Lors d’une rencontre bilatérale au Bureau ovale avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, le président américain a commis une gaffe diplomatique retentissante en invoquant l’attaque de Pearl Harbor pour justifier sa stratégie de surprise militaire contre l’Iran.
Tout a commencé par une question posée par un journaliste japonais : pourquoi les États-Unis n’ont-ils pas prévenu leurs alliés, dont le Japon, avant de lancer les frappes massives du 28 février contre l’Iran, qui ont notamment éliminé le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables du régime ?
Trump, fidèle à son style direct et improvisé, a répondu sans filtre :
« On est entrés très fort, et on n’a rien dit à personne parce qu’on voulait la surprise. Qui connaît mieux les surprises que le Japon ? OK ? Pourquoi vous ne m’avez rien dit sur Pearl Harbor ? »
Un silence gêné s’est installé dans la pièce, ponctué de quelques rires nerveux. Assise juste à côté de lui, Sanae Takaichi a eu une réaction visible : yeux écarquillés, léger recul dans son fauteuil, sourire crispé qui s’efface progressivement.
La Première ministre japonaise, connue pour son tempérament posé, a semblé retenir son souffle pendant que Trump continuait sur sa lancée :
« Je pense que vous croyez beaucoup plus à la surprise que nous. »
La référence est limpide – et explosive : le 7 décembre 1941, l’aviation impériale japonaise a lancé une attaque surprise dévastatrice sur la base navale américaine de Pearl Harbor, tuant plus de 2 400 personnes et précipitant l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.
Depuis 80 ans, les présidents américains successifs évitent soigneusement d’évoquer cet épisode sensible en présence de dirigeants japonais, par respect pour l’alliance stratégique nouée après-guerre.
Ici, Trump a brisé ce tabou avec une désinvolture imbecile , transformant une question sur la coordination militaire récente en une pique historique maladroite.
Les réseaux sociaux et les médias internationaux n’ont pas tardé à réagir :
- « Gaffe diplomatique colossale » pour certains
- « Horrifiant… et objectivement hilarant » pour d’autres
- « Le pire moment diplomatique de l’histoire récente ? » s’interrogeaient déjà plusieurs commentateurs sur les plateaux télé et sur X.
Du côté japonais, la réaction officielle reste bien entendue mesurée pour l’instant.
Tokyo, qui maintient une relation pragmatique avec Washington malgré les turbulences trumpiennes, a préféré mettre l’accent sur les discussions économiques et sur la coopération dans le détroit d’Ormuz face à la crise pétrolière provoquée par le conflit iranien.
Mais dans les cercles diplomatiques à Tokyo, on murmure que l’incident n’a pas été pris à la légère.
Trump, lui, semble n’avoir aucun regret. Dans les heures qui ont suivi, il n’a pas cherché à corriger ou à s’excuser – fidèle à son habitude.