Le bobard des F15

Adam Cochran via Dean Baker

L’accusation de « tir ami » des F-15 est soit un mensonge, soit une erreur de commandement américaine.

Mais il y a quelque chose qui cloche.

Après avoir consulté des sources militaires expérimentées, voici comment nous savons que ces informations sont truquées :

* Le Koweït utilise trois types de systèmes de défense aérienne : >Patriote >HAWK amélioré >SHORAD

Un système de défense aérienne de type SHORAD ne permettrait pas d’abattre un F-15 de manière fiable.

Un drone HAWK amélioré pourrait toucher un F-15, mais comme il nécessite une illumination radar constante, le pilote serait alerté du verrouillage par détection radar, pourrait déployer des leurres, activer la guerre électronique et effectuer des manœuvres de riposte. Il est donc extrêmement improbable qu’un HAWK touche trois avions.

Le système Patriot peut frapper avec fiabilité des cibles comme un F-15, et nous savons donc qu’il est probable que ce soit le système utilisé.

* Les systèmes Patriot utilisent plusieurs types d’identification pour engager une cible :

>Règles de comportement du radar (il ne tire que sur les objets qui se comportent comme des missiles)

>Signature IFF (signature automatique diffusée entre les avions de chasse et les systèmes au sol)

>Link-16 (un système intégré d’identification des forces amies dans l’espace aérien, partagé via une commande intégrée)

>Données d’ordre de mission aérienne (l’équivalent d’un itinéraire de vol émis)

* Les F-15 diffusent un signal IFF que les batteries Patriot peuvent détecter lorsque la clé de chiffrement appropriée est partagée avec les alliés.

* Les batteries Patriot koweïtiennes prennent en charge l’intégration Link-16 avec les données américaines lorsqu’elles sont correctement partagées.

* Notre accord avec le Koweït pour opérer à l’échelle régionale exige le partage de tous les ordres de mission aérienne dans leur espace aérien.

* Après un seul tir ami, les ordres de commandement d’urgence conjoints devraient être partagés avec le Koweït.

Pour que le Koweït parvienne à toucher 3 F-15 avec des tirs amis de missiles Patriot en une seule nuit, il faudrait que TOUTES les conditions suivantes soient réunies :

* Nous n’avons partagé ni clés de chiffrement IFF ni données d’identification avec eux, et nous ne diffusions pas d’IFF.

* Nous n’avons pas partagé les données Link-16 avec eux, ou bien les capacités de diffusion Link-16 ont été détruites. Nous ne leur avons pas communiqué les ordres de mission aérienne.

* Nous ne leur avons pas transmis d’alertes d’urgence après la première éjection.

* La zone a subi un déluge de missiles bien plus intense que ce qui a été rapporté.

* Il n’y avait pas de partage de données AWACS, ni d’intégration de nœud C2 de niveau supérieur, ou ces derniers étaient endommagés.

Donc soit : 1) Nous avons pris la décision opérationnelle d’ignorer nos pratiques habituelles et de laisser un allié dans l’ignorance, de ne pas partager de données et de mettre en danger des vies américaines. OU 2) L’attaque iranienne a été *bien* plus réussie que ce que les États-Unis ont laissé entendre, et a endommagé l’infrastructure critique d’identification et de communication des ressources américaines au Koweït.

Dans tous les cas, les États-Unis ne nous donnent pas la véritable version des faits. Les personnes ayant des contacts au Koweït, ou faisant partie du commandement actif, devraient se poser de sérieuses questions sur cette bévue. Cela révèle probablement une faille béante dans le système de défense américain, qui met nos militaires en grave danger !

Laisser un commentaire