La guerre super hybride asymétrique s’enrichit: il s’agit moins de gagner la guerre que de la rednre insupportable.

La guerre super hybride asymetrique s’enrichit ; on voit que l’Iran a muri longtemps sa stratégie.

L’IRAN FAIT PEUT-ÊTRE QUELQUE CHOSE DE BIEN PLUS DANGEREUX QUE CE QUE L’ON EST ENVISAGE.

Pendant des années, les analystes occidentaux ont supposé que l’arsenal de missiles iraniens était surtout une démonstration de force, avec des lancements et des images spectaculaires, et un impact militaire réel limité.

La phase initiale de cette guerre laisse présager quelque chose de très différent.

L’Iran ne tire pas au hasard ; elle semble démanteler pièce par pièce l’architecture de la puissance américaine au Moyen-Orient.

Les images satellites, les déclarations officielles et les renseignements provenant de sources ouvertes indiquent que les frappes iraniennes ont déjà touché au moins 17 installations dans la région, dont 11 bases militaires américaines.

Au lieu de se concentrer principalement sur les pistes d’atterrissage ou les casernes, l’Iran s’est concentrée sur les systèmes invisibles qui font fonctionner les armées modernes : radars, nœuds de communication, plateformes logistiques et avions ravitailleurs.

Les frappes iraniennes semblent s’articuler autour de quatre objectifs.

Premièrement, la cécité sensorielle. Les radars et les capteurs de défense antimissile sont les yeux de la guerre moderne. Détruisez-les ou dégradez-les, et même le réseau de défense aérienne le plus avancé commence à flancher. Cela pourrait expliquer les dommages signalés sur des systèmes critiques comme le radar d’alerte précoce AN/FPS-132 de la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, une installation d’un milliard de dollars qui assure la détection des missiles sur une grande partie de la région. Des cibles de capteurs similaires apparaissent ailleurs, notamment l’infrastructure radar liée au THAAD aux Émirats arabes unis et un radar AN/TPY-2 en Jordanie, l’un des systèmes clés utilisés pour suivre les missiles balistiques et guider les intercepteurs vers eux.

Deuxièmement, la logistique opérationnelle. Les frappes iraniennes ont ciblé à plusieurs reprises les bases logistiques et les infrastructures de soutien plutôt que les seules forces de première ligne. Sur la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite, des frappes auraient endommagé au sol cinq avions ravitailleurs KC-135. Cela compte plus qu’il n’y paraît. Les avions ravitailleurs sont indispensables aux opérations aériennes de longue portée. Sans eux, les avions de chasse perdent l’autonomie nécessaire pour patrouiller de vastes espaces aériens ou mener des missions de frappe prolongées. Supprimez le réseau de ravitaillement en vol, et l’ensemble de la campagne aérienne devient plus difficile à maintenir.

Troisièmement, le commandement et les communications. Les frappes iraniennes ont touché des terminaux de communication par satellite et des radômes liés aux réseaux de commandement dans toute la région, y compris des infrastructures connectées au quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.

Perturbez ces systèmes, même temporairement, et le champ de bataille devient plus lent, plus chaotique et plus dangereux pour le camp qui dépend d’une coordination centralisée.

Enfin, le point de convergence: la guerre économique . L’Iran a manifesté sa volonté de menacer les artères du commerce mondial, notamment les infrastructures maritimes et énergétiques du golfe Persique.

Cela nous rappelle que ce conflit ne se limite pas aux bases et aux radars. L’économie mondiale se trouve dangereusement proche des lignes de front. Prises ensemble, ces frappes correspondent étroitement à une doctrine longuement débattue dans les cercles militaires iraniens.

Frappez vite et fort dès le début de la guerre, forçant les défenseurs à épuiser leurs missiles intercepteurs et exposant les faiblesses de leur couverture radar.

Puis, on passe à une longue guerre d’usure, où un nombre réduit de missiles et de drones a plus de chances de passer à travers des défenses dégradées.

Vue de haut, c’est une stratégie horizontale d’élargissement et de convergence en même temps: il s’agit de faire mal à la caisse, au niveau des marchés, de la finance, de la monnaie, de la Bourse.

Tout s’enchaine et tout s’emboite pour l’objectif qui est la destruction de la pyramide financiére. L’Iran a identifIé le point fort , le dollar et la finance qui produisent des ressources en apparence infinies et en meme temps les a reconnus comme points faibles.

L’Iran essaie de faire basculer le système americain et ses satellites fondé sur la dette en poussant les prix du pétrole, essaie de briser le lien entre les pétromonarchies et le dollar, essaie de faire fermer les banques dans le Golfe, essaie de provoquer des sorties de capitaux, de déclencher des « runs » et faire fuir les fonds étrangers, et maintenant essaie de paralyser les grandes entreprises .

L’Iran a maîtrisé l’art de la guerre asymétrique. Il a identifié les faiblesses de l’empire américain et les exploite avec vigueur.

L’Iran a été le premier à frapper des bases américaines.

Puis elle a fermé le détroit d’Ormuz et endommagé les champs pétrolifères, provoquant une flambée des prix du pétrole.

Elle cible désormais nominativement les grandes entreprises américaines.

La liste des firmes visées est un signal clair de décolonisation:


Boeing, Microsoft, Exxon — ce ne sont pas des cibles choisies au hasard.
Elles constituent la trace physique de la domination et de la présence économique américaine dans la région.


Lorsque cette empreinte devient un handicap, les investisseurs commencent à se poser des questions.

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