec la France

Paris comme lieu de transit ou de rencontres : Dans certains emails, Stern organise ou mentionne des arrivées/départs à Paris pour des « ladies » (femmes) envoyées à Epstein (ex. : un vol Londres-Paris en 2012). Paris apparaît comme un hub logistique dans leurs échanges.

Il réside désormais principalement aux Émirats arabes unis

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