EDITORIAL. La hausse des prix du pétrole fait partie intégrante des armes et des enjeux de la guerre!

Sardar Jabbari, commandant de la marine des Gardiens de la révolution ne parle pas pour ne rien dire, il parle pour faire exploser les prix du petrole et du gaz.

Ecoutez -le:

« tout navire tentant de traverser le détroit d’Ormuz sera incendié. Les oléoducs de la région seront touchés. Pas un seul baril ne quittera le territoire. Le prix du pétrole atteindra 200 dollars dans les prochains jours ».

Il ne s’agit ni d’une menace, ni d’un simple briefing logistique, mais d’une manoeuvre pour faire monter les prix du petrole dont le responsable iranien sait qu’elle serait trçs défavorable à Trump.

EN FACE EN OCCIDENT ON VA PARLER EN SENS INVERSE POUR EMPECHER LES ANTICIPATIONS HAUSSIERES SUR LES PRIX DU PETROLE;

LE CHAMP DE BATAILLE EST AUSSI PETROLIER ET FINANCIER;

LA HAUSSE DES PRIX DU PETROLE C’EST LA STAGFLATION

L’IMPASSE POUR LA FED ET LA CHUTE DES BOURSES;

POUR TRUMP CONTROLER LES PRIX DU PETROLE EST AUSSI IMPORTANT QUE LES FRAPPES MILITAIRES;

Voila pourquoi le pétrole n’ a pour ainsi dire pas monté ce jour et voila pourquoi Jabbari insiste et le martèle.

Les « marchés » sont désormais démasqués comme truqués. Leur validité est comparable à celle d’une proposition de négociation de Trump. Je déteste cela, car utiliser les marchés comme mécanismes de signalisation pour tenter de proclamer (mensongèrement) aux citoyens américains : « Tout va bien ! » est inadmissible. -CHRIS MARTENSON

LES IRANIENS ont une arme et ils sont déçus qu’elle n’ait pas fonctioné ce lundi.

20 millions de barils par jour. 31 % du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.

Le complexe GNL de QatarEnergy est déjà hors service.

Le radar AN/FPS-132 d’Al Udeid a déjà été touché.

Et maintenant, le commandant des forces navales qui contrôlent ce point de passage stratégique de 34 kilomètres vient de nous annoncer, en termes clairs, la suite des événements.

Le pétrole à 200 dollars restructure l’économie mondiale en temps réel — chaque ministère des Finances en Asie, chaque banque centrale en Europe, chaque chaîne d’approvisionnement est construite sur l’hypothèse que l’énergie circule librement dans des eaux que la marine américaine dominait autrefois sans conteste.

Les monarques du Golfe qui implorent Trump de les laisser partir ne s’inquiètent pas de l’idéologie iranienne.

Ce qui les préoccupe, ce sont leurs oléoducs, leurs ports, et tout leur pacte d’après-guerre – la protection américaine en échange de pétrole libellé en dollars – qui s’évapore dans le même incendie que Jabbari vient de promettre d’allumer.

EN PRIME

L’euro a chuté face au dollar, sa plus forte baisse depuis juillet 2025, reflétant la conviction que l’Europe a plus à perdre d’une escalade des tensions avec l’Iran. Les prix du gaz en Europe ont bondi de près de 50 %, tandis qu’aux États-Unis, ils n’ont augmenté que d’environ 8 % à leur apogée.

APPLICATION DE LA FERMETURE DU DÉTROIT D’HORMUZ ! Le nombre total de pétroliers ciblés par les Gardiens de la révolution iraniens dans le détroit d’Ormuz s’élève désormais à six : – Toit ouvrant – Étoile d’Hercule – Fumée MKD – Pétrolier non identifié à l’ouest de Dubaï – Stena Imprative – Athènes Nova

Les principaux assureurs maritimes viennent d’annuler leur couverture contre les risques de guerre dans le détroit d’Ormuz. Plus de 150 navires sont bloqués. Les primes ont triplé. Un marin est décédé. Et nous ne sommes qu’au troisième jour du conflit iranien.

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