Panique sur le pétrole, Trump s’affole

La strategie de l’Iran a pris les Americains au depourvu, ils n’avaient pas imaginé qu’au dela dOrmuz ils joueraient la carte du pétrole. Or c’est exactement ce que font les iraniens ils rendent la guerre la plus couteuse possible pour les attaquants afin d’elargir les divisions et d’appuyer sur les points faibles, or les points faibles américains sont la finance, le prix du pétrole, l’inflation, le marche boursier et les taux.

Consequence non voulue

Les pays du Golfe envisagent de réduire leur soutien et leurs investissements aux États-Unis. Il faut savoir que ces pays ont déjà subi d’importants dommages économiques et qu’ils ne peuvent financer leur reconstruction qu’en vendant du pétrole. Le plafonnement des prix du pétrole par les États-Unis revient à aggraver leurs souffrances.

DERNIÈRE MINUTE : 3 des 4 grands pays du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït et Qatar) envisagent de se retirer des investissements américains et autres, alors que le bilan de la guerre avec l’Iran s’alourdit, selon le Financial Times.

Détails inclus :

  1. Les difficultés budgétaires s’aggravent, dues à la baisse des revenus provenant de l’énergie, du transport maritime et du tourisme.
  2. Les pays pourraient réévaluer leurs engagements d’investissement envers les États-Unis.
  3. Cette mesure serait considérée comme une « mesure de précaution ».
  4. Les mesures qui mettent en péril les investissements américains pourraient « faire pression » sur le président Trump

Plus de 2 000 milliards de dollars d’investissements américains semblent menacés.

Les pays du Golfe ne retirent pas réellement 2 000 milliards de dollars. Ils menacent de le faire pour faire pression sur Trump et l’inciter à mettre fin à la guerre.

C’est une tactique de négociation. « Votre guerre nous coûte cher en énergie, en transport maritime et en tourisme. Mettez-y fin ou nous réévaluerons les investissements américains. »

Le Trésor américain assouplit les sanctions pétrolières imposées au Kremlin, autorisant les raffineries indiennes à acheter les millions de barils de pétrole brut russe stockés sur des navires jusqu’à début avril (les nouvelles règles concernent tout le pétrole déjà chargé sur un pétrolier d’ici le 5 mars 2026). Victoire majeure pour Poutine.

La crise énergétique qui se profile est déjà bien pire que celle de 1973 car, aussi grave qu’elle ait été, elle était géopolitique et aurait pu être résolue à tout moment par un accord.

Maintenant que l’infrastructure a été détruite, il faudra beaucoup de temps pour tout remettre en service, même une fois la paix revenue.

Le prix du kérosène en Europe a augmenté de 71 % en une semaine, atteignant 1 416 dollars la tonne. Il s’agit du prix le plus élevé depuis juin 2022. La plupart des gens interpréteront ce chiffre comme une simple information sur l’énergie. Or, il n’en est rien. Il s’agit plutôt d’une flambée des prix des billets d’avion, des produits alimentaires et de l’inflation en Europe

Les génies européens qui se sont privés des ressources russes

[CNBC] Les contrats à terme sur le Dow Jones progressent légèrement, mais l’indice se dirige vers sa pire semaine depuis octobre en raison de la flambée des prix du pétrole :

[Reuters] L’or progresse de 1 % face à la demande de valeurs refuges alimentée par les conflits au Moyen-Orient

[AP] D’intenses frappes israéliennes touchent l’Iran et le Liban, tandis que les États-Unis avertissent que les bombardements vont « s’intensifier considérablement ».

[CNBC] Le PDG affirme n’avoir « pas d’autre choix » que de contester en justice la désignation des risques liés à la chaîne d’approvisionnement par l’administration Trump.

[Bloomberg] Les fonds mondiaux retirent leurs capitaux d’Asie au rythme le plus rapide depuis quatre ans

[WSJ] Des attaques de grande ampleur intensifient les tensions au Moyen-Orient

[FT] La guerre en Iran représente un véritable cauchemar pour les investisseurs, un cauchemar où les armes côtoient le beurre.

[FT] L’Iran frappe les centres de données d’Amazon,

[CNBC] Les contrats à terme sur le Dow Jones progressent, mais l’indice se dirige vers sa pire semaine depuis octobre en raison de la flambée des prix du pétrole : Suivez notre fil d’actualité en direct

[CNBC] Le prix du pétrole brut américain dépasse les 80 dollars le baril, tandis que l’escalade du conflit avec l’Iran perturbe les approvisionnements mondiaux en carburant.

[AP] Le Pentagone annonce qu’il classe la société d’intelligence artificielle Anthropic comme un risque pour sa chaîne d’approvisionnement « avec effet immédiat ».

[CNBC] Les chiffres de l’emploi de février seront publiés vendredi. Voici à quoi s’attendre.

[CNBC] Trump laisse entendre que les États-Unis se tourneront vers Cuba après l’Iran : « Ce n’est qu’une question de temps »

[Bloomberg] Les valeurs refuges traditionnelles s’effondrent face à la chute de l’or et des bons du Trésor.

[Bloomberg] Les financements en yuans atteignent le record de 200 milliards de dollars, témoignant de la croissance des ambitions chinoises.

[Bloomberg] Les missiles iraniens ébranlent l’image de stabilité de la finance du Golfe

[NYT] Comment les mensualités de 800 $ pour une voiture nuisent aux ventes automobiles

[WSJ] Trump peut-il vraiment défendre tous les pétroliers dans le golfe Persique ?

[WSJ] La Chine admet avoir un problème économique

[FT] Donald Trump affirme qu’il doit être « impliqué » dans le choix du prochain dirigeant iranien.

[FT] L’épuisement des réserves pétrolières américaines fragilise les États-Unis, tandis que la guerre en Iran fait grimper les prix

[FT] L’Iran se tourne vers les drones bon marché tandis que les États-Unis et Israël ciblent les lanceurs de missiles

 

Une réflexion sur “Panique sur le pétrole, Trump s’affole

  1. La hausse accompagne la durée de la guerre.

    Ce qui est intéressant aujourd’hui c’est aussi le violent rétrécissement du spread WTI-Brent.

    Le WTI a beaucoup plus augmenté que le Brent. Pas une bonne nouvelle pour l’inflation US.

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