L’Iran frappe à la caisse et reprend la vieille analyse de Bin Laden de 1998: attaque du lien oil-dollar

« L’Iran vient de proposer de rouvrir le détroit d’Ormuz. Mais seulement si le monde entier cesse d’utiliser le dollar américain. »

« L’Iran envisage d’autoriser le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, à condition qu’ils paient en yuans chinois.« 

« L’Iran envisage maintenant une mesure radicale : n’autoriser les pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz que si la cargaison est payée en yuans chinois, abandonnant ainsi le dollar américain pour la plupart des échanges commerciaux ».

Cela représenterait un changement considérable, car environ 80 % du pétrole mondial est tarifé et négocié en dollars américains.

C’était prévu depuis le début.

En 1998* au moment de l’alliance avec Ayman Mohammed Rabie al-Zawahiri Bin Laden a diffusé un texte de géopolitique de qualité exceptionnelle dans lequel il analyse l’impérialisme américain et ses fondements.

*théorie déjà esquissée en 1992

Il explique que les moyens de cet impérialisme sont fournis par la domination financière laquelle repose sur la domination monétaire et le privilège du dollar, lequel repose sur l’obligation de payer le pétrole en dollars suite aux accords americano saoudiens.

Et il déroule la logique de ses actions. Il ne faut pas oublier que le sens profond des actions terroristes est celui là et en particulier celles du 11 Septembre: provoquer une crise financière , faire s’effondrer la pyramide, et créer de l’instabilité et du risque .

L’Iran reprend cette analyse théorique , met en avant sa volonté de briser le lien monétaire privilégié entres les producteurs de petrole du Moyen Orient et le dollar.et le transformer en arme ultime pour sa survie.

La guerre remonte en amont , elle remonte à ses origines; la finance, la monnaie, le privilège du dollar et le protectorat américain sur le Moyen Orient.

L’IRAN DEPUIS LE DEBUT A INTEGRE CES LIENS DANS SA STRATEGIE. ELLE A ETUDIE SES POINTS D’ANCRAGE, SES POINTS FAIBLES ET ELLE ESCALADE.

L’IRAN A DELIBEREMENT RECHERCHE CECI DEPUIS LE DEBUT: LA PANIQUE FINANCIERE EN CHAINE

Les Émirats arabes unis préparent une série de mesures exceptionnelles visant les investisseurs qui envisagent de retirer leurs capitaux de Dubaï, dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant les répercussions sécuritaires et économiques des attaques iraniennes et de l’instabilité régionale.

Selon des sources financières et juridiques les mesures proposées pourraient inclure le gel des comptes bancaires avant le transfert des fonds, l’imposition d’interdictions de voyager aux chefs d’entreprise tentant de transférer leurs actifs à l’étranger et l’introduction de sanctions administratives ou juridiques supplémentaires visant à empêcher une fuite rapide des capitaux.

Le rapport indique que les autorités d’Abu Dhabi et de Dubaï craignent une vague potentielle de retraits d’investisseurs qui pourrait compromettre le modèle économique de la ville, lequel repose fortement sur les flux de capitaux internationaux, la logistique mondiale et la perception de stabilité. Nous sommes à un nœud des flux de capitaux dans le monde.

Face aux tensions régionales qui perturbent les échanges commerciaux et la confiance des investisseurs, les autorités semblent déterminées à ralentir, voire à freiner, les sorties de capitaux afin de protéger le système financier national. Cependant, les analystes avertissent que de telles mesures pourraient susciter de vives inquiétudes chez les investisseurs internationaux quant à la prévisibilité et à la transparence du climat des affaires émirati.

Si les politiques proposées visent à préserver l’économie pendant une période de pressions géopolitiques. Elles signalent une vulnerabilité extrème d’un espace peripherique vital du dollar.

Tout le monde a les yeux rivés sur les bombes.

Tout le monde surveille le prix du pétrole. La strategie se joue ailleurs!

https://brunobertez.com/2026/03/12/une-grande-partie-du-systeme-americain-est-subprime/

Personne ne vous dit que la vraie guerre vient de se déplacer des missiles à l’argent.

CNN confirme, citant un haut responsable iranien, que Téhéran envisage d’autoriser à nouveau le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Mais il y a une condition : chaque baril doit être négocié en yuans chinois. Pas en dollars. Pas en euros. En yuans.

Vous comprenez ce que cela signifie ?

Le système du pétrodollar est né en 1974 lorsque l’Arabie saoudite a accepté de fixer le prix de tout son pétrole en dollars américains.

Cet accord a régi le commerce mondial de l’énergie. Depuis lors, chaque baril de pétrole brut est libellé en dollars. Toutes les banques centrales de la planète détiennent des réserves en dollars parce que le reglement du pétrole l’exige. Tout pays importateur d’énergie doit d’abord se procurer des dollars pour la payer. Ce système est le fondement de la puissance financière américaine sur le monde entier. Ce système repose sur les bases americaines au Moyen Orient, sur le protectorat des dictatures de la région, sur la promesse americaine que jamais les peuples la bas n’auront leur mot à dire!

L’Iran vient de proposer de remplacer le dollar par le yuan pour franchir le point de passage stratégique le plus critique au monde.

Le détroit d’Ormuz transporte 20 % de tout le pétrole mondial, soit un cinquième du tout

7 clubs d’assurance ont déjà fermé leur couverture à travers le détroit

Le guide suprême iranien blessé a ordonné sa fermeture définitive

Les États-Unis viennent de bombarder les défenses militaires de l’île de Kharg pour tenter de la forcer à s’ouvrir.

La riposte de l’Iran n’a pas été militaire. Elle a été financière.

C’est cent fois plus dangereux.

L’offre mondiale de pétrole s’effondre, les prix dépassent les 103 $, le physique vau deja 138 dollars . Le carburant avion s’envole dans la stratosphère.

Les États-Unis bombardent l’Iran pour tenter de forcer la réouverture; ils detruisent l’ile de Kharg.

Ce nest pas une guerre, cest une lutte existentielle;

L’Iran repond en revelant que son objectif c’est le système du pétrodollar qui a dominé le monde depuis 1974 .C’est l’attaque la plus sophistiquée contre le dollar américain de l’histoire moderne.

Le Détroit, la geographie sont l’arme.

Le yuan est l’arme.

L’Amérique de Trump dépasée, a courte vue, incoherente est tombée dans le piège sans hésiter. Il ne s’agit pas de pétrole. Il s’agit de savoir qui contrôlera le système financier mondial pour les 50 prochaines années.

Et pour l’instant, l’Iran, la Russie , la Chine ne perdent pas..

EN PRIME

Les États-Unis ont attaqué l’île de Kharg, d’où transite 85 à 90 % des exportations pétrolières iraniennes.

Trump affirme avoir « totalement anéanti » l’infrastructure militaire de l’île. Si les États-Unis détruisent les installations énergétiques de Kharg, la riposte prévisible de l’Iran sera d’attaquer toutes les infrastructures énergétiques des pays du Golfe.

Les États-Unis pourraient également tenter de s’emparer de l’île, en déployant des milliers de Marines dans la région (une tentative avec des chances de succès extrêmement faibles).

Une attaque sur l’île de Kharg constituerait l’escalade la plus inconsidérée. Selon certaines informations, la défense aérienne de l’île est toujours opérationnelle, ce qui signifie qu’elle n’a pas été « totalement anéantie ».

Le Pentagone avait reçu l’ordre de ne pas toucher aux installations de chargement de pétrole sur l’île.

Deux raisons : l’Iran a menacé de représailles en faisant sauter les installations pétrolières dans les pays arabes ;

Trump sait désormais que les Iraniens sont sérieux. Une pénurie de pétrole drastique bouleverserait toute l’economie mondiale

La prise de Kharg bloquerait les exportations de pétrole iranien, mais réduirait encore la quantité de pétrole disponible sur le marché mondial, ce qui aggraverait la hausse des prix et l’inflation pour les consommateurs américains.

Elle n’empêcherait pas les drones iraniens de frapper des pétroliers.

L’escalade continue de servir les intérêts de l’Iran et de sa stratégie de guerre à long terme.

UNE ANALYSE

Je vais vous proposer quelques éléments de discussion sur les raisons qui les ont poussés à bombarder l’île de Kharg.

L’administration et les stratèges militaires ont probablement conclu qu’il faudrait des semaines, voire des mois, pour sécuriser le détroit d’Ormuz.

Pendant ce temps, les prix du pétrole pourraient atteindre des niveaux susceptibles d’asphyxier l’économie mondiale.

C’était inacceptable. Ils réclamaient une action immédiate.

Il leur fallait donc une mesure audacieuse et décisive pour contraindre l’Iran à céder rapidement.

Trump a été clair.

Ils ont bombardé des structures militaires iraniennes à Kharg, mais ont laissé l’infrastructure pétrolière intacte (si cela est exact).

Conscients du risque de panique sur les marchés pétroliers, ils ont fait cette annonce vendredi soir afin de laisser aux marchés 48 heures pour assimiler la nouvelle.

Trump a également clairement indiqué que les infrastructures pétrolières seraient la prochaine cible si l’Iran n’autorisait pas la libre circulation des navires dans le détroit d’Ormuz.

C’est comme tenter le tout pour le tout, en espérant que ça marche. Le temps presse. Les marchés pétroliers et l’économie mondiale ne peuvent pas attendre des semaines, voire des mois, que l’armée ouvre le détroit.

De plus, j’imagine bien des conseillers politiques suggérer que si les prix du pétrole sont destinés à atteindre 200 dollars sans cette intervention, autant que cela se produise la semaine prochaine, ce qui laisserait six mois pour les faire baisser avant les élections de mi-mandat.

L’Iran menace de transformer les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis en « montagnes de cendres » – ArméeTÉHÉRAN, 14 mars –

Toutes les infrastructures pétrolières, économiques et énergétiques des compagnies pétrolières liées aux États-Unis seront « réduites en cendres » en cas d’attaque contre les infrastructures iraniennes correspondantes, a déclaré samedi Ebrahim Zolfaghari, porte-parole iranien du quartier général central de Khatam al-Anbiya.

Le président américain Donald Trump a menacé vendredi soir de frapper les infrastructures pétrolières iraniennes de l’île de Kharg si la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz était entravée.

« En réponse aux propos du président terroriste américain, nous déclarons qu’en cas d’attaque contre les infrastructures pétrolières, économiques et énergétiques de la République islamique d’Iran, comme nous l’avons déjà averti, toutes les infrastructures pétrolières, économiques et énergétiques appartenant aux compagnies pétrolières de la région dans lesquelles les États-Unis ont des intérêts, ou qui coopèrent avec les États-Unis, seront immédiatement détruites et réduites en cendres », a déclaré le porte-parole, cité par la télévision d’État iranienne.

Tout se disloque

https://x.com/StealthQE4/status/2032789975410893214?s=20

EN PRIME

Les Houthis viennent de lâcher une bombe : le haut responsable Mohammed al-Bukhaiti affirme que le Yémen a décidé de s’aligner militairement sur l’Iran et annoncera « l’Heure Zéro » (le début d’une action majeure) au moment opportun.

Cela survient le 13e jour de la guerre, avec une nouvelle provocation des Houthis : « Un autre détroit sera fermé très prochainement. »

Si les Houthis s’allient militairement à l’Iran et bloquent une autre voie navigable essentielle (Bab el-Mandeb), la mer Rouge deviendra une zone totalement impraticable, les prix du pétrole exploseront à nouveau et le commerce mondial sera encore plus fortement paralysé.

La guerre est sur le point de s’étendre et de devenir plus sordide.

EN PRIME

La Russie et la Chine fournissent discrètement à l’Iran des renseignements en temps réel sur les positions militaires américaines.

Un radar de 300 millions de dollars détruit en Jordanie.

Un système d’alerte précoce d’une valeur d’un milliard de dollars au Qatar neutralisé par un seul drone.

Et maintenant, les États-Unis retirent leurs systèmes Patriot d’Asie pour couvrir le Moyen-Orient.

C’est exactement ce que voulait Pékin.

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