Editorial: ce que l’on ne voit pas et ce que l’on ne voit pas.

CE QUE L’ON NE VOIT PAS

Depuis 2009 je martèle; « un jour ou l’autre il faudra qu’il y ait la guerre, on le sait bien … c’est le destin ».

Ce n’était pas une prévision, non, c’était une conclusion logique à partir des faits observés en 2009; face a une crise systémique de surendettement, le monde a choisi non pas de détruire et euthanasier les dettes que l’on ne pouvait honorer, mais au contraire il a choisi d’en créer encore plus afin de repousser les échéances: le monde était sur-endetté, il s’est sur-sur-endetté!

Dans cette voie choisie pour préserver les capitaux fictifs et éviter l’effondrement social , il n’y jamais de possibilité de retour en arrière puisque plus on avance plus le problème devient insoluble et plus les déséquilibres entre la masse de dettes et les richesses pour les honorer grandit sans cesse, on ne cesse de creuser le trou plus profondément.

Quand la dette croit la concurrence des capitalistes entre eux devient feroce, comme je le dis souvent « quand le butin se réduit, les bandits s’entretuent! »

Dabord c’est la guerre civile c’est à dire que l’on vole encore plus les salariés et le travail vivant pour maintenir en vie le capital zombie , ce qui a donné lieu a la reaction de defense dite de populisme.

Ensuite c’est la guerre internationale entre les pays, pour piller les plus faibles, s’attribuer leurs ressources et ainsi esperer solvabiliser, donner une contrepartie réelle aux dettes et au capital fictif.

Tout s’est deroulé comme prévu; paupérisation des populations a l’intérieur des nations d’une part et guerres de pillage impérialiste d’autre part, on retourne à exploitation primaire quasi feodale et au colonialisme.

Apres le d’abord et le ensuite, il y a le enfin!

Enfin le cycle se terminera par la destruction nécessaire des dettes par implosion du système devenu incontrolable et ce ceci se manifestera par la destruction de ce en quoi les dettes sont libellées: la destruction de nos monnaies puisque ce sont des monnaies de crédit ou si on veut des concentrés de dettes.

CE QUE L’ON VOIT

Les États-Unis ont détruit des pays riches en ressources capables de tracer une voie politique autonome, la Libye en étant un exemple flagrant, explique Dr Alexis Habiyaremye, professeur invité à l’Université de Johannesburg.

« Les États-Unis n’ont jamais eu intérêt à promouvoir une véritable démocratie », déclare Habiyaremye.

 « Le coup d’État de la CIA contre Mohammed Mossadegh en Iran en 1953, l’assassinat de Patrice Lumumba en 1961, le coup d’État contre Salvatore Allende, sont autant d’exemples d’attaques délibérées des États-Unis contre des gouvernements démocratiques. »

Bien que la puissance mondiale des États-Unis soit manifestement en déclin, elle ne s’effondrera pas sans combattre, souligne l’expert.« Tant l’armée américaine que ses alliés occidentaux vont ouvertement mener des actions impitoyables contre tout pays qu’ils perçoivent comme n’étant pas aligné sur leur objectif d’étendre leur domination pendant encore quelques décennies », prévient-il.

L’expert souligne que les pays du Sud  doivent être pleinement préparés à contrecarrer toute tentative de recolonisation. En agissant de concert, ils auront de meilleures chances d’y parvenir.« Si le discours de [Marco] Rubio, secrétaire d’État américain, à Munich est un indicateur fiable, ils n’hésiteront pas à recoloniser l’Afrique et l’Amérique latine », remarque Habiyaremye. « Ils sont déjà en train de coloniser le pétrole vénézuélien et se préparent à détruire Cuba. »

Tous les pays riches en ressources naturelles devraient être conscients de cette menace, car « les États-Unis considèrent que toutes les ressources stratégiques, où qu’elles se trouvent dans le monde, sont sous leur contrôle ».

Bien que les États-Unis attaquent actuellement l’Iran  , ils n’ont pas renoncé à leurs projets de balkanisation de la Russie et de déstabilisation de la Chine, estime Habiyaremye.« Il s’agit en réalité d’un avertissement à la Russie et à la Chine.

La défaite de l’Iran doit être évitée à tout prix », prévient l’expert.

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