Dans l’article ci dessus j’explique que les investisseurs, la communauté spéculative mondiale, les institutions bancaires et quasi bancaire se tournent à nouveau vers les liquidités. C’est un mouvement qui rappelle celui de 2022, face à la montée des tensions géopolitiques et des risques politiques.
Depuis le début de la guerre en Iran, les investisseurs se sont effectivement désengagés des actions, des obligations et de l’or, privilégiant plutôt les liquidités. De plus ils se sont désendettés.
Ce changement reflète selon moi la crainte que les banques centrales ne reproduisent pas les erreurs du passé.
Les marchés croient à l’intox selon laquelle les banques centrales ont appris les leçons du passé et qu’elles ne vont pas recourir à l’inflationnisme, à la monétisation, aux taux négatifs et donc à la fuite en avant.
Ils y croient d ‘autant plus que les chocs énergétiques risquent d’alimenter l’inflation et de justifier des hausses de taux. Les marchés avaient intégré les baisses de taux attendues et ils anticipent désormais des hausses dans les mois à venir.
Je pense que c’est une erreur d ‘appréciation, les banques centrales ne choisissent pas leur politique, elles la subissent!
Certes en bonne gestion orthodoxe il faudrait hausser les taux pour empêcher la hausse des prix de se transmettre mais la bonne gestion est elle possible et même souhaitable dans un monde ou tout est fragile, surévalué, artificiel, et repose sur la pyramide monétaire et financiere?
Ma réponse est non le système ne peut pas se permettre de retourner à l’orthodoxie, le passif est là; les dettes sont accumulées, mal financée, tout en mismatch et le besoin de rigueur se heurte au besoin de maintenir une relative stabilité financiere et surtout assurer le refinancement des dettes des gouvernements.
On peut parler de bonne gestion pour soigner la crédibilité, on ne peut plus la pratiquer..