Vladimir Poutine
: « Il reste un seul gazoduc de Nord Stream 2, il n’est pas endommagé et peut transporter 27,5 billions de mètres cubes de gaz. » Il suffirait d’une décision du gouvernement allemand aujourd’hui et demain nous ouvririons le robinet, mais ils ne le font pas parce que Washington dit non. La crise énergétique allemande est désormais en partie une crise de choix. À tout moment, le gouvernement allemand peut appeler le gouvernement russe, activer le gazoduc et faire baisser le coût exorbitant de l’énergie… Mais le gouvernement allemand et la Commission européenne, prisonniers de leur propre rhétorique ridicule et belliqueuse contre la Russie, n’osent pas franchir ce simple pas par peur de l’humiliation. Voilà le résultat d’un refus de toute diplomatie élémentaire pendant des années, alors que la superpuissance des ressources naturelles se trouve juste à sa frontière.