Réunion de la BCE : pas de changement des taux directeurs comme prévu
- La communication était équilibrée, soulignant que la politique monétaire est bien positionnée pour faire face aux chocs négatifs. Le ton était plus mesuré que belliqueux, après les déclarations intransigeantes de plusieurs gouverneurs ces dernières semaines.
- La communication insistait sur le niveau élevé d’incertitudes liées à la situation au Moyen-Orient ; la BCE anticipe une hausse des prix de l’énergie, une légère augmentation de l’inflation et un ralentissement de la croissance. L’incertitude demeure alimentée par l’intensité, la durée et les répercussions du conflit.
- Lagarde a réaffirmé que la décision dépendra des données et sera prise réunion après réunion.
- La BCE a mis à jour son scénario de référence et publiera des scénarios alternatifs en fonction des prix du pétrole et de la durée de la guerre.
- Le scénario central prévoit une croissance plus faible et une inflation plus élevée pour 2026, intégrant déjà certaines tensions sur les prix de l’énergie (réf. du 11 mars)
- Le PIB a été revu à la baisse pour 2026 à 0,9 % (contre 1,2 %) et pour 2027 à 1,3 % (contre 1,4 %) ; l’inflation sous-jacente a été revue à la hausse pour 2026, passant de 2,2 % à 2,3 %, et pour 2027, passant de 1,9 % à 2,2 %.
- L’équilibre des risques s’est détérioré sur la croissance et les risques d’inflation se sont accrus.
- La BCE suivra de près les risques liés à la guerre et ses répercussions sur les anticipations d’inflation (entreprises et marchés). Elle craint que les agents économiques ne réagissent comme en 2022 et n’augmentent les prix de vente et les anticipations, parallèlement au choc pétrolier.
- La BCE a élaboré différents scénarios concernant la situation géopolitique et ses impacts sur la croissance et l’inflation, qui ont été débattus lors de la réunion.
Lors de sa réunion de mars, la Banque d’Angleterre a adopté une position ferme sur sa politique monétaire , avertissant qu’elle était prête « à agir si nécessaire » pour maîtriser l’inflation.
- Le comité n’a publié aucune nouvelle prévision, mais son compte rendu a donné un premier aperçu des turbulences liées aux prix de l’énergie : il prévoit désormais que l’IPC de mars se situera aux alentours de 3,5 %, contre 3,0 % en février.
- Le comité prévoit également que l’inflation se maintiendra entre 3 % et 3,5 % au cours des prochains trimestres.
- La décision a été unanime (9-0), prenant à contre-pied un consensus qui s’attendait à un partage 7-2.
- Les opérateurs ont commencé à évaluer les conséquences de la volonté du Comité de politique monétaire d’éviter une éventuelle seconde vague inflationniste. Les obligations d’État britanniques ont fortement chuté, le rendement à deux ans progressant de 37 points de base, tandis que les marchés monétaires en livres sterling anticipaient un resserrement du taux directeur de 67 points de base.
La BNS a maintenu ses taux directeurs inchangés à 0 %, comme prévu.
- Le communiqué soulignait le niveau élevé d’incertitudes liées à Liddel Est. La BNS a réaffirmé sa volonté d’intervenir sur le marché des changes compte tenu du conflit.
- L’inflation prévue pour 2026 a été révisée à la hausse, passant de 0,3 % à 0,5 % en glissement annuel, en raison de la hausse attendue des prix de l’énergie ; l’inflation prévue pour 2027 a été révisée à la baisse, passant de 0,6 % à 0,5 %.