Les images satellites chinoises proviennent principalement de la société commerciale chinoise MizarVision (basée à Hangzhou), spécialisée dans l’analyse et la diffusion d’images haute résolution de zones stratégiques.
Cette firme publie régulièrement sur Weibo, Instagram et d’autres plateformes des clichés détaillés montrant les déploiements militaires américains au Moyen-Orient, souvent avec annotations précises (types d’avions, nombres, systèmes de défense).
Points clés sur ces images (basés sur les publications de MizarVision fin février 2026) :
- Bases concernées :
- Ovda Air Base (sud d’Israël) : Images montrant 11 F-22 Raptor (chasseurs furtifs US) stationnés, dont plusieurs sur la piste, accompagnés d’un système Patriot apparent. C’est la première confirmation visuelle d’un déploiement F-22 en Israël.
- Prince Sultan Air Base (Arabie saoudite) : Gros buildup avec 15-16 KC-135 (ravitailleurs), 6 E-3 Sentry AWACS (avions radar volants), des KC-46, C-17, E-11, etc. Cela représente une part significative de la flotte E-3 opérationnelle mondiale.
- Muwaffaq Salti Air Base (Jordanie) : Déploiement de THAAD (système anti-missile US), 18 F-35 Lightning II, 6 EA-18G Growler (guerre électronique), et d’autres appareils.
- Al Udeid Air Base (Qatar) : Positions exactes de systèmes Patriot, surge de KC-135 (jusqu’à 16+), et variations quotidiennes.
- Diego Garcia (océan Indien) : Avions de transport, ravitailleurs, P-8 Poseidon, et récemment des F-16 pour protection.
- Autres : Crète, Bahreïn, et suivi naval (ex. USS Gerald R. Ford).
- Détails techniques : Les images sont haute résolution, souvent annotées en chinois avec comptages (ex. « 二架 » pour 2 avions, coordonnées approximatives, dates). Elles montrent des changements quotidiens (arrivées/départs), y compris post-frappes (ex. impacts iraniens sur bases US au Koweït comme Ali Al-Salem, avec cratères visibles).
- Origine des satellites : Bien que MizarVision soit chinoise, des experts (comme Hu Bo, analyste maritime) affirment que beaucoup d’images récentes proviennent de satellites commerciaux occidentaux (US/Européens comme Planet Labs ou Airbus), revendus ou analysés par la firme chinoise. Pas forcément des satellites chinois purs (comme Gaofen ou Yaogan), mais la diffusion publique sert d’outil d’influence.
Ces publications interviennent au pic de la crise US-Iran (frappes du 28 février 2026 tuant Khamenei, ripostes iraniennes). Elles exposent publiquement des positions précises, ce qui pourrait théoriquement aider l’Iran pour cibler (coordonnées d’avions, défenses).
La Chine nie toute transmission directe, mais le timing et la fréquence soulèvent des soupçons de soutien indirect (via BRICS, ventes d’armes, ou simple « transparence » anti-US).
C’est vu comme une démonstration de capacités d’intelligence chinoise sans engagement direct.
En résumé, ces images ne sont pas une « liste secrète transmise » mais des publications ouvertes et répétées par MizarVision, qui cartographient en temps quasi réel le buildup US.
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